vendredi, décembre 18, 2009

Très bon

Les recettes des narrations des reportages télé, décryptées par Telerama.

Gaelou de décembre

Un peu en avance, il vient vous mettre le feu...

lundi, décembre 14, 2009

Top 10 2009

Je suis donc maintenant en mesure de vous livrer la liste de mes albums préférés de l'année 2009 - à temps pour des cadeaux de Noël de dernière minute?
Avec le recul, c'est une bien bonne année. A part le live de Lantoine que je place très très haut, les autres albums sont assez homogènes (de sorte que je ne sépare pas, comme l'année dernière, les cinq premiers des autres).
Ce qui ne veut pas dire qu'ils soient moyens! Tout cela, c'est du très très bon. D'ailleurs, quand on voit que Ben Harper, Syrano ou Gossip doivent pointer dans la deuxième partie du classement, et que Manu Chao, M ou Mickey 3D n'ont même pas l'honneur d'y figurer, c'est bien que le niveau est très élevé.
Mais trève de blabla, voici le verdict:

1- Loïc Lantoine - à l'attaque.
2- Java - maudits français.
3- Monsieur Roux - un été caniculaire.
4- Sanseverino - les faux talbins.
5- Peter Doherty - Grace/wasteland.
6- Ivan avec un I.
7- Ben Harper - white lies for dark times.
8- Syrano - le gout du sans.
9- Placebo - Battle for the sun.
10- Gossip - Music for men.

dimanche, décembre 13, 2009

Déstockage de chronique musicale


Notre emploi du temps chargé de fin d'année repousse encore et encore la chronique musicale que je m'étais promis d'écrire, et qui est rendue urgente par le fait que j'aimerais conclure comme d'habitude l'année par le top 10 des albums que j'ai préféré, de sorte que je profite du court temps mort pendant lequel j'ai pu échapper à l'attention de Gaelou pour vous livrer une chronique rapido.

Je commence par trois albums sympatoches, mais que je n'ai pas trouvé inoubliables. Le clan des Miros, de Renan Luce, confirme l'impression de l'album précédent. Les textes sont bien troussés, les mélodies efficaces, et il serait bien dommage de ne voir en ce chanteur qu'un animal médiatique destiné à charmer les minettes propres sur elles. Son album est agréable, mais on ne s'en relève pas la nuit.
Ca me fait bien plus mal de dire cela de Rentrer au port de Mano Solo, mais mon verdict est cruellement le même: agréable mais oubliable. Le garçon reste un solide monument dans mon panthéon personnel après avoir aligné album coup de poing sur album coup de poing, sans oublier de courageusement se renouveler au fil des années... du moins jusqu'au disque les animals. Les deux productions qui le suivent (dont rentrer au port) me laissent plus froid; elles ne sont pas désagréables et restent troublantes d'intensité par moment, mais elles accrochent bien moins mon oreille et mon attention que les albums précédents. Ca me chagrine doublement: d'une part j'ai la plus haute estime pour Mano, et d'autre part les critiques ne relaient pas du tout mon impression, de sorte que j'ai peur de passer complètement à côté de quelque chose.
Est-ce moi qui ne suit plus capable de me laisser absorber par le même genre de chansons qu'avant? Je ne crois pas, mais mon sentiment sur le dernier disque de Volo - en attendant - plaide en ma défaveur. Une ou deux perles en émergent (Réguler, Il parait), mais le reste de l'album m'est apparu relativement plat bien que sympathique.
Désolé les gars...

Pour autant, je ne suis pas définitivement devenu imperméable à l'ensemble de mes groupes favoris puisque j'ai beaucoup aimé le deuxième opus des aventures de Pit'Ocha, le héros dont les ogres de barback suivent les aventures dans leurs albums adressés aux enfants. Un album jeunesse, c'est forcément particulier, mais celui-ci a trouvé grâce à mes grosses esgourdes d'adulte d'une part parce que la musique est travaillée en diable (ce qui ne surprendra pas les fans des ogres), et d'autre part les textes ne sont pas niais... et même parfois succulents quand Pit'Ocha s'en prend à notre président! Et oui, ils ont beau s'adresser à un très jeune public, les ogres ne peuvent pas s'empêcher d'en mettre une couche sur le petit Nicolas!
Mickey 3D ne se prive pas non plus de ce plaisir dans la grande évasion. Ce groupe aussi est parfaitement fidèle à son habitude. Des textes denses et bien foutus, portés par une musique très solide, et défendus par un chant très particulier. Le débit monotone du chanteur m'a toujours un petit peu rebuté, mais les histoires qu'il raconte sont si bien construites, et la musique si bien en place, que mes réserves ont été largement balayées.

Mais de toute cette moisson, j'ai vraiment vu un album sortir nettement du lot. Il s'agit des faux talbins de Sanseverino. Vous aurez certainement compris à la lecture de mes chroniques musicales que j'ai beaucoup de respect pour les groupes et chanteurs qui prennent le risque de se renouveller. Sanseverino est un coutumier du fait, mais ça n'a pas été jusqu'alors une absolue réussite dans ses albums studios. (Je ne fais pas ici de litote: j'ai vraiment apprécié ses albums précédents, mais ils n'étaient pas parfaits à mon sens.)
Je ne jetterais par contre rien dans les faux talbins. Après le jazz manouche et le big band notamment, nous voici plongés dans une ambiance très années 50 dans un album aux teintes de variétés qui se concentre particulièrement sur le destin des petits bandits de l'époque.
Ce décor rapidement planté est d'ailleurs assez réducteur puisque l'ambiance varie beaucoup d'une chanson à l'autre, passant de la gaudriole au plus frontal désespoir. Si la tonalité change, la maitrise musicale et la fougue des textes reste inchangée. L'album est à la fois réjouissant et un peu régressif par moments, tout en restant très haute qualité dans la musique comme dans les textes.
Respect.

