dimanche, octobre 15, 2006

La mort d'une juste


Comme vous l'aurez compris par la première prise de plume d'Elena, nous avons été très touchés par l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. Elena m'avait fait découvrir ses bouquins sur la Tchétchénie et la Russie, des reportages coup de poing à lire les mâchoires serrées de rage. Même si leur lecture est loin d'être plaisante, il me semble essentiel de s'informer sur les crimes locaux, le mépris de l'humanité dont ils témoignent et l'amoralité qui gangrène la société russe.
En outre, ses reportages nous renvoient à la scandaleuse apathie de la société russe,
qui se sent complétement découplée de son pouvoir politique, à l'hypocrisie de nos dirigeants (qui culmine dans la mascarade de la légion d'honneur accordée à Poutine)... et à notre propre inaction.
Qui se scandalise encore de voir nos dirigeants caresser le Kremlin dans le sens du poil, les yeux rivés sur les gisements de gaz et de pétrole russes? Sans rêver d'une prise de position courageuse, une première étape serait de nous épargner les démonstrations ostensibles d'amitié envers Poutine de Berlusconi, Schröder and co. Ce serait la différence entre réalisme et amoralité, comme entendu sur Arte.
La grandeur d'âme de
Politkovskaïa était éclatante face à toute cette médiocrité. Isolée, menacée, elle a poursuivi son inlassable travail d'information sans réel espoir d'amélioration de la société russe. Elle rejoint la longue liste de journalistes assassinés par des "criminels de droit commun", ce que l'enquête des autorités russes ne manquera pas de conclure.
Je vous renvoie une fois encore à l'excellent Arrêt sur images de la semaine, qui revient sur les nombreuses questions révélées par le cas
Politkovskaïa: l'état de la Tchéchénie et des militaires russes, la réaction de Poutine à sa mort, le coup de la légion d'honneur pour Poutine, etc.

samedi, octobre 14, 2006

Pouf pouf


Jouez à décider l'avenir de vos héros favoris pour 1 euro 95 par SMS seulement, dans le cadre de notre grand jeu "L'embarras du choix"!
Composez les 0140305***, puis appuyez sur la touche:
  • 1 pour Trieste: L'Italie, la mer, la montagne, la Croatie et Venise à portée de main... Le retour au pays tant attendu d'Elena, et un post-doc bien payé dans un labo de neuroscience pour Vincent, au sein d'un réseau reconnu!
  • 2 pour Centrale: Rester dans la capitale où nous sommes si bien, dans notre bel appartement! Elena garde ses contacts, et Vincent commence un post-doc bien payé sous la direction d'un chercheur reconnu!
  • 3 pour Philips: Rester dans la capitale où nous sommes si bien, et acheter un appart' encore mieux parce qu'on aura plein de blé! Elena garde ses contacts et reste dans le milieu précaire de la culture qu'elle adore, et Vincent entame un CDI de R&D bien payé, dans de bonnes conditions!
  • 4 pour envoyer tout le monde chier et choisir un boulot naze, parce qu'il y en a marre de toute cette pression!
Vos votes sont attendus avec impatience jusqu'à la fin du mois!

jeudi, octobre 12, 2006

Le double check à l'aéroport




Me voila fraichement revenu d'Atlanta, petite bourgade de cinq millions d'américains sans aucun intérêt touristique. Comme j'ai encore la tête à l'envers, je vous propose une petite anecdote avant des posts un peu plus structurés.
Je vous signale juste que la première photo concerne les chute d'Amicalola, près des Apalaches. La deuxième, c'est l'intérieur de mon très impressionnant hotel: 50 étages, 1650 chambres, 4 restos et donc une cour intérieure du meilleur effet.

Mais revenons à l'anecdote promise. Après mon débarquement à l'aéroport (il était 2 heures du mat' à mon horloge biologique), je me rend comme il se doit à la remise des bagages. Après une bonne dizaine de minutes de scan attentif des valises qui passaient devant moi, je récupère la mienne. Jusque là rien d'anormal.
La poignée de ma petite valise étant entravée par la gros code barre d'identification, je m'en débarasse et me dirige vers la sortie. Je croise un autre tapis roulant sur lequel les autres voyageurs redéposent leur valise. J'imagine qu'ils sont en transit et doivent réenregistrer leurs bagages. Ca faisait un paquet de monde en transit, mais qui sait: vu l'intérêt démentiel d'Atlanta, je pouvais penser que l'aéroport servait surtout d'escale intermédiaire.

Sauf qu'un peu plus loin, je tombe sur un contrôle de sécurité, pareil à ceux qu'on passe en entrant dans un aéroport: rayons X et détecteur de métal. Pour sortir! Je m'y fais impitoyablement refouler; faut dire, j'avais fait le con: avec ma mousse à raser et mon dentifrice, je représentais un tel danger que je n'avais aucune chance de passer.
J'essaye de plaider que je veux juste sortir, merdalors, mais rien n'y fait. Et le personnel avait l'air d'être habitué à ne pas se laisser infléchir facilement...
Il semble donc que tous les voyageurs venant de l'étranger doivent repasser un contrôle avant de pénétrer dans l'aéroport (vous savez ce que c'est: on ne peut jamais être sûr que ces espèces d'étrangers fassent leurs contrôles consciencieusement). Et qu'il faut absolument repasser par l'aéroport pour sortir...

Je fus donc bon pour rebrousser chemin, à la recherche de la poubelle dans laquelle j'avais jeté mon étiquette. Evidemment, un tel comportement à contre-courant de la masse des voyageurs ne pouvait pas être autorisé, et je me suis fais stopper vite fait. Ma course fut déviée vers un guichet de Delta Airlines, où une hotesse antipathique m'a réimprimé une étiquette vite fait.
J'ai alors eu le droit de repasser le contrôle, cette fois-ci avec succès. Et ça valait presque le coup: j'ai ensuite traversé 6 terminaux en métro pour arriver à la sortie! Quand on fait dans l'énorme aux USs, on ne mégote pas!
Et c'est alors que j'ai rencontré ma nouvelle épreuve: les bagages ressortaient sur pas moins de 20 tapis roulants différents, arrangés selon la provenance des avions. Mais mon ticket banalisé n'en mentionnait aucune! J'ai donc dû (à 4h du mat biologique), slalommer entre ces tapis roulants surpeuplés, en me concentrant pour ne pas laisser échapper ma valise (qui ressemble à beaucoup d'autres figurez-vous!)
Que d'émotions! A plus pour d'autres anecdotes!

mardi, octobre 10, 2006

















le mot arc-en-ciel signifie "vérité".
c'est un peu rhétorique, comme dessin. mais j'ai rien trouvé d'autre.
et écrire c'est pas trop mon truc (c'est donc Elena qui cause).

ah, penser que ce criminel est omnipuissant.
et que son meilleur pote est l'ex-président du conseil de mon petit pays.
je suis sûre qu'il aurait bien aimé faire comme lui, faire déscendre des journalistes chez nous aussi...

et combien de gens se seraient énervés, et seraient allés aux funérailles?
sûrement plein. et ils auraient applaudi le cercueil.
puis tout le monde serait rentré chez lui, à s'occuper de comment tricher sur la déclaration des impôts...

et B. serait remonté dans les sondages en déclarant que c'est inacceptable, et que c'est certainement un complot catho-communiste... et les gens lui auraient cru.

comme ils croyent Poutine.
et comme ils ont cru Mussolini...

vendredi, octobre 06, 2006

Grand corps malade


Ca faisait un bail, une petite chronique-concert! Mercredi, nous sommes allé voir Grand Corps Malade, le slameur dont je vous avais déjà parlé ici, au Bataclan. Le garçon a le vent en poupe et s'installe dans cette belle salle pendant 10 jours.
Nous sommes arrivés assez tôt pour constater deux choses. D'une part, Aznavour continue de nous suivre à la trace puisqu'après la rue Ketanou il y un deux ans, il assiste au même concert que nous fois encore. D'autre part, c'est sympa d'aller assister au concert d'un mec qui remet la poésie et le français au goût du jour, mais on s'expose à cohabiter avec des collégiens trainés ici de force par un prof de français trop dynamique. Nous avons donc eu la joie de voir les trois rangs qui nous précédaient emplis de petits jeunes à coupes faussement décoiffées. Plus de peur que de mal heureusement: ils ont été calmes, et si on fait abstraction des irruptions sporadiques de portables pour enregistrer/photographier/filmer certains morceaux.

En première partie, nous avons eu droit à un petit one man show réjouissant d'un pote de Grand Corps Malade. Le gars était encore tout timide sur scène, mais ses textes très politiquement incorrects (mon père bat ma mère; l'école est très dangereuse pour les profs; les rappers sont des crétins...) nous ont bidonné jusqu'à l'apothéose: un inénarrable mariage de rappers. Allez, juste une vanne pour vous donner une image de ce que c'était: "On a souvent du mal a différentier rap et slam. Disons qu'ils sont cousins, mais qu'il n'y en a qu'un qui est allé à l'école!".

Ce fut alors à la grande silhouette et à la voix pleine de Grand Corps Malade de prendre possession de la scène. Un très bon concert, mais comme les slameurs ne peuvent bien sûr pas beaucoup dévier des chansons de leurs CDs, l'intérêt de la chose n'était pas dans la relecture "live" de morceaux qu'on connait par coeur.
Elle tenait à l'arrangement musical d'abord: un quatuor à corde, une guitarre, un piano et des percus, mettant magnifiquement en valeur les textes sans leur voler la vedette. Et évidemment nous eûmes droit au passage de nombreux potes talentueux.
Le concert était étonnant également par la présence scénique du bonhomme: figé pour des raisons évidente, cela ne l'empêche pas de scotcher le public et de donner une impression de calme.
Mais ce sont surtout les nouveaux textes qui ont valu le déplacement. Des poétiques (sur l'amour, si si il se lance), des inventifs (sa presque signature chez universal racontée avec moultes jeux de mots), et des drôles (sur sa béquille et son appart' de célibataire). Le monsieur a du talent, et sa surexposition médiatique n'y semble rien changer.
Bref, du très très bon qui donne envie de se remettre fissa le CD dans les oreilles, et de se lancer à écrire soit même...

Sur ce, je vous quitte pour quelques jours à Atlanta. je sens que ça va être une expérience touristique moins forte que Trieste...

mardi, octobre 03, 2006

Point bébés





It's raining babes!
Appoline et Augustin, tout comme Hugo (qui continuent à pousser), souhaitent la bienvenue à Mateo Gonzales-Panzani, fils de Sara et Raul.
L'invasion continue...

lundi, octobre 02, 2006

La minute philo

La journée de poker d'hier, et mon retour à mon quotidien habituel de recherche de mon futur incertain, m'ont mené à de bien puissantes reflexions, dont je vais vous faire part pour relever le niveau de ce blog.

Un des aspects fascinant du poker est qu'il est basé sur du pur hasard, qu'il s'agit de maitriser. Le jeu est donc loin d'être aussi crétin que je ne pensais au premier abord. Pour autant, il faut je pense se garder de tomber dans l'excès inverse en réduisant la rôle du bol à portion congrue. Ainsi, les déclarations de notre bon Bruel national selon lesquelles "le poker c'est 20% de maîtrise et 80% de chance pour les débutants, et l'inverse pour les pros", me semblent sacrément favorables aux pros.

Dans le domaine complétement différent de la recherche de boulot, je trouve qu'on a la même tendance à sur-estimer notre faculté à planifier notre carrière (et négliger l'impact du hasard des rencontres et des postes disponibles à l'instant considéré). Il est ensuite très facile de rationaliser son parcours, en lui trouvant une cohérence a posteriori.
Par exemple, si GE avait pris un peu plus soin de moi au bon moment, je ne deviendrais pas le chercheur génial ou le professeur brillant qu'il est maintenant évident que je serai. Ou encore: si mon maître de thèse de n'était pas mis une mine avec son collégue de Trieste il y a 15 ans, il ne me l'aurait pas recommandé et jamais je n'aurais eu la moindre occasion d'y faire un tour, de m'y installer, d'y faire de nombreux enfants, de devenir un leader politique reconnu et d'y créer la république utopique du Triestino-Elena.

Bref. Cette tendance à sous-évaluer le rôle du hasard, du bol et de son absence, si elle est rassurante puisqu'elle nous donne une impression de maîtrise, nous empêche aussi de prendre le déroulement des événements avec sérénité et de ne pas nous en vouloir quand ça tourne mal. Un peu d'humilité ne ferait pas de mal, que ce soit quand on glose sur l'invincibilité supposée de Sarkozy ou de Buffon, ou que l'on analyse les raisons du penalty raté de Trézéguet.
Allez, ce blog a atteint son quotat de réflexion puissante pour le prochain semestre. Je vais donc de ce pas me décapsuler une bonne bière, et vous souhaite la bonne nuit!

dimanche, octobre 01, 2006

Vinz poker tour




Le VinZ Poker Tour vient de s'achever. Il vient de réunir pour sa première édition huit joueurs de très haut niveau pour une journée de trois parties enflammées de Texas hold'em poker: Alex "confit" Bataille, Alex "expert" Hervieux, Bix "bad beat" Aycirieix, Elena "unreadable" Fantoni, Fred "dreamer" Rabain, Mathieu "overtrained" Auvray, l'invité surprise Michel et Vinci "all in" Auvray. Ce tournois prestigieux était doté cette année d'une casquette de meilleur goût comme premier prix.
Après un rapide échauffement à base de pains au chocolat et le traditionnel sacrifice de chaise de Fred, nous nous sommes mis au boulot sur une première partie où chaque joueur a brulé 1 050 000$ en trois heures. Il fut temps de nous rassasier d'une combi samoussa maisons - carri de porc et glaces, le tout arrosé de vins excellents (avec une mention spéciale au grand cru Saint-Emilion 2001 d'Alex). Les plats ont été servis ponctuellement grâce à l'abnegation de votre serviteur, éliminé en premier (par la main de sa méchante femme).
La deuxième partie a confirmé la part que le hasard joue dans les parties de débutants: la hierarchie a été bouleversée, et ce n'est pas le petit dijo servi après le café qui a permis des comportements beaucoup plus rationnels. Le rôle de l'éliminé précoce a d'ailleurs cette fois-ci été joué par Alex H., champion de la première partie, et qui a beaucoup souffert de ne pas pouvoir s'occuper à cuisiner en attendant les autres éliminations.
Enfin, une troisième petite partie jouée sur les chapeaux de roues à achevé la journée et abouti au classement suivant:
  1. ex aequos: Michel, Mathieu et moi. Une grande victoire de la fratrie Auvray, ou une belle preuve de politesse des invités?
  2. Alex H.
  3. Fred.
  4. ex-aequos: Bix et Elena.
  5. Alex B.
Mais encore une fois, vu que deux des vainqueurs ont aussi été derniers d'autres parties, ce classement est tout relatif. Les trois conclusions possibles sont:
  • Le poker est un jeu où seule compte la chance.
  • On est des gros nazes, alors seuls le hasard a joué sur nos parties. Par contre, les bons arrivent à le maitriser.
  • On est tous excellents, mais on a un niveau extrêmement proche...
A bientôt pour une prochaine édition. A moins qu'il ne s'agisse du Alex, Bix, Fred ou Mat Poker Tour!

samedi, septembre 30, 2006

Et Trieste passe en tête...



Au hit parade des destinations futures possibles!
On m'y propose un post-doc dans de bonnes conditions, dans un coin très sympa d'Italie, et dans un milieu interdisciplinaire des plus dépaysant: j'y travaillerais avec des neurobiologistes sur des sujets très différents de ce que je faisais jusqu'alors. Il pourrait s'agir de mesurer les déplacements nanométriques de certains neurones, de quantifier des échanges moléculaires au sein de certaines cellules, ou de mieux comprendre comment se déplace un sangsue... le tout grâce à l'image, quand même. Et si je suis sage, j'aurai le droit de me frotter à la physique fondamentale et au synchrotron d'Alex!
Cette interdisciplinarité m'attire à donf, mais c'est aussi elle qui fait question: il me faut m'assurer que ce genre de post-doc est aussi apprécié qu'un travail plus approfondi à 100% dans le monde de l'image... Verdict après deux-trois semaines de réflexion!

A part ça, ce petit voyage m'a donné un très bonne image de Trieste sous le soleil, coincée entre mer et montagne. Il parait cela dit que le climat est assez rude quand il se met à faire froid. J'en ai aussi profité pour trainer à Venise: toujours aussi belle, mais toujours aussi bondée... Il va de soit que si nous devenions triestini, nous étudierions de près Venise... (comme Udine, Lubjana, la Croatie, etc!)
L'épreuve du train de nuit s'est passée sans ecombre à l'aller, grâce notamment à un couple de russes d'une quarantaine d'année qui ont pris les choses en main de manière autoritaire et décrété le couvre-feu à 21h30... ce qui m'allait tout à fait, et m'a permis d'encaisser une journée d'explications de neuro-biologistes en anglais et italien le lendemain.
Au retour par contre (la nuit dernière), je suis tombé avec les triplettes de Belleville. Trois copines d'un soixantaine d'année en goguettes, très gentilles mais insupportables: elles n'acceptaient pas les rideaux, y compris pour nous protéger de la lumière du couloir; elles ont discuté jusqu'à 1h du mat' entre elles alors que les trois autres résidents de la couchette étaient au pieu depuis 2-3h; et elles n'ont jamais voulu vérouiller le compartiment pour ne pas se prendre la porte dans les dents lors de leurs nombreux pipis nocturnes...
J'espère récupérer la nuit prochaine, car je me dois d'être frais pour le VinZ Poker Tour. J'héberge demain une rencontre au sommet entre une petite dizaine de potes joueurs de poker. Je vous tiendrai informé des résultats au plus vite, comme il se doit!

mercredi, septembre 27, 2006

Manque d'inspiration


Vous savez ce que c'est, l'inspiration et l'approvisionnement du blog en posts succulents, fins et délicats, ça va, ça vient... Et là, alors que cette semaine j'ai pas mal de temps, ben étrangement je n'ai pas grosse inspiration.
Ce qui est paradoxal, parce que ça ne me gêne pas outre mesure d'habitude de n'avoir rien de particulier à raconter! Qui plus est, il se passe plein de choses dans ma petite vie: le relais, la remise de la thèse, la recherche de taff, les confs (après Istanbul, Atlanta dans dix jours), le Vinz poker tour...
En bon scientifique, j'avance deux explications à ce mutisme paradoxal:
  • On se rend plus facilement compte qu'on n'a rien à raconter dans les périodes où on a des trucs à raconter, voyez-vous. Entre mon relais (héroique, je sais) et mon voyage à Trieste (j'y viens), je n'ai pas le coeur de vous entretenir de foot, Spiegel et Sarko, pour votre plus grand plaisir. C'est frustrant pour vous, chers lecteurs, mais vous n'imaginez pas sérieusement de parenthèses intismistes en plein coeur d'une épopée dramatique magistrale! Ou pour parler plus spécialement à Bix (attaque gratuite), je vais pas vous gonfler avec une scène sentimentale à la con en plein milieu d'une scène d'action avec des explosions et des aliens mutants!
  • La recherche de taff commence à me casser les c..., euh je veux dire à me peser un brin. Alors je boude jusqu'à ce qu'on soit fixé une fois pour toute. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, les post-docs à Gênes et Rennes c'est mort (ou alors il faudrait qu'on mange une fois par jour), et GE quasiment foutu également. Du coup, le post-doc à Trieste (j'y viens je vous dit!) et le taff chez Philips tiennent la corde, avec un post-doc à Centrale en outsider sérieux. La beauté de la chose étant qu'aucune de ces options n'est certaine, évidemment...
Du coup, je me barre sur le champ (enfin, dans deux heures), à Trieste. C'est le point rouge sur la carte, et on voit tout l'intérêt touristique que pourrait avoir un post-doc (mer, montagne, Italie, rayonnage vers la Slovénie, la Croatie et l'Autriche en perspective... et puis c'est le pays de la grappa!), et toutes les emmerdes que poserait un emménagement (c'est vraiment au bout du bout de l'Italie) là bas.
Comme je suis un garçon sérieux, je ne me déciderai pas (que) sur des questions d'ensoleillement et de température de l'eau, mais sur les belles recherches qu'on me propose de faire là bas. Ce dont je vais parler en italien après une nuit blanche dans un train de nuit, d'où mon tempéramment un peu irritable aujourd'hui.
Allez, à plus pour un rapport de ce beau voyage (15 heures aller, 30 heures sur place, 15 heures retour, le rythme des champions!)

lundi, septembre 25, 2006

Relais héroique




L'épreuve terrible du relais a donc eu lieu hier, et j'y ai survécu. Après un levé à 6h20, particulièrement héroïque pour la pauvre Elena (c'est beau, l'amour), nous avons gagné Bain-de-Bretagne en compagnie de 115 équipes de 6 coureurs.
Je me suis donc élancé sur le premier relais de 17,8km et, fidèle à ma stratégie de ne pas partir trop vite, je me suis installé confortablement à l'antépénultième position dès la première minute de course. Assis sur mon orgueil (et la peur de craquer au ventre), j'ai gardé un petit rythme de sénateur de 11 km/h sur la première moitié de course, ce qui m'a tout de même permi d'effacer une candidate féminine... et de me faire doubler par une autre.
Au 10ème kilomètre, voyant que je n'étais pas encore à l'agonie, j'ai accéléré tranquillement, remontant un candidat en perdition. Puis au 15ème, lâssé d'être dans le sillage d'une autre féminine depuis 10km, j'ai accéléré et au terme d'une lutte dantesque réussi à la dépasser, pour finalement passer le relais en 110ème position en 1h34.
Malgré cette piètre position, je suis plutôt content de ma course parce que, comme je vous l'avais confié, je n'étais pas du tout certain de me sortir de ce guet-apen honorablement. Mes partenaires, bien que meilleurs que moi, ont été assez sympa pour ne pas m'en vouloir, ce qui nous a valu de finir 103ème au final.
Mais le Semnon, c'est vraiment pas une course pour les enfants. Quand on voit qu'il faut tourner à 13,5 km/h pour finir dans la première moitié, et à plus de 15 pour finir en tête, on comprend bien que cette course ne s'adresse pas trop à un public familial modérément sportif, mais à des grosses brutes affûtées! Ce qui n'empêche pas l'ambiance d'être très sympa, et la journée d'avoir été excellente pour moi et mes sympathiques accompagnateurs.
J'arrive même à marcher normalement aujourd'hui... Par contre, descendre les escaliers est assez douloureux...

samedi, septembre 23, 2006

Cours, Vinci, cours


C'est demain que je vais payer le prix de ma témérité. Au début de l'été, ne me laissant pas démonter par la perspective de la rédaction de la thèse, j'ai accepté la proposition d'un collégue coureur de rejoindre l'équipe de relais qui va courir les 100km du Semnon cette année. Je trouvais le concept sympa, et l'idée d'avoir un objectif pour me forcer à courir cet été n'était pas pour me déplaire.
Evidemment, avec la rédaction, ainsi qu'une toux persistente, je ne me suis pas du tout préparé comme il faudrait. De leur côté, mes petits camarades de l'Irisa se sont entrainés au rythme de trois courses par semaine, alors même qu'ils vont déjà bien plus vite que moi en temps normal.
Comme si ça ne suffisait pas, ils sont persuadés que je suis une grosse brute sous prétexte quej'ai la moitié de la moyenne d'âge de l'équipe. J'ai beau nier, rappeler à chaque fois que mon objectif est simplement de finir, ils s'entêtent à prendre cela pour de la fausse modestie! Pour preuve, pour me rassurer, ils m'ont envoyé leurs temps l'année dernière: sur le premier relais de 18km que je vais effectuer demain, ils avaient fait 1h18, alors que je considérerai avoir effectué une très belle performance si je caresse le 1h40!
J'attire ton attention, sympathique lecteur, sur le fait qu'il s'agit d'un relais. Si je m'effondre, c'est cinq autres coureurs, au top, préparés, motivés, que j'emmerde! Je te dis pas la motivation quand je m'élancerai dans la forêt humide demain matin à 9h!
Cerise sur le gateau, la météo nous prévoit des orages du matin au soir sur la Bretagne tétonnant). Non seulement la course sera pénible, mais en plus les 8 heures à regarder les autres passer sera très humide.
Bref, vivement la douche chaude de demain soir! Bon week-end, et vive le sport!

mercredi, septembre 20, 2006

De l'objectivite des medias...


... et du manque de coherence de l'opinion publique.

Un grand titre pour un petit post. Qu'est-ce que c'est que ce craquage sur l'"agression" de Nolwen par Segolene? De retour d'Istanbul, je n'ai pas pu eviter une petite bouffee de plaisir mesquin en apprenant la nouvelle. Enfin s'est-elle montree sous son vrai visage!
Je fus du coup tout surpris de voir les images de l'affrontement, pas si terrible que ca, pas si gratuit que ca (comme tres bien explique par Judith Bernard) et surtout completement sorti de son contexte. Je ne suis pas grand habitue des meetings politiques, mais j'imagine que ce genre de joutes oratoires doit se produire souvent, surtout aux approches d'une echeance electorale importante.
Pouquoi alors s'interesser precisement sur cette intervention la? Zoomer dessus, la presenter en gros titre, faire reagir la fameuse Nolwen?

Je me l'explique d'abord par une certaine sympathie des journalistes pour Sarkozy (a ce sujet, l'Arret sur Images de la semaine derniere est eloquent. Meme si on n'a plus le droit a la version non montee sur le web). A ce sujet, je m'etonne au plus haut point qu'on ne s'attarde peu (et seulement pour un public choisi: celui des Guignols et de Groland) sur le derapage de Sarko aux Etats-Unis, quand il a crache son mepris de maniere complement gratuite sur la Russie. Quand je vois comme les medias et le public sont intransigeants vis a vis de Jospin, parce qu'il a dit une betise il y a cinq ans sous le coup d'une grosse emotion, je me demande pourquoi on passe tout a Sarko. Un candidat au plus haut poste de l'Etat, cense represente la France de part le monde, et tres attentif a tous ces problemes de dimension internationale, se permet d'attaauer un de nos puissants voisins?
Mais je crois que le phenomene le plus important expliquant le traitement de l'affaire Segolene-Nolwen est simplement d'ordre mediatique: de la meme facon qu'on a adore la faire monter tres haut, la transformer en phenomene, en faire une super star-nouveau visage-differente(-et en plus c'est une femme!), on cherche a present a bruler la nouvelle idole, creer le gros coup mediatique en la revelant sous une autre lumiere.
Maintenant, pourquoi a-t'on envie de bruler Segolene, mais de conserver Sarko, je ne me l'explique pas bien...

PS: Une autre emission passionante hier soir: le C dans l'air d'hier soir, consacre au 3eme homme de Matignon, mais qui est plutot parti dans des analyses du positionnement politique des uns et des autres. Tres instructif.
PPS: L'image illustrant ce post est bien une photo de Segolene a Poil.

La beaute de la recherche


Voila comment un physicien pense...

lundi, septembre 18, 2006

Champagne!

Revoila l'assoiffe du blog! 10 jours d'abstinence, et puis 2 posts par jour!

Alors c'est les yeux embues par l'emotion que j'ai la joie de vous annoncer la naissance de mon rapport de these. Il pese 279 pages (et 117 references, que j'ai du compter pour l'administration!) et se trouve la. Le papa est tout emu.
L'accouchement a eu lieu dans une douleur relative, mais la sage-femme Patrick a su l'accompagner avec pertinence (quoiqu'avec un peu de dirigisme).

Maintenant, a boire!

Vinci a la rescousse!


Ben ca si on m'avait dit qu'un jour je prendrais la plume pour defendre le pape... Mais c'est bien a cela que je mets a profit l'attente de l'impression de ma these (hehe).

Je commence a en avoir ras la casquette de la mollesse avec laquelle nos medias et hommes politiques reagissent aux revendications des fondamentalistes. Quelqu'en soit le pretexte (caricatures ou pseudo-derapage papal), des qu'il se forme une vague de colere chez les integristes islamistes, il se met a regner chez une sorte de flou malsain, empreint de mauvaise conscience et de peur, qui pousse a leur donner plus ou moins raison... Certes, ils sont un peu virulents, mais respectons-les un peu, ces braves bougres! (Et comme ca les terroristes prefereront peut-etre faire peter les avions des voisins plutot que les notres).

Pourtant, les moyens pertinents de calmer ces crises de conscience ne manquent pas (en arbitrant de maniere plus decidee en Palestine, en continuant de lutter contre le racisme, en ne faisant pas des guerres idiotes la bas, en ne refusant pas l'entree de la Turquie dans l'Europe pour de mauvaises raisons...) Mais non, c'est trop complique, ca suppose une certaine dose de courage, voire (aie) de vision a long terme, et ca risquerait de froisser notre audimat/electorat.
Du coup, on a l'impression qu'on recule devant ces sales cons (je suis oblige de rappeler que je parle des fondamentalistes et pas des musulmans...), et ce qui est plus grave, ils ont l'impression d'avancer. Ce qui n'est pas pour leur deplaire, mais surtout leur donne une sacre legitimite pour recruter encore plus largement chez les paumes locaux.

Je ne sais pas exactement ce que notre bon Benedicte a dit (et d'ailleurs qui le sait-il vraiment?), mais je souhaiterai plus de serenite face aux enervements barbus. Pour dire un autre truc philo-catho (Ludo, JB, imprimez cette page), je ne suis pas sur que le monde sera plus dur pour les mulsumans le jour ou les islamistes accepteront les critiques, quelque fois pas fines, de la meme maniere que les cathos integristes, ou on pourra juger leurs derapages aussi clairement que ceux du pape.
C'est peut-etre pas plus mal de voir de temps en temps une caricature de Mahomet en string, si on peut entrer en discotheque sans problemes, et si les USAs deviennent plus objectifs au Moyen-Orient.

dimanche, septembre 17, 2006

Chronique ciné



Fermement décidés à ne pas râter les deux films majeurs actuellement au cinéma (la science des rêves et le vent se lève), nous sommes allé deux fois au ciné cette semaine... voir Little miss sunshine et Thank you for smoking... Cherchez pas, on a nos raisons! Et on a bien fait, parce que ces deux films sont excellents!

Little miss sunshine est une petite comédie américaine réussissant le grand écart entre cynisme, politiquement incorrect et bonne humeur. L'histoire - une famille traverse les Etats-Unis pour accompagner leur gamine à un concours de beauté pour enfants - est un prétexte pour réunir des personnages originaux, jugez plutôt: un oncle, spécialiste américain de Proust et suicidaire depuis que l'étudiant dont il est amoureux est parti avec l'autre spécialiste américain de Proust; un grand-père héroïnomane et obsédé; un frangin nihiliste, admirateur de Nietsche et ayant fait voeux de silence... et mon favori: le papa, américain pur jus ayant pondu une méthode du succès en 9 points, et qui tire des enseignements de toute péripétie à l'aune de sa fascinante philosophie scindant l'humanité en winners et loosers.
Toute cette petite troupe est emmenée dans une historie sympa, prétexte à confrontations et réconciliations moins niaises qu'il n'y parait, et qui livre un lot de fous rires tout à fait respectable. Le top de la comédie, en quelque sorte.

On entre avec Thank you for smoking dans un monde beaucoup plus acide et cynique. On colle aux basques d'un lobbyiste au service du conglomérat du tabac, spécialiste en relations publiques. C'est lui qui va au charbon quand dans une émission on le confronte à un militant anti-clope et un ado cancéreux... et qui arrive à se faire acclamer en quelques phrases d'un public hostile!
C'est férocement drôle, archi amoral, et beau de voir de tels personnages dépeints dans toute leur cruauté. On suit le sympathique héros en train de règler quelques affaires professionnelles (redorer le blason du tabac en passant une alliance avec Hollywood, se confronter à un sénateur anti-tabac qui veut imprimer des têtes de mort sur les paquets de clope, corrompre un cowboy Marlboro cancéreux...) et privée (notamment lors de ses édifiantes leçons de vie à son fiston, à qui il conseille de savoir faire preuve de "flexibilité morale"). Tout cela regorge de répliques merveilleuses, le summun du film étant consistitué par les rencontres hebdomadaires du héros avec ses deux alters égos du lobby de l'alcool et des armes! Bref, c'est méchant, mais très drôle et juste... et les personnages sont suffisamment fins et charismatiques pour ne pas lasser en un quart d'heure.

Le revoilou




La rédaction de thèse vit ses dernières heures: encore une grosse matinée de corrections et quelques démarches administratives passionnantes, et le futur best-seller de 279 pages

"Estimation et segmentation de mouvements transparents pour des séquences d'images fluoroscopiques avec application au débruitage"

sera soumis à la sagacité de mes rapporteurs.

En attendant, ce n'est pas cette rédaction un brin pénible à la longue, ni une recherche de taff toujours aussi floue (mais prometteuse), qui m'ont empêché de partir pour cinq jours de conférence scientifique à Istanbul. Et tant pis si je n'aperçois Elena qu'une soirée toutes les deux semaines: à cet âge là, on ne change pas vite de toute façon...

Pour les non-thésards, je m'étend un peu sur le concept de conférence scientifique, qui est assez étonnant. L'idée de base, c'est de mettre un maximum de spécialistes d'un même domaine entre les mêmes murs, pour qu'ils s'expliquent mutuellement ce qu'ils font, et que de leurs discussions enflammées naissent tout plein d'idées passionnantes.
Cette belel idée cache une réalité plus complexe. En fait, l'assistance se divise en deux catégories:
  • Une majorité de thésards ou post-docs, dont la culture scientifique ne permet pas de suivre les exposés (hyper-spécialisés) beaucoup plus loin que l'introduction. Ce phénomène est accentué par le fait qu'ils stressent comme des bêtes pour leur exposé à eux, ce qui est stupide quand on sait que toute l'assistance somnolera de toute façon.
  • Des grand pontes balèzes, qui pour la plupart n'en ont rien à foutre des petites recherches présentées par les thésards et post-docs. Ils préfèrent s'agglutiner entre eux, et discuter de collaborations et de visions à long terme au resto d'à côté.
Bon, je précise que je schématise: la plupart des représentants de la première catégorie se donne un mal héroïque pour essayer de comprendre un peu ce que baragoine le Chinois tout stressé qui est en train de présenter (putain que c'est long 20 minutes en anglais quand on ne sait pas parler anglais!), alors que les pontes honnorent pas mal de sessions de leur auguste présence, et sont susceptibles de donner plein de bonnes idées aux quelques thésards bossant sur des sujets qui les passionnent.

Quoiqu'il en soit, le concept de conf aurait de quoi laisser sceptique, s'il n'y avait pas les "social events". Il ne vous aura sûrement pas échappé que les confs ont plus souvent lieu à Hawaï, Rio ou Pékin qu'à Maubeuges, Hannovre ou Minsk.
Et effectivement, tout le challenge est de profiter un max de l'environnement touristique et culturel, tout en nouant des relations d'amitié avec d'autres chercheurs, ce qui réclâme une fraicheur pas toujours disponible après une journée à se torturer le cerveau pour essayer de perser le mystère des recherches du pakistanais qui est sur l'estrade. Surtout quand on y ajoute le décalage horaire!

Dans notre cas particulier, on a bien profité du dimanche pour faire du tourisme. Même si je connaissais déjà la ville depuis un week-end prolongé au début de l'année, j'ai beaucