mardi, novembre 28, 2006

L'aboutissement de toute une vie


Je viens de recevoir mon Spiegel de la semaine...

jeudi, novembre 23, 2006

Libertad


Hot news: notre sympathique héros se voit offrir un mois de liberté supplémentaire avant d'utiliser son expertise doctorale pour faire avancer la Science, la Santé, l'Humanité, et surtout l'Economie (pace que c'est quand même le plus important).
Saura-t-il en profiter? Se cultivera-t-il dans les nombreux musées d'avant-garde de la capitale ou végétera-t-il devant TF1? Lira-t-il des oeuvres complètes, ardues et passionantes ou passera-t-il ses journées sur Internet? Se forgera-t-il un physique d'athlète ou glandera-t-il sur son canapé (si confortable)? Préparera-t-il amoureusement des plats incroyables à sa petite femme ou se contentera-t-il de pizzas surgelés (pardon, pizzE surgelas)?
Faites vos jeux...

mercredi, novembre 22, 2006

Piqûre de rappel


Loïc Lantoine est super.
Nous sommes allé essuyer les plâtres de la première de sa nouvelle tournée hier, à l'Européen, et quel pied une fois encore! Son groupe minimaliste, composé jusqu'alors d'une seule, unique et formidable contrebasse, s'enrichit d'un batteur déjanté et d'un "camarade empoumoné", maniant clarinettes et autres saxos.
Qu'il s'agisse des morceaux calmes et sombres, aux mélodies mélancoliques, ou des chansons punk accoustique qui défoulent, la musique met en valeur les paroles du bonhomme. Dans un style pilier de bar sans prétention, à la générosité impudique desarmante, il raconte des histoires où l'humanité, l'apéro, la gauche et surtout les potes occupent le premier plan.
Et, dans la plus droite lignée de la rue Ketanou, il a une fois encore profité de son petit succès pour nous faire connaître deux potes très intéressants. D'une part sa première partie, entre deux caisses, quatuor accordéon-guitare-contrebasse aux textes marrants et parfois politisés.
Mais surtout, il nous a surpris avant son concert en nous projetant le court-métrage hallucinant de Laetitia Carton, jeune plasticienne sacrément engagée: "D'un chagrin j'ai fait un repos". Une réflexion déprimante mais salutaire sur le tout-consommation. J'ai un peu trainé sur le web poru voir si je pouvais vous le faire découvrir, mais il faudra se contenter d'éventuelles projections près de chez vous pour vous prendre ce condensé de reflexion en pleine face.

mardi, novembre 21, 2006

Excellente période pour être chômeur!



Quelle actualité culturelle! Après des sorties de CDs tous plus incroyables les uns que les autres (enfin, La Blanche est quand même plus incroyable que les autres), voila que je me replonge avec délice dans l'actualité cinématographique. Qui se révèle d'un niveau tout à fait comparable.

Commençons par le superbe Babel d'Alejandro Gonzales Inarritu, jeune cinéaste mexicain fan d'histoires apparemment parallèles qui s'entrecroisent et s'expliquent mutuellement (Amours chiennes, 21 grammes). L'histoire pousse ce concept à son paroxysme en essemant les quatre intrigues de Babel sur toute l'étendue la planète (USAs, Mexique, Maroc, Japon).
Ce scénario se prète à une réalisation magistrale (d'ailleurs primée à Cannes), qui réussit le tour de force non seulement d'être élégante et dépaysante, mais en plus d'être proprement passionnante. De nous perdre dans ces changements de mondes tout en nous impliquant dans l'histoire. Les acteurs, stars (Pitt, Blanchett et Bernal) comme inconnus (la nounou mexicaine, l'ado japonaise, les momes et le papa marocain) sont au diapason. Que demander de plus quand oeuvre ambitieuse est non seulement réussie, mais aussi passionnante?

Mais Babel est accompagné à l'affiche par le très différent mais tout aussi convaincant Borat. Il s'agit de ce film hybride, mi-fiction mi-documentaire, sur le road-movie de l'envoyé spécial du Kazhakstan aux Etats-Unis.
Contrairement à ce que je pensais, l'intérêt majeur de ce film ne tient pas vraiment à la peinture que Borat fait des Etats-Unis, notamment en poussant quelques ricains à des remarques sexistes, antisémites ou guerrières (même s'il y a bien sûr quelques moments d'anthologie de ce genre, et notamment une visite édifiante d'une messe fondamentaliste). Un olibrius pareil pousserait n'importe qui à dire n'importe quoi qui abonde dans son sens pour s'en débarasser.
Par contre, ce personnage et son pays fantaisiste sont à crever de rire. Je ne vais pas vous énumérer toutes les traditions méchantes et débiles qu'il attribue au Kazhaskstan, mais elles ne cessent de surprendre et de faire exploser de rire. Ca peut être méchant, scato, sexiste, homophobe ou même touchant, c'est tellement surprenant et assené avec un tel sérieux que ça mérite amplement son amphore d'or décernée par Groland, et ses soutiens Mooresques et Chabatesques. Le site web donne une bonne idée du ton...

Du coup, je me vois obligé de seulement évoquer le dernier Woody Allen, Scoop. Même s'il est très sympa, bien mené et bien joué, il n'est que bon. Et ne fait donc pas du tout le poids face aux deux autres grands flims.

Halte au bizutage


Idée cadeau pour les fêtes: un mégalo dangereux. Il saura réjouir vos amis et animer une actualité sinon trop terne.
Existe en trois versions, pour tous les goûts:
  • Dictateur méprisant ouvertement les droits de l'homme.
  • Président au parti quasi-unique, méprisant semi-ouvertement les droits de l'homme, et ouvertement ceux des Tchétchénes, journalistes, anciens agents secrets et autres oligarques peu dociles.
  • Président méprisant inconsciemment les droits de l'homme surtout s'il est étranger et empêche de gagner des ronds tranquillement.
Vous apprécierez un net effort de packaging, créant une sympathique ambiance de fête sans dénaturer la stature historique des personnages.

(Il s'agit en fait de costumes traditionnels vietnamiens revêtus par d'honnêtes et courageux visionnaires)

dimanche, novembre 19, 2006

Pour fêter ça...




Petite dégustation de muscadet!!

samedi, novembre 18, 2006

Ze soutenance


C'est donc sous les feux de la rampe de la prestigieuse salle Métivier, devant un public euphorique, que j'ai défendu avec brio ma thèse s'intitulant, je ne me lasse pas de le rappeler:

Estimation et segmentation de mouvements transparents sur images fluoroscopiques avec application au débruitage

Au premier rang, un jury de fines pointures venues des quatre coins de la France, et même au delà. Six spécialistes devant évaluer mon travail, et me poser des questions au terme de mon exposé, parmi lesquels mes deux maîtres de thèse, au premier plan sur cette photo.
Deux rangs plus loin, impressionnés par la solanité de l'événement, mais luttant contre le sommeil au fil d'un présentation un tantinet hermétique au 99,9999% de l'humanité qui n'est pas familiarisée avec les problèmes posés par l'estimation de paramètres de mouvements affines par une méthode de Gauss-newton dans un formalisme multi-résolution, la famille et les amis.
Ils étaient suivi de près par une belle délégation de collègues de GE, me signifiant par leur présence en masse à Rennes qu'ils étaient un brin attristés de n'avoir pas eu le droit de me garder parmi eux.
Et encore un peu plus loin, de nombreux collègues de labo, thésards pour l'essentiel, stressant par anticipation pour leur soutenance à eux qui s'approche à plus ou moins court terme. Ecrasés par la responsabilité de devoir mettre en place le pot de thèse pendant les questions du jury, ils n'en ont pas moins suivi de manière très concernée un exposé qui les a perdu un peu plus tard que le public non rompu aux finesses du traitement de l'image. Parce qu'il faut être pointu pointu pointu pour apprécier les nouveautés d'une thèse; il n'y a peut-être qu'une centaine de personnes dans le monde vraiment intéressés par ce sujet très précis (comme l'a d'ailleurs montré le jugement hâtif porté par certains relecteurs de mon premier papier journal).

L'exposé en lui-même, huilé et re-huilé, s'est bien déroulé. J'ai réussi le tour de force de tenir les délais sur la première partie de la présentation, avant de prendre du retard sur la deuxième partie pourtant beaucoup plus facile à expliquer rapidement. Le président du jury ne m'en a heureusement pas tenu rigueur.
S'en est suivie une série de questions, la plupart du temps pertinentes, toujours agréables car intéressées et pas agressives, et surtout parfaites car j'en avais presque toujours la réponse! Anecdote piquante: le rapporteur allemand, pourtant un des plus pointu, n'a posé qu'une seule question, à la surprise générale... parce qu'en Allemagne, les membres du jury posent des questions chacun à leur tour, en bouclant, afin que ce ne soit pas le premier à parler qui puisse aligner toutes les questions valorisantes. Ca ne se déroule pas comme ça en France, de sorte qu'il a attendu en vain qu'on lui redonne la parole!
Après une courte délibération pendant laquelle j'ai fait de mon mieux pour passer un petit moment avec tous les spectateurs m'ayant fait l'amitié de faire le déplacement, je fus solennellement proclamé docteur de l'université de Rennes I par un jury unanime, avec mention très honorable (la mention filée à tout le monde pour ne vexer personne).

Nous pûmes alors rejoindre le point culminant de la journée: le pot de thèse. Grâce au talent d'Elena et de mes petits parents, il a tenu toute ses promesses: muscadet, lambrusco, kir, cakes, gateau au chocolat, fromage, tartines de pesto, etc, ont été appréciées par mon fidèle public!
Et donc, cerise sur le gateau, mon avenir professionnel s'est considérablement éclairci dans l'après-midi. Sauf surprise incroyable, de l'ordre de la probabilité de la victoire de Fabius à l'investiture socialiste, cela devrait se finaliser la semaine prochaine. I'll keep you posted.

jeudi, novembre 16, 2006

Docteur Vinci


Vous en saurez plus demain parce que je n'ai pas trop de temps, mais me voila officiellement docteur en traitement du signal, qui plus est avec mention tres honorable (okay, comme tout le monde).
Ca s'est tres bien passe: expose sans stress et questions pas agressives auxquelles j'ai su repondre, le tout devant un public attentif.
Cerise sur le gateau: l'offre de P... que j'attendais tant se concretise. Mon avenir sera fixe en debut de semaine prochaine donc!

mercredi, novembre 15, 2006

La vengeance du dragon


C'est demain ma soutenance, et ca va chier des bulles.
Je viens en effet de recevoir, avec un sens du timing confondant, un refus sans appel de mon premier papier journal. J'imagine que ca n'est pas tres original de la part d'un mec qui se fait bacher, mais je trouve les commentaires des deux relecteurs "mechants" plus injustes et hypocrites les uns que les autres. Par contre, je trouve les arguments du relecteur "gentil" d'une pertinence a toute epreuve.
Ca m'a gonfle, mais maintenant j'ai juste la rage de tout peter demain. Ca va envoyer du steak. Z'etes prevenus.

lundi, novembre 13, 2006

Mes copains ils se moquent de moi...


L'affiche de these officielle se voit souvent affublee d'une affiche de these officieuse a caractere amusante voire ironique. Alors je repond point par point:
  • Au poker, je suis peut-etre expressif mais j'ai un dessus psychologique incroyable sur les autres. Et I am a very agressive player (TM).
  • Ce n'est pas une image fluoroscopique mais une bete radio. Tsss.
  • Mon blog il vous emmerde.
  • Il m'arrive des fois de ne pas etre encore completement couche a 23h17. Si il y a du poker a la tele, du foot a la tele, du rugby a la tele. Ou si c'est mon mariage.
  • Vous pouvez rire de Nantes, mais nous nous maintenons brillament pour l'heure a la 18eme place. Troyens et sedanais aimeraient pouvoir en dire autant...
Et paf. Et bravo aux artistes!

jeudi, novembre 09, 2006

Fait chaud!


Après avoir passé ma matinée à lire quelques articles scientifiques, je me suis décidé, rassemblant tout mon courage, à aller courir histoire de me secouer les puces. J'ai donc enfilé mon élégant colant de course, un bon petit pull, j'ai consciencieusement placé mon ipod préféré dans mes petites oreilles, puis je me suis jeté dans l'escalier, prêt à affronter le froid mordant ravageant la capitale.
Du moins le croyais-je, du haut de mon petit appart' douillet que je quitte peu, officiellement parce que j'attend toujours des réponses d'employeurs potentiels, officieusement parce que j'adore avoir une excuse pour rester au chaud. Mais, comme vous n'avez pas manqué de l'observer avec le sens du détail qui vous caractérise, il ne fait pas froid du tout aujourd'hui. Un petit 13 ensoleillé qui se serait largement contenté d'un ravissant ensemble short-T-shirt.
Je ne me suis pas démonté, et ai effectué la course prévue sans coup férir. Deux éléments agravants doivent être pris en compte:
  • Dans l'intense négociation avec moi-même ayant précédé ma décision d'aller courir, j'ai obtenu de haute lutte le droit d'effectuer un footing court mais rapide, qui me permettait de me réallonger sur mon canap préféré bien plus tôt que la version longue mais tranquille.
  • J'avais programmé sur mon ipod mes deux dernières acquisitions: Adrienne Pauly et Sanseverino. J'y reviendrai, car les deux albums sont très bien et qui plus est plutôt péchus. Et qui a déjà couru avec la musique qu'il apprécie sait que cela pousse à hausser le rythme inconsciemment...
Me voila donc de retour, tout suant, le visage creusé. En plus, je me suis pété un ongle de pied! Je souffre... Ah cette météo je te jure! Et à tout les coups, si j'avais opté pour le short il aurait fait froid...
Je peux vous dire que je ne vais pas quitter beaucoup le canapé aujourd'hui, vu ça. D'ailleurs arrêtez de me retenir auprès de mon clavier d'ordinateur, bande d'égoistes!

samedi, novembre 04, 2006

Le saviez-vous?

  • 93% des américains croient en un dieu. 53% des américains sont créationistes: ils croient que la Terre a été créée il y a 6 000 ans (pas loin. Les géologues la date de 4 600 000 000 années). Et seuls 37% des américains peuvent s'imaginer voter un jour pour un candidat à la présidentielle athée.
  • L'ingestion d'asperges se traduit par une urine odorante. Elles sont en effet riches en asparagine, un acide aminé souffré qui se dégrade lors de la digestion en méthyl-mercaptan, et ça, ça pue.
  • Dans les trois derniers jours de la guerre du Liban, alors que la date du cessez-le-feu était connue, Israel a tiré 1 800 missiles sur son voisin. Il s'agissait pour une très large majorité de bombes à sous-munitions, développées dans les années 70 aux USAs pour les besoins de la guerre du Viet-nam. Ces sympathiques objets s'ouvrent sur des centaines de sous-bombes (répondant au doux nom de bombelettes), qui font des dégats sur une zone beaucoup plus large. Particularité intéressante: à peu près 40% des bombelettes ne tombent pas du bon côté pour qu'elles pétent, et restent donc actives et dangereuses au sol pendant des années. Selon les démineurs, les militaires israeliens ont donc répendu de l'ordre de 500 000 mines sur le territoire libanais avant la fin de l'offensive. En six semaines, elles ont déjà blessé griévement 129 civils et emporté 21 autres.
  • Quand un CDD n'est pas reconduit, on atténue la douleur du salarié éconduit par une prime de précarité, s'élevant à 10% du salaire perçu pendant le contrat.
  • La durée maximale d'un CDD est de 2 ans, avec une exception pour les thèses Cifre permettant d'aller à 3 ans - soit 36 mois. Quel est le montant de la prime de précarité perçue par votre serviteur selon vous? Comme quoi, la précarité a du bon!
  • Toujours pas de réponse de Philips... Comme quoi, la précarité a surtout du mauvais!

vendredi, novembre 03, 2006

Fait froid


C'est incroyable, hein, comme c'est tombé d'un coup. Moi je me rappelle, il y a pas une semaine, j'allais gaiment dans les rues en petit pull et même, après une bonne marche et à la faveur d'un rayon de soleil, le port du T-shirt était bien agréable.
Mais alors là, il y a pas à tortiller, c'est l'hiver de chez hiver. Je peux te dire, ils sont bien malins avec leur changement d'heure, mais la faire coincider avec une perte de 10 degrés, ça m'étonne pas que ça favorise la déprime tous les ans, comme il dit Julien Courbet. Encore un truc d'énarques à la con, tiens, ce changement d'heure. Economiser l'énergie mon cul! Je te jure que les phares de mon 4x4 je les utilise plus qu'avant, par exemple.
On a dû ressortir les doudounes illico. Ca doit bien les gonfler les blaireaux qui se voyaient déjà en vacances de la Toussaint, peinards, en T-shirt. Oualou! Ca leur apprendra a prendre des vacances, à tous ces glandeurs. Ca, c'est bien le problème majeur de la France: ça ne veut rien foutre.
Ah non, il y a aussi les immigrés comme problème, et eux ça leur fait pas peur le froid, on l'a bien vu l'année dernière. Au moins, pour ça je les respecte. C'est pas comme les syndicalistes que les manifs quand il fait pas 25°, y a pas moyen. Je me marre...
Bon, c'est pas tout ça, je vais me prendre mon petit grog et m'écraser sous la couette, pour regarder la fin de Sébastien. Pour une fois que je regarde pas TF1, tiens.
Santé!

PS: La BD de Larcenet qui fait l'illustration de ce post aux bons accents de France d'en bas est superbement drôle.

lundi, octobre 30, 2006

La blanche


C'est les yeux brillants d'emotion que je suis heureux de vous faire partager une vraie trouvaille musicale pas (encore) connue: La blanche. C'est le meme genre de truc grandiose, brillant, indiscutable a ranger aux cotes de Mr Roux, dans le genre perle de talent pas encore reconnue a sa juste valeur.
Il s'agit d'un objet bizarre, croisement de chanson, d'electro et de rock inde. Au risque de me repeter apres Miossec, Cherhal, Grand Corps Malade et Mr Roux, l'interet majeur vient ici aussi des textes, formidables. Ils rayonnent de talent: que la tonalite soit a la poesie, au politique ou au rigolo, les textes ne sont pas seulement bien trousses mais aussi tout simplement beaux. Et ce melange de themes permet de se revigorer au sortir de morceaux un peu exigeants tels que le bocal ou allonge dans un pre un automne, autour de rigolos et pechus alcoolique et la mort a Johnny, et donc d'attaquer de plus engages Martien a la grosse tete ou les animaux tambour battant.
Ces textes sont dits/chantes par leur auteur, dont la ressemblance frappante avec Gainsbourg donne une idee de la facon dont il peut les mettre en valeur avec sa grosse voix grave. Les ziquos mettent de la chair autour de tout cela, avec talent et a-propos. Ca sature et ca tape quand il faut, ca bidouille et scratche avec bonheur, et ca violonise avec pertinence.
Si vous n'avez pas compris que je suis emballe, allez donc jeter une oreille la, avec une mention speciale pour Alcoolique et La mort a Johnny. La maison vous rembourse (mais vous meprise) si ca ne vous plait pas.

dimanche, octobre 29, 2006

Djihi, c'est fini!


Ce n'est pas parce qu'on dissocie un peu le pot de départ du départ même qu'on ne finit pas par quitter son petit bureau douillet, doté d'un collègue avec qui philosopher sur l'engagement politique, le temps moyen à passer aux toilettes, la religion, la segmentation d'images médicales et les habitudes vestimentaires de certaines RHs.
Ce n'est pas parce qu'on est bien content de partir vers une nouvelle aventure (non encore définie) que ça ne fait pas un pincement au coeur de ranger ses petites affaires, ses notes de thèses et ses articles scientifiques lus puis oubliés.
Ce n'est pas parce que l'avenir sera riche de machines à café nouvelles et de restos d'entreprises plus ou moins agréables que ce n'est pas touchant de prendre l'ultime café d'une série de 16423 cafés expresso court avec une barre de sucre, et de rééquilibrer son crédit-cantine sur une touche de finesse: choucroute - crème brulée.
Ce n'est pas parce qu'on n'est pas spécialement accroc absolu à la routine que la longue lithanie des "derniers" n'a pas d'impact: le dernier Paris-Versailles, la dernière navette, le dernier passage au poste de garde, devant les salles de test, au CE, dans la salle de réunion, le dernier footing, le dernier caca du matin, etc.

Et ce n'est surtout pas parce que ce fut au service d'une grande boîte sans égard pour la majeure partie de son personnel que je prend plaisir à laisser derrière moi quatre années intéressantes professionnellement, mais surtout hyper-sympa humainement.

vendredi, octobre 27, 2006

Po-pod


L'effet poker se répète. Sceptique face à l'ipod qui a une forte composante lifestyle, me voila branché en permanence à mon nano-ipod, fier comme un coq. Je connaissais son joli design, mais je ne suspectais pas les mille petites idées pratiques qui en font un appareil hyper-pratique et fonctionnel. Avec en tête la synchronisation automatique avec le PC (après une petite phase d'apprentissage), la batterie à l'autonomie très acceptable, et l'allumage très rapide.
Bref, du coup je multiplie les écoutes de mes dernières découvertes, et voila qui vous donne droit à une nouvelle chonique musicale.

Commençons par le nouveau Miossec, l'étreinte. J'ai toujours eu une relation ambigüe avec ce chanteur, dont j'adore les premiers albums, mais qui a été l'auteur du concert le plus naze que j'ai jamais vu (avec les Red Hot). Faut dire, entrer en scène bourré après une performance incroyable de Venus, et chercher à répondre à toutes les interventions d'un public en partie hostile (puisque Miossec s'était peu avant séparé de son guitariste, probablement originaire du coin à en juger par le nombre de ses supporters), c'était pas gagné.
Surtout, les albums successifs de Miossec, bien qu'intéressants, étaient de plus en plus ennuyeux à mon goût. Et bien j'ai beaucoup aimé le nouveau. Les textes toujours un peu égocentriques-déprimés, mais c'est son style et il a des choses à raconter dans le domaine, d'autant que les nombreux angles adoptés évitent la répétition et l'exhibitionisme. La musique est parfaitement au diapason des paroles, de grande qualité, aux tonalité variées, sans éclipser le chant. Bref, j'aime.

Mais le gros coup de coeur va à Jeanne Cherhal pour l'eau. J'ai bien attendu les critiques avant d'acheter l'album car je n'avais pas envie d'écouter une resucée des textes de "petite chipie observatrice". J'ai beaucoup aimé les deux albums précédents, mais il faut évoluer pour ne pas rester dans la recette-qui-marche.
Et bien je fus servi: elle change complétement de style, autour de textes poétiques, mignons ou militants. L'album a une cohérence forte autour de l'eau, bien qu'elle emprunte des styles différents sur pas mal de titres. Je suis conquis et heureux que la demoiselle ait eu le courage d'affirmer ses ambitions esthétiques - et ai réussi son pari. Certainement l'album du moment pour moi.

Par contre, le nouveau Renaud (Rouge sang) ne me convainc pas du tout. Je faisais pourtant parti des traditionalistes qui n'avaient pas été déçus par le précédent, malgré le duo gnangnan avec Axelle Red et une tournée exhibitioniste-show biz naze. Mais là, les thèmes abordés me semblent sans intérêt, et les coups de griffe à côté de la plaque. Dommage, parce qu'on retrouve de ci de là la plume tendre et juste de bonhomme.
Je dois nuancer mon jugement: je n'ai écouté l'album que deux fois. Mais j'ai beau trouver les textes de la plus haute importance dans la chanson, je ne peux pas complétement faire abstraction de la musique has-been très années 80, et surtout du chant pathétique de pauvre bougre, incapable de tenir une note sans chevrauter, à bout de voix. Je vais essayer de lui redonner sa chance pour l'ampleur des services rendus, mais c'est vraiment un effort herculéen pour mes petits typans délicats.

mardi, octobre 24, 2006

Ben salut alors

Quelques bouteilles de lambrusco, du saucisson et du fromage pour les braves,
Des caouettes et autres petits gateaux pour les traditionalistes,
Des bonbons et une superbe cioccolatina pour les palais sucrés,

Un i-pod nano et sa brassière de course,
Des petites cartes avec des mots marrants, gentils ou touchants,
Un T-shirt taggé remis en plus petit comité,

Les collègues et amis réunis,
La question de ma soutenance à venir
Et de ma future destination mille fois évoquées,

Pas de doute, c'est bien mon pot de départ qui vient de s'achever,

Quatre ans dans une boîte sans respect,
Mais sur un sujet passionnant, et surtout avec des amis adorables,
on a beau dire, partir, ça fait chier.

(A relire avec la voix de Vincent Delerme)

jeudi, octobre 19, 2006

Quoi de neuf?

  • Ca bosse: un papier journal a finaliser, un article de conf a ecrire... et surtout les resultats a mettre dedans a generer. Ca s'appelle "valoriser son travail de these", c'est-a-dire le faire connaitre sur tous les toits, dans une optique de recherche academique essentiellement. C'est valorisant, voire avouons le un peu grisant, mais tres fatiguant!
  • Ca hesite toujours. Chais pas... Triestecentralephilipstriestecentralephilipstr...
  • Ca a recu son deuxieme rapport de these. Plus factuel, moins cirage de pompe. Dommage, j'aimais bien.
  • Ca a nettoye son appart rennais pour le rendre a la fin du mois.
  • Ca a hate de finir d'hesiter, toujours.
  • Ca vous fait la bise.

lundi, octobre 16, 2006

Appelez moi Dieu

Note: On vient de me signaler qu'il;n'est pas permi de mettre benoitement une partie d'un rapport en libre acces, sur Internet. (De la joie des blogs que l'on considere comme prives puisqu'ils s'adressent aux amis, mais auxquels tout le monde a acces).
Les petits curieux peuvent me contacter pour en savoir plus. Vous ne voudriez pas que je me fache avec un rapporteur bien dispose a mon endroit pour vos beaux yeux? Non mais...
Sachez juste que c'est plutot gentil comme rapport...


Je viens de recevoir mon premier rapport de these. En voici la conclusion. Je dois vous avouer en toute modestie etre bien d'accord avec le jugement de mon objectif rapporteur. Je suis genial.

Plus serieusement, il faut relativiser les louanges car les rapports se doivent d'etre dythiranbiques quand le lecteur est satisfait; une conclusion plus tiede sera immediatement comprise comme lourde de reproches. Mais c'est quand meme un bon rapport, et meme si c'est un peu primaire, ca fait plaisir de voir trois ans de travail jugees de la sorte!

dimanche, octobre 15, 2006

Retour sur un sujet connu



Bien loin du dramatique du post précédent, j'attire votre attention sur cette jolie vidéo qui montre différentes choses:
  1. Soit disant tout à fait désolé par la controverse qu'il a fait naître, navré de ses provocations et de l'expulsion qui en est résultée, ce bon bougre de Materazzi a l'air de reprendre du poil de la bête. La preuve: il va se faire un peu (plus) de fric avec cette pub en profitant de cette affaire.
  2. Les publicitaires sont toujours prompts à récupérer tous les sujets qui trainent pour multiplier les clins d'oeil, sans évidemment aucune préoccupation quand à la teneur du message délivré. Dommage qu'avec le Net ces vidéos passent les frontières et arrivent aux yeux d'une nation étant moins portée à rire de l'événement.
  3. De l'autre côté des Alpes, peut-être parce que leur équipe n'a pas su générer des images marquantes toute seule, on ne garde définitivement en mémoire qu'un grand moment de l'épopée des convaincants champions du monde.
  4. J'ai toujours pas vraiment digéré la finale. Repassez dans 10 ou 20 ans... Heureusement en attendant, il reste le FCNA...

La mort d'une juste


Comme vous l'aurez compris par la première prise de plume d'Elena, nous avons été très touchés par l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. Elena m'avait fait découvrir ses bouquins sur la Tchétchénie et la Russie, des reportages coup de poing à lire les mâchoires serrées de rage. Même si leur lecture est loin d'être plaisante, il me semble essentiel de s'informer sur les crimes locaux, le mépris de l'humanité dont ils témoignent et l'amoralité qui gangrène la société russe.
En outre, ses reportages nous renvoient à la scandaleuse apathie de la société russe,
qui se sent complétement découplée de son pouvoir politique, à l'hypocrisie de nos dirigeants (qui culmine dans la mascarade de la légion d'honneur accordée à Poutine)... et à notre propre inaction.
Qui se scandalise encore de voir nos dirigeants caresser le Kremlin dans le sens du poil, les yeux rivés sur les gisements de gaz et de pétrole russes? Sans rêver d'une prise de position courageuse, une première étape serait de nous épargner les démonstrations ostensibles d'amitié envers Poutine de Berlusconi, Schröder and co. Ce serait la différence entre réalisme et amoralité, comme entendu sur Arte.
La grandeur d'âme de
Politkovskaïa était éclatante face à toute cette médiocrité. Isolée, menacée, elle a poursuivi son inlassable travail d'information sans réel espoir d'amélioration de la société russe. Elle rejoint la longue liste de journalistes assassinés par des "criminels de droit commun", ce que l'enquête des autorités russes ne manquera pas de conclure.
Je vous renvoie une fois encore à l'excellent Arrêt sur images de la semaine, qui revient sur les nombreuses questions révélées par le cas
Politkovskaïa: l'état de la Tchéchénie et des militaires russes, la réaction de Poutine à sa mort, le coup de la légion d'honneur pour Poutine, etc.

samedi, octobre 14, 2006

Pouf pouf


Jouez à décider l'avenir de vos héros favoris pour 1 euro 95 par SMS seulement, dans le cadre de notre grand jeu "L'embarras du choix"!
Composez les 0140305***, puis appuyez sur la touche:
  • 1 pour Trieste: L'Italie, la mer, la montagne, la Croatie et Venise à portée de main... Le retour au pays tant attendu d'Elena, et un post-doc bien payé dans un labo de neuroscience pour Vincent, au sein d'un réseau reconnu!
  • 2 pour Centrale: Rester dans la capitale où nous sommes si bien, dans notre bel appartement! Elena garde ses contacts, et Vincent commence un post-doc bien payé sous la direction d'un chercheur reconnu!
  • 3 pour Philips: Rester dans la capitale où nous sommes si bien, et acheter un appart' encore mieux parce qu'on aura plein de blé! Elena garde ses contacts et reste dans le milieu précaire de la culture qu'elle adore, et Vincent entame un CDI de R&D bien payé, dans de bonnes conditions!
  • 4 pour envoyer tout le monde chier et choisir un boulot naze, parce qu'il y en a marre de toute cette pression!
Vos votes sont attendus avec impatience jusqu'à la fin du mois!

jeudi, octobre 12, 2006

Le double check à l'aéroport




Me voila fraichement revenu d'Atlanta, petite bourgade de cinq millions d'américains sans aucun intérêt touristique. Comme j'ai encore la tête à l'envers, je vous propose une petite anecdote avant des posts un peu plus structurés.
Je vous signale juste que la première photo concerne les chute d'Amicalola, près des Apalaches. La deuxième, c'est l'intérieur de mon très impressionnant hotel: 50 étages, 1650 chambres, 4 restos et donc une cour intérieure du meilleur effet.

Mais revenons à l'anecdote promise. Après mon débarquement à l'aéroport (il était 2 heures du mat' à mon horloge biologique), je me rend comme il se doit à la remise des bagages. Après une bonne dizaine de minutes de scan attentif des valises qui passaient devant moi, je récupère la mienne. Jusque là rien d'anormal.
La poignée de ma petite valise étant entravée par la gros code barre d'identification, je m'en débarasse et me dirige vers la sortie. Je croise un autre tapis roulant sur lequel les autres voyageurs redéposent leur valise. J'imagine qu'ils sont en transit et doivent réenregistrer leurs bagages. Ca faisait un paquet de monde en transit, mais qui sait: vu l'intérêt démentiel d'Atlanta, je pouvais penser que l'aéroport servait surtout d'escale intermédiaire.

Sauf qu'un peu plus loin, je tombe sur un contrôle de sécurité, pareil à ceux qu'on passe en entrant dans un aéroport: rayons X et détecteur de métal. Pour sortir! Je m'y fais impitoyablement refouler; faut dire, j'avais fait le con: avec ma mousse à raser et mon dentifrice, je représentais un tel danger que je n'avais aucune chance de passer.
J'essaye de plaider que je veux juste sortir, merdalors, mais rien n'y fait. Et le personnel avait l'air d'être habitué à ne pas se laisser infléchir facilement...
Il semble donc que tous les voyageurs venant de l'étranger doivent repasser un contrôle avant de pénétrer dans l'aéroport (vous savez ce que c'est: on ne peut jamais être sûr que ces espèces d'étrangers fassent leurs contrôles consciencieusement). Et qu'il faut absolument repasser par l'aéroport pour sortir...

Je fus donc bon pour rebrousser chemin, à la recherche de la poubelle dans laquelle j'avais jeté mon étiquette. Evidemment, un tel comportement à contre-courant de la masse des voyageurs ne pouvait pas être autorisé, et je me suis fais stopper vite fait. Ma course fut déviée vers un guichet de Delta Airlines, où une hotesse antipathique m'a réimprimé une étiquette vite fait.
J'ai alors eu le droit de repasser le contrôle, cette fois-ci avec succès. Et ça valait presque le coup: j'ai ensuite traversé 6 terminaux en métro pour arriver à la sortie! Quand on fait dans l'énorme aux USs, on ne mégote pas!
Et c'est alors que j'ai rencontré ma nouvelle épreuve: les bagages ressortaient sur pas moins de 20 tapis roulants différents, arrangés selon la provenance des avions. Mais mon ticket banalisé n'en mentionnait aucune! J'ai donc dû (à 4h du mat biologique), slalommer entre ces tapis roulants surpeuplés, en me concentrant pour ne pas laisser échapper ma valise (qui ressemble à beaucoup d'autres figurez-vous!)
Que d'émotions! A plus pour d'autres anecdotes!

mardi, octobre 10, 2006

















le mot arc-en-ciel signifie "vérité".
c'est un peu rhétorique, comme dessin. mais j'ai rien trouvé d'autre.
et écrire c'est pas trop mon truc (c'est donc Elena qui cause).

ah, penser que ce criminel est omnipuissant.
et que son meilleur pote est l'ex-président du conseil de mon petit pays.
je suis sûre qu'il aurait bien aimé faire comme lui, faire déscendre des journalistes chez nous aussi...

et combien de gens se seraient énervés, et seraient allés aux funérailles?
sûrement plein. et ils auraient applaudi le cercueil.
puis tout le monde serait rentré chez lui, à s'occuper de comment tricher sur la déclaration des impôts...

et B. serait remonté dans les sondages en déclarant que c'est inacceptable, et que c'est certainement un complot catho-communiste... et les gens lui auraient cru.

comme ils croyent Poutine.
et comme ils ont cru Mussolini...

vendredi, octobre 06, 2006

Grand corps malade


Ca faisait un bail, une petite chronique-concert! Mercredi, nous sommes allé voir Grand Corps Malade, le slameur dont je vous avais déjà parlé ici, au Bataclan. Le garçon a le vent en poupe et s'installe dans cette belle salle pendant 10 jours.
Nous sommes arrivés assez tôt pour constater deux choses. D'une part, Aznavour continue de nous suivre à la trace puisqu'après la rue Ketanou il y un deux ans, il assiste au même concert que nous fois encore. D'autre part, c'est sympa d'aller assister au concert d'un mec qui remet la poésie et le français au goût du jour, mais on s'expose à cohabiter avec des collégiens trainés ici de force par un prof de français trop dynamique. Nous avons donc eu la joie de voir les trois rangs qui nous précédaient emplis de petits jeunes à coupes faussement décoiffées. Plus de peur que de mal heureusement: ils ont été calmes, et si on fait abstraction des irruptions sporadiques de portables pour enregistrer/photographier/filmer certains morceaux.

En première partie, nous avons eu droit à un petit one man show réjouissant d'un pote de Grand Corps Malade. Le gars était encore tout timide sur scène, mais ses textes très politiquement incorrects (mon père bat ma mère; l'école est très dangereuse pour les profs; les rappers sont des crétins...) nous ont bidonné jusqu'à l'apothéose: un inénarrable mariage de rappers. Allez, juste une vanne pour vous donner une image de ce que c'était: "On a souvent du mal a différentier rap et slam. Disons qu'ils sont cousins, mais qu'il n'y en a qu'un qui est allé à l'école!".

Ce fut alors à la grande silhouette et à la voix pleine de Grand Corps Malade de prendre possession de la scène. Un très bon concert, mais comme les slameurs ne peuvent bien sûr pas beaucoup dévier des chansons de leurs CDs, l'intérêt de la chose n'était pas dans la relecture "live" de morceaux qu'on connait par coeur.
Elle tenait à l'arrangement musical d'abord: un quatuor à corde, une guitarre, un piano et des percus, mettant magnifiquement en valeur les textes sans leur voler la vedette. Et évidemment nous eûmes droit au passage de nombreux potes talentueux.
Le concert était étonnant également par la présence scénique du bonhomme: figé pour des raisons évidente, cela ne l'empêche pas de scotcher le public et de donner une impression de calme.
Mais ce sont surtout les nouveaux textes qui ont valu le déplacement. Des poétiques (sur l'amour, si si il se lance), des inventifs (sa presque signature chez universal racontée avec moultes jeux de mots), et des drôles (sur sa béquille et son appart' de célibataire). Le monsieur a du talent, et sa surexposition médiatique n'y semble rien changer.
Bref, du très très bon qui donne envie de se remettre fissa le CD dans les oreilles, et de se lancer à écrire soit même...

Sur ce, je vous quitte pour quelques jours à Atlanta. je sens que ça va être une expérience touristique moins forte que Trieste...

mardi, octobre 03, 2006

Point bébés





It's raining babes!
Appoline et Augustin, tout comme Hugo (qui continuent à pousser), souhaitent la bienvenue à Mateo Gonzales-Panzani, fils de Sara et Raul.
L'invasion continue...

lundi, octobre 02, 2006

La minute philo

La journée de poker d'hier, et mon retour à mon quotidien habituel de recherche de mon futur incertain, m'ont mené à de bien puissantes reflexions, dont je vais vous faire part pour relever le niveau de ce blog.

Un des aspects fascinant du poker est qu'il est basé sur du pur hasard, qu'il s'agit de maitriser. Le jeu est donc loin d'être aussi crétin que je ne pensais au premier abord. Pour autant, il faut je pense se garder de tomber dans l'excès inverse en réduisant la rôle du bol à portion congrue. Ainsi, les déclarations de notre bon Bruel national selon lesquelles "le poker c'est 20% de maîtrise et 80% de chance pour les débutants, et l'inverse pour les pros", me semblent sacrément favorables aux pros.

Dans le domaine complétement différent de la recherche de boulot, je trouve qu'on a la même tendance à sur-estimer notre faculté à planifier notre carrière (et négliger l'impact du hasard des rencontres et des postes disponibles à l'instant considéré). Il est ensuite très facile de rationaliser son parcours, en lui trouvant une cohérence a posteriori.
Par exemple, si GE avait pris un peu plus soin de moi au bon moment, je ne deviendrais pas le chercheur génial ou le professeur brillant qu'il est maintenant évident que je serai. Ou encore: si mon maître de thèse de n'était pas mis une mine avec son collégue de Trieste il y a 15 ans, il ne me l'aurait pas recommandé et jamais je n'aurais eu la moindre occasion d'y faire un tour, de m'y installer, d'y faire de nombreux enfants, de devenir un leader politique reconnu et d'y créer la république utopique du Triestino-Elena.

Bref. Cette tendance à sous-évaluer le rôle du hasard, du bol et de son absence, si elle est rassurante puisqu'elle nous donne une impression de maîtrise, nous empêche aussi de prendre le déroulement des événements avec sérénité et de ne pas nous en vouloir quand ça tourne mal. Un peu d'humilité ne ferait pas de mal, que ce soit quand on glose sur l'invincibilité supposée de Sarkozy ou de Buffon, ou que l'on analyse les raisons du penalty raté de Trézéguet.
Allez, ce blog a atteint son quotat de réflexion puissante pour le prochain semestre. Je vais donc de ce pas me décapsuler une bonne bière, et vous souhaite la bonne nuit!

dimanche, octobre 01, 2006

Vinz poker tour




Le VinZ Poker Tour vient de s'achever. Il vient de réunir pour sa première édition huit joueurs de très haut niveau pour une journée de trois parties enflammées de Texas hold'em poker: Alex "confit" Bataille, Alex "expert" Hervieux, Bix "bad beat" Aycirieix, Elena "unreadable" Fantoni, Fred "dreamer" Rabain, Mathieu "overtrained" Auvray, l'invité surprise Michel et Vinci "all in" Auvray. Ce tournois prestigieux était doté cette année d'une casquette de meilleur goût comme premier prix.
Après un rapide échauffement à base de pains au chocolat et le traditionnel sacrifice de chaise de Fred, nous nous sommes mis au boulot sur une première partie où chaque joueur a brulé 1 050 000$ en trois heures. Il fut temps de nous rassasier d'une combi samoussa maisons - carri de porc et glaces, le tout arrosé de vins excellents (avec une mention spéciale au grand cru Saint-Emilion 2001 d'Alex). Les plats ont été servis ponctuellement grâce à l'abnegation de votre serviteur, éliminé en premier (par la main de sa méchante femme).
La deuxième partie a confirmé la part que le hasard joue dans les parties de débutants: la hierarchie a été bouleversée, et ce n'est pas le petit dijo servi après le café qui a permis des comportements beaucoup plus rationnels. Le rôle de l'éliminé précoce a d'ailleurs cette fois-ci été joué par Alex H., champion de la première partie, et qui a beaucoup souffert de ne pas pouvoir s'occuper à cuisiner en attendant les autres éliminations.
Enfin, une troisième petite partie jouée sur les chapeaux de roues à achevé la journée et abouti au classement suivant:
  1. ex aequos: Michel, Mathieu et moi. Une grande victoire de la fratrie Auvray, ou une belle preuve de politesse des invités?
  2. Alex H.
  3. Fred.
  4. ex-aequos: Bix et Elena.
  5. Alex B.
Mais encore une fois, vu que deux des vainqueurs ont aussi été derniers d'autres parties, ce classement est tout relatif. Les trois conclusions possibles sont:
  • Le poker est un jeu où seule compte la chance.
  • On est des gros nazes, alors seuls le hasard a joué sur nos parties. Par contre, les bons arrivent à le maitriser.
  • On est tous excellents, mais on a un niveau extrêmement proche...
A bientôt pour une prochaine édition. A moins qu'il ne s'agisse du Alex, Bix, Fred ou Mat Poker Tour!

samedi, septembre 30, 2006

Et Trieste passe en tête...



Au hit parade des destinations futures possibles!
On m'y propose un post-doc dans de bonnes conditions, dans un coin très sympa d'Italie, et dans un milieu interdisciplinaire des plus dépaysant: j'y travaillerais avec des neurobiologistes sur des sujets très différents de ce que je faisais jusqu'alors. Il pourrait s'agir de mesurer les déplacements nanométriques de certains neurones, de quantifier des échanges moléculaires au sein de certaines cellules, ou de mieux comprendre comment se déplace un sangsue... le tout grâce à l'image, quand même. Et si je suis sage, j'aurai le droit de me frotter à la physique fondamentale et au synchrotron d'Alex!
Cette interdisciplinarité m'attire à donf, mais c'est aussi elle qui fait question: il me faut m'assurer que ce genre de post-doc est aussi apprécié qu'un travail plus approfondi à 100% dans le monde de l'image... Verdict après deux-trois semaines de réflexion!

A part ça, ce petit voyage m'a donné un très bonne image de Trieste sous le soleil, coincée entre mer et montagne. Il parait cela dit que le climat est assez rude quand il se met à faire froid. J'en ai aussi profité pour trainer à Venise: toujours aussi belle, mais toujours aussi bondée... Il va de soit que si nous devenions triestini, nous étudierions de près Venise... (comme Udine, Lubjana, la Croatie, etc!)
L'épreuve du train de nuit s'est passée sans ecombre à l'aller, grâce notamment à un couple de russes d'une quarantaine d'année qui ont pris les choses en main de manière autoritaire et décrété le couvre-feu à 21h30... ce qui m'allait tout à fait, et m'a permis d'encaisser une journée d'explications de neuro-biologistes en anglais et italien le lendemain.
Au retour par contre (la nuit dernière), je suis tombé avec les triplettes de Belleville. Trois copines d'un soixantaine d'année en goguettes, très gentilles mais insupportables: elles n'acceptaient pas les rideaux, y compris pour nous protéger de la lumière du couloir; elles ont discuté jusqu'à 1h du mat' entre elles alors que les trois autres résidents de la couchette étaient au pieu depuis 2-3h; et elles n'ont jamais voulu vérouiller le compartiment pour ne pas se prendre la porte dans les dents lors de leurs nombreux pipis nocturnes...
J'espère récupérer la nuit prochaine, car je me dois d'être frais pour le VinZ Poker Tour. J'héberge demain une rencontre au sommet entre une petite dizaine de potes joueurs de poker. Je vous tiendrai informé des résultats au plus vite, comme il se doit!

mercredi, septembre 27, 2006

Manque d'inspiration


Vous savez ce que c'est, l'inspiration et l'approvisionnement du blog en posts succulents, fins et délicats, ça va, ça vient... Et là, alors que cette semaine j'ai pas mal de temps, ben étrangement je n'ai pas grosse inspiration.
Ce qui est paradoxal, parce que ça ne me gêne pas outre mesure d'habitude de n'avoir rien de particulier à raconter! Qui plus est, il se passe plein de choses dans ma petite vie: le relais, la remise de la thèse, la recherche de taff, les confs (après Istanbul, Atlanta dans dix jours), le Vinz poker tour...
En bon scientifique, j'avance deux explications à ce mutisme paradoxal:
  • On se rend plus facilement compte qu'on n'a rien à raconter dans les périodes où on a des trucs à raconter, voyez-vous. Entre mon relais (héroique, je sais) et mon voyage à Trieste (j'y viens), je n'ai pas le coeur de vous entretenir de foot, Spiegel et Sarko, pour votre plus grand plaisir. C'est frustrant pour vous, chers lecteurs, mais vous n'imaginez pas sérieusement de parenthèses intismistes en plein coeur d'une épopée dramatique magistrale! Ou pour parler plus spécialement à Bix (attaque gratuite), je vais pas vous gonfler avec une scène sentimentale à la con en plein milieu d'une scène d'action avec des explosions et des aliens mutants!
  • La recherche de taff commence à me casser les c..., euh je veux dire à me peser un brin. Alors je boude jusqu'à ce qu'on soit fixé une fois pour toute. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, les post-docs à Gênes et Rennes c'est mort (ou alors il faudrait qu'on mange une fois par jour), et GE quasiment foutu également. Du coup, le post-doc à Trieste (j'y viens je vous dit!) et le taff chez Philips tiennent la corde, avec un post-doc à Centrale en outsider sérieux. La beauté de la chose étant qu'aucune de ces options n'est certaine, évidemment...
Du coup, je me barre sur le champ (enfin, dans deux heures), à Trieste. C'est le point rouge sur la carte, et on voit tout l'intérêt touristique que pourrait avoir un post-doc (mer, montagne, Italie, rayonnage vers la Slovénie, la Croatie et l'Autriche en perspective... et puis c'est le pays de la grappa!), et toutes les emmerdes que poserait un emménagement (c'est vraiment au bout du bout de l'Italie) là bas.
Comme je suis un garçon sérieux, je ne me déciderai pas (que) sur des questions d'ensoleillement et de température de l'eau, mais sur les belles recherches qu'on me propose de faire là bas. Ce dont je vais parler en italien après une nuit blanche dans un train de nuit, d'où mon tempéramment un peu irritable aujourd'hui.
Allez, à plus pour un rapport de ce beau voyage (15 heures aller, 30 heures sur place, 15 heures retour, le rythme des champions!)

lundi, septembre 25, 2006

Relais héroique




L'épreuve terrible du relais a donc eu lieu hier, et j'y ai survécu. Après un levé à 6h20, particulièrement héroïque pour la pauvre Elena (c'est beau, l'amour), nous avons gagné Bain-de-Bretagne en compagnie de 115 équipes de 6 coureurs.
Je me suis donc élancé sur le premier relais de 17,8km et, fidèle à ma stratégie de ne pas partir trop vite, je me suis installé confortablement à l'antépénultième position dès la première minute de course. Assis sur mon orgueil (et la peur de craquer au ventre), j'ai gardé un petit rythme de sénateur de 11 km/h sur la première moitié de course, ce qui m'a tout de même permi d'effacer une candidate féminine... et de me faire doubler par une autre.
Au 10ème kilomètre, voyant que je n'étais pas encore à l'agonie, j'ai accéléré tranquillement, remontant un candidat en perdition. Puis au 15ème, lâssé d'être dans le sillage d'une autre féminine depuis 10km, j'ai accéléré et au terme d'une lutte dantesque réussi à la dépasser, pour finalement passer le relais en 110ème position en 1h34.
Malgré cette piètre position, je suis plutôt content de ma course parce que, comme je vous l'avais confié, je n'étais pas du tout certain de me sortir de ce guet-apen honorablement. Mes partenaires, bien que meilleurs que moi, ont été assez sympa pour ne pas m'en vouloir, ce qui nous a valu de finir 103ème au final.
Mais le Semnon, c'est vraiment pas une course pour les enfants. Quand on voit qu'il faut tourner à 13,5 km/h pour finir dans la première moitié, et à plus de 15 pour finir en tête, on comprend bien que cette course ne s'adresse pas trop à un public familial modérément sportif, mais à des grosses brutes affûtées! Ce qui n'empêche pas l'ambiance d'être très sympa, et la journée d'avoir été excellente pour moi et mes sympathiques accompagnateurs.
J'arrive même à marcher normalement aujourd'hui... Par contre, descendre les escaliers est assez douloureux...

samedi, septembre 23, 2006

Cours, Vinci, cours


C'est demain que je vais payer le prix de ma témérité. Au début de l'été, ne me laissant pas démonter par la perspective de la rédaction de la thèse, j'ai accepté la proposition d'un collégue coureur de rejoindre l'équipe de relais qui va courir les 100km du Semnon cette année. Je trouvais le concept sympa, et l'idée d'avoir un objectif pour me forcer à courir cet été n'était pas pour me déplaire.
Evidemment, avec la rédaction, ainsi qu'une toux persistente, je ne me suis pas du tout préparé comme il faudrait. De leur côté, mes petits camarades de l'Irisa se sont entrainés au rythme de trois courses par semaine, alors même qu'ils vont déjà bien plus vite que moi en temps normal.
Comme si ça ne suffisait pas, ils sont persuadés que je suis une grosse brute sous prétexte quej'ai la moitié de la moyenne d'âge de l'équipe. J'ai beau nier, rappeler à chaque fois que mon objectif est simplement de finir, ils s'entêtent à prendre cela pour de la fausse modestie! Pour preuve, pour me rassurer, ils m'ont envoyé leurs temps l'année dernière: sur le premier relais de 18km que je vais effectuer demain, ils avaient fait 1h18, alors que je considérerai avoir effectué une très belle performance si je caresse le 1h40!
J'attire ton attention, sympathique lecteur, sur le fait qu'il s'agit d'un relais. Si je m'effondre, c'est cinq autres coureurs, au top, préparés, motivés, que j'emmerde! Je te dis pas la motivation quand je m'élancerai dans la forêt humide demain matin à 9h!
Cerise sur le gateau, la météo nous prévoit des orages du matin au soir sur la Bretagne tétonnant). Non seulement la course sera pénible, mais en plus les 8 heures à regarder les autres passer sera très humide.
Bref, vivement la douche chaude de demain soir! Bon week-end, et vive le sport!

mercredi, septembre 20, 2006

De l'objectivite des medias...


... et du manque de coherence de l'opinion publique.

Un grand titre pour un petit post. Qu'est-ce que c'est que ce craquage sur l'"agression" de Nolwen par Segolene? De retour d'Istanbul, je n'ai pas pu eviter une petite bouffee de plaisir mesquin en apprenant la nouvelle. Enfin s'est-elle montree sous son vrai visage!
Je fus du coup tout surpris de voir les images de l'affrontement, pas si terrible que ca, pas si gratuit que ca (comme tres bien explique par Judith Bernard) et surtout completement sorti de son contexte. Je ne suis pas grand habitue des meetings politiques, mais j'imagine que ce genre de joutes oratoires doit se produire souvent, surtout aux approches d'une echeance electorale importante.
Pouquoi alors s'interesser precisement sur cette intervention la? Zoomer dessus, la presenter en gros titre, faire reagir la fameuse Nolwen?

Je me l'explique d'abord par une certaine sympathie des journalistes pour Sarkozy (a ce sujet, l'Arret sur Images de la semaine derniere est eloquent. Meme si on n'a plus le droit a la version non montee sur le web). A ce sujet, je m'etonne au plus haut point qu'on ne s'attarde peu (et seulement pour un public choisi: celui des Guignols et de Groland) sur le derapage de Sarko aux Etats-Unis, quand il a crache son mepris de maniere complement gratuite sur la Russie. Quand je vois comme les medias et le public sont intransigeants vis a vis de Jospin, parce qu'il a dit une betise il y a cinq ans sous le coup d'une grosse emotion, je me demande pourquoi on passe tout a Sarko. Un candidat au plus haut poste de l'Etat, cense represente la France de part le monde, et tres attentif a tous ces problemes de dimension internationale, se permet d'attaauer un de nos puissants voisins?
Mais je crois que le phenomene le plus important expliquant le traitement de l'affaire Segolene-Nolwen est simplement d'ordre mediatique: de la meme facon qu'on a adore la faire monter tres haut, la transformer en phenomene, en faire une super star-nouveau visage-differente(-et en plus c'est une femme!), on cherche a present a bruler la nouvelle idole, creer le gros coup mediatique en la revelant sous une autre lumiere.
Maintenant, pourquoi a-t'on envie de bruler Segolene, mais de conserver Sarko, je ne me l'explique pas bien...

PS: Une autre emission passionante hier soir: le C dans l'air d'hier soir, consacre au 3eme homme de Matignon, mais qui est plutot parti dans des analyses du positionnement politique des uns et des autres. Tres instructif.
PPS: L'image illustrant ce post est bien une photo de Segolene a Poil.

La beaute de la recherche


Voila comment un physicien pense...

lundi, septembre 18, 2006

Champagne!

Revoila l'assoiffe du blog! 10 jours d'abstinence, et puis 2 posts par jour!

Alors c'est les yeux embues par l'emotion que j'ai la joie de vous annoncer la naissance de mon rapport de these. Il pese 279 pages (et 117 references, que j'ai du compter pour l'administration!) et se trouve la. Le papa est tout emu.
L'accouchement a eu lieu dans une douleur relative, mais la sage-femme Patrick a su l'accompagner avec pertinence (quoiqu'avec un peu de dirigisme).

Maintenant, a boire!

Vinci a la rescousse!


Ben ca si on m'avait dit qu'un jour je prendrais la plume pour defendre le pape... Mais c'est bien a cela que je mets a profit l'attente de l'impression de ma these (hehe).

Je commence a en avoir ras la casquette de la mollesse avec laquelle nos medias et hommes politiques reagissent aux revendications des fondamentalistes. Quelqu'en soit le pretexte (caricatures ou pseudo-derapage papal), des qu'il se forme une vague de colere chez les integristes islamistes, il se met a regner chez une sorte de flou malsain, empreint de mauvaise conscience et de peur, qui pousse a leur donner plus ou moins raison... Certes, ils sont un peu virulents, mais respectons-les un peu, ces braves bougres! (Et comme ca les terroristes prefereront peut-etre faire peter les avions des voisins plutot que les notres).

Pourtant, les moyens pertinents de calmer ces crises de conscience ne manquent pas (en arbitrant de maniere plus decidee en Palestine, en continuant de lutter contre le racisme, en ne faisant pas des guerres idiotes la bas, en ne refusant pas l'entree de la Turquie dans l'Europe pour de mauvaises raisons...) Mais non, c'est trop complique, ca suppose une certaine dose de courage, voire (aie) de vision a long terme, et ca risquerait de froisser notre audimat/electorat.
Du coup, on a l'impression qu'on recule devant ces sales cons (je suis oblige de rappeler que je parle des fondamentalistes et pas des musulmans...), et ce qui est plus grave, ils ont l'impression d'avancer. Ce qui n'est pas pour leur deplaire, mais surtout leur donne une sacre legitimite pour recruter encore plus largement chez les paumes locaux.

Je ne sais pas exactement ce que notre bon Benedicte a dit (et d'ailleurs qui le sait-il vraiment?), mais je souhaiterai plus de serenite face aux enervements barbus. Pour dire un autre truc philo-catho (Ludo, JB, imprimez cette page), je ne suis pas sur que le monde sera plus dur pour les mulsumans le jour ou les islamistes accepteront les critiques, quelque fois pas fines, de la meme maniere que les cathos integristes, ou on pourra juger leurs derapages aussi clairement que ceux du pape.
C'est peut-etre pas plus mal de voir de temps en temps une caricature de Mahomet en string, si on peut entrer en discotheque sans problemes, et si les USAs deviennent plus objectifs au Moyen-Orient.

dimanche, septembre 17, 2006

Chronique ciné



Fermement décidés à ne pas râter les deux films majeurs actuellement au cinéma (la science des rêves et le vent se lève), nous sommes allé deux fois au ciné cette semaine... voir Little miss sunshine et Thank you for smoking... Cherchez pas, on a nos raisons! Et on a bien fait, parce que ces deux films sont excellents!

Little miss sunshine est une petite comédie américaine réussissant le grand écart entre cynisme, politiquement incorrect et bonne humeur. L'histoire - une famille traverse les Etats-Unis pour accompagner leur gamine à un concours de beauté pour enfants - est un prétexte pour réunir des personnages originaux, jugez plutôt: un oncle, spécialiste américain de Proust et suicidaire depuis que l'étudiant dont il est amoureux est parti avec l'autre spécialiste américain de Proust; un grand-père héroïnomane et obsédé; un frangin nihiliste, admirateur de Nietsche et ayant fait voeux de silence... et mon favori: le papa, américain pur jus ayant pondu une méthode du succès en 9 points, et qui tire des enseignements de toute péripétie à l'aune de sa fascinante philosophie scindant l'humanité en winners et loosers.
Toute cette petite troupe est emmenée dans une historie sympa, prétexte à confrontations et réconciliations moins niaises qu'il n'y parait, et qui livre un lot de fous rires tout à fait respectable. Le top de la comédie, en quelque sorte.

On entre avec Thank you for smoking dans un monde beaucoup plus acide et cynique. On colle aux basques d'un lobbyiste au service du conglomérat du tabac, spécialiste en relations publiques. C'est lui qui va au charbon quand dans une émission on le confronte à un militant anti-clope et un ado cancéreux... et qui arrive à se faire acclamer en quelques phrases d'un public hostile!
C'est férocement drôle, archi amoral, et beau de voir de tels personnages dépeints dans toute leur cruauté. On suit le sympathique héros en train de règler quelques affaires professionnelles (redorer le blason du tabac en passant une alliance avec Hollywood, se confronter à un sénateur anti-tabac qui veut imprimer des têtes de mort sur les paquets de clope, corrompre un cowboy Marlboro cancéreux...) et privée (notamment lors de ses édifiantes leçons de vie à son fiston, à qui il conseille de savoir faire preuve de "flexibilité morale"). Tout cela regorge de répliques merveilleuses, le summun du film étant consistitué par les rencontres hebdomadaires du héros avec ses deux alters égos du lobby de l'alcool et des armes! Bref, c'est méchant, mais très drôle et juste... et les personnages sont suffisamment fins et charismatiques pour ne pas lasser en un quart d'heure.

Le revoilou




La rédaction de thèse vit ses dernières heures: encore une grosse matinée de corrections et quelques démarches administratives passionnantes, et le futur best-seller de 279 pages

"Estimation et segmentation de mouvements transparents pour des séquences d'images fluoroscopiques avec application au débruitage"

sera soumis à la sagacité de mes rapporteurs.

En attendant, ce n'est pas cette rédaction un brin pénible à la longue, ni une recherche de taff toujours aussi floue (mais prometteuse), qui m'ont empêché de partir pour cinq jours de conférence scientifique à Istanbul. Et tant pis si je n'aperçois Elena qu'une soirée toutes les deux semaines: à cet âge là, on ne change pas vite de toute façon...

Pour les non-thésards, je m'étend un peu sur le concept de conférence scientifique, qui est assez étonnant. L'idée de base, c'est de mettre un maximum de spécialistes d'un même domaine entre les mêmes murs, pour qu'ils s'expliquent mutuellement ce qu'ils font, et que de leurs discussions enflammées naissent tout plein d'idées passionnantes.
Cette belel idée cache une réalité plus complexe. En fait, l'assistance se divise en deux catégories:
  • Une majorité de thésards ou post-docs, dont la culture scientifique ne permet pas de suivre les exposés (hyper-spécialisés) beaucoup plus loin que l'introduction. Ce phénomène est accentué par le fait qu'ils stressent comme des bêtes pour leur exposé à eux, ce qui est stupide quand on sait que toute l'assistance somnolera de toute façon.
  • Des grand pontes balèzes, qui pour la plupart n'en ont rien à foutre des petites recherches présentées par les thésards et post-docs. Ils préfèrent s'agglutiner entre eux, et discuter de collaborations et de visions à long terme au resto d'à côté.
Bon, je précise que je schématise: la plupart des représentants de la première catégorie se donne un mal héroïque pour essayer de comprendre un peu ce que baragoine le Chinois tout stressé qui est en train de présenter (putain que c'est long 20 minutes en anglais quand on ne sait pas parler anglais!), alors que les pontes honnorent pas mal de sessions de leur auguste présence, et sont susceptibles de donner plein de bonnes idées aux quelques thésards bossant sur des sujets qui les passionnent.

Quoiqu'il en soit, le concept de conf aurait de quoi laisser sceptique, s'il n'y avait pas les "social events". Il ne vous aura sûrement pas échappé que les confs ont plus souvent lieu à Hawaï, Rio ou Pékin qu'à Maubeuges, Hannovre ou Minsk.
Et effectivement, tout le challenge est de profiter un max de l'environnement touristique et culturel, tout en nouant des relations d'amitié avec d'autres chercheurs, ce qui réclâme une fraicheur pas toujours disponible après une journée à se torturer le cerveau pour essayer de perser le mystère des recherches du pakistanais qui est sur l'estrade. Surtout quand on y ajoute le décalage horaire!

Dans notre cas particulier, on a bien profité du dimanche pour faire du tourisme. Même si je connaissais déjà la ville depuis un week-end prolongé au début de l'année, j'ai beaucoup apprécié d'une part parce que la ville et magnifique, et d'autre part parce qu'on était hébergé cette fois dans l'autre quartier touristique (la nouvelle Istanbul), ce qui m'a permis d'en découvrir une autre facette.
Et puis il y a eu le magnifique banquet de la conf: une croisière sur le Bosphore, en toute simplicité. J'y ai frôlé l'accident: après avoir harcelé tous les Italiens de la conf' suite à la victoire de la France, je me suis réfugié auprès de deux Belges qui ont fait honneur à leur réputation alcoolisée de convivialité. Le pinard et raki a coulé à flot, surtout quand les organisateurs ont eu la mauvaise idée d'attirer notre attention sur le fait que le repas était "all included".

M'enfin, ça fait du bien de dormir à la maison après tout ça quand même!

jeudi, septembre 07, 2006

Je boude pas...

je bosse!
Et je jubile pour hier soir!
Et je prepare mon sac pour ma conf a Istambul. Si on m'avait dit que ca me ferait chier un jour d'aller a Istambul... Mais la je veux juste glander sur mon canap'!

Bref. A bientot le web.

lundi, septembre 04, 2006

C'est grave docteur?


Les enfants, trop de these monte a la tete. Faisez pas les cons, touchez pas a ca, restez dans le monde reel, ou les oiseaux chantent et la Squadra Azzura est ridicule...

La meilleure preuve: la lapsus suivant dans mon manuscript: j'ai ecrit:
une faible surface de l'aime
au lieu de:
une faible surface de l'image
Amour et image...
Faut le faire quand meme! Oublier une lettre et melanger les autres... Ca cache un rapport malsain a mon taff, non?

Elena, rassure-toi, je n'image que toi!

dimanche, septembre 03, 2006

Grandi campioni


Ceci est le drapeau de la Lituanie. Vous savez, ce pays dont la terrible équipe de foot écume les grands tournois et accumule les titres les plus prestigieux. Je tremble rien qu'à l'idée de la prochaine rencontre de la France et de la Lituanie...
C'était pour l'heure à l'Italie de se frotter à l'épouvantail de ce groupe de qualification pour l'Euro 2008. Au terme d'une prestation convaincante, le brillant champion du monde italien a cloué le bec à ses détracteurs. La squadra azzura n'a rien perdu de la classe qui nous a enchanté pendant le Mondial (et la finale en particulier), et a arraché de haute lutte un phénoménal match nul contre les hommes de Liubinskas. Grâce à leurs qualités techniques mais surtout leur coeur grand comme ça, les transalpins ont tenu face aux assaults des Poskus, Miskoliunas et autres Zvirgzdauskas.
Porté par son public, le champion du Monde a confirmé sa dimension et monter une fois encore que l'Histoire le rangera définitivement aux côtés de l'actuel champion d'Europe (la Grèce, faut-il le préciser) parmi les Grands du football.