lundi, novembre 30, 2009

Grand jeu

Sauras-tu classer ces deux photos dans l'ordre chronologique?
Oui, parce que je ne veux pas vous lasser, mais j'ai couru il y a quinze jours un brillant semi-marathon (de Boulogne) dans le temps record d'1h39. Et oui, 8 minutes de mieux qu'il y a six mois.
12 premiers kilomètres dans un rêve, 6 kilomètres suivant sans trop de peine, mais trois derniers kilomètres vraiment dans le rouge. Et de ces deux photos, une a été prise au 20ème kilomètre, et l'autre au dixième...

dimanche, novembre 29, 2009

Gaelou de Novembre

vendredi, novembre 27, 2009

Making of


Dévoré par la pression, Gael est loin de se la couler douce. Il sait qu'il est à quelques jours de se retrouver mis en scène dans un des montages que le blog publie régulièrement.
Alors il s'entraine d'arrache-pied. Pour vous en mettre plein les yeux (et les oreilles).

Lagarce


Il y a de cela un mois et demi, alors que j'étais absorbé par de hautes tâches (comme réparer l'ordinateur ou regarder un match), Elena a obtenu mon accord pour que nous allions voir une pièce d'un auteur que, malgré la large culture dont vous me savez pourvu, je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam. Il faut dire que j'ai la fâcheuse tendance à accepter les yeux fermés n'importe quel plan foireux pourvu qu'il soit suffisamment loin dans le temps.
Et bien figurez-vous que le temps passant, cet engagement brumeux a peu à peu pris de la substance, si bien que j'ai réalisé dimanche soir que ma soirée du lendemain serait consacrée à assister à l'oeuvre d'un mystérieux sieur Jean-Luc Lagarce.
Croisant les doigts pour qu'il s'agisse d'une comédie de boulevard appelant le rire gras, je me suis renseigné. Le titre semblait, cela dit, en légère contradiction avec cette hypothèse: Juste la fin du monde. La possibilité qu'il s'agisse d'une bluette romantique avait elle aussi du plomb dans l'aile.
J'eus tôt fait de lever le mystère. Effectivement, la soirée s'annonçait bien. La pièce narre tout simplement le retour à la maison d'un jeune homme qui va annoncer à sa famille (qu'il a quitté sans donner d'adresse plusieurs années auparavant) qu'il est sidéen en phase terminale. Situation que devait bien connaitre Lagarce, séropositif emporté par la maladie en 1995.
Youpi.

Vous qui fréquentez régulièrement ce blog, vous devez commencer à connaitre mes effets. Et oui, comme à chaque fois que je mets si longtemps à planter le décor, j'ai été surpris et enthousiasmé par cette pièce.
D'abord, ce n'est pas parce qu'une pièce est triste qu'elle est nécessairement chiante, loin de là. Mais là, il se trouve que j'ai été d'abord surpris par le fait que la maladie du protagoniste principal est plutôt périphérique à l'histoire (même si elle donne toute sa profondeur à ce personnage, et permets quelques parenthèses étourdissantes).
Le vrai sujet, c'est son départ et son retour aussi brusques l'un de l'autre, et comment ils ont été vécu par son frère, sa soeur, sa belle-soeur et sa mère. Ceux-ci sont partagés entre leur amour pour lui, leur compassion pour son malheur, et leur haine devant sa posture d'éternel malheureux qui disparait du jour au lendemain.

Bref, cinq personnages à vif, tiraillés entre amour profond et haine vicérale, se confrontent sous nos yeux pendant deux heures, et s'envoient successivement des vérités à la figure. Un molologue virtuose a à peine achevé de te laisser tout pantelant (pour ne pas dire "sur le cul") que la réplique t'emporte tout aussi violemment. Et ce n'est pas juste une affaire d'éloquence; les arguments dégainés successivement ne cessent de te faire réviser ton jugement sur les personnages.
J'adore ça. C'est même peut-être le genre de situation que je préfère au théâtre.

Encore faut-il que la pièce soit bien défendue. Quand je vous aurai précisé qu'elle est jouée par la Comédie Française, je pense que je vous aurai rassuré. Et de fait, c'est comme d'habitude un plaisir de voir ces maitres-acteurs défendre leurs personnages, sans tape-à-l'oeil mais avec un je ne sais quoi qui te laisse sur le cul (j'ai utilisé mon seul adjectif alternatif, je suis obligé d'être bassement vulgaire). J'ai un respect tout particulier pour l'acteur principal qui a été d'une justesse fabuleuse du début à la fin malgré un rhume carabiné.
Cerise sur la gâteau, la mise en scène est parfaitement sobre. Pas de lourde ambition (genre je te projette l'histoire dans le passé, ou je te sors un décors tarabiscoté) ici, juste de la proximité. J'ai lu par la suite que le metteur en scène voulait importer le gros plan au théâtre: il a donc sacrifié les cinq premiers rangs pour ajouter une avant-scène, ce qui permet des jeux de profondeur - et ravi les veinards qui, comme nous, étaient placés au septième rang!

Alors on dit quoi! On dit merci Elena!

samedi, novembre 21, 2009

Très bon

Cette page du Monde.fr!
Cela dit, je précise pour ceux auprès de qui je ne me suis pas épanché sur le sujet que je ne me rappelle pas avoir regardé un match où l'équipe que je soutiens a été aussi piteuse (et je soutiens le FCNA!) Et qu'à l'inverse, les Irlandais m'ont énormément surpris par la qualité de leur jeu, très largement supérieur au notre mercredi.
Juste pour être clair, quoi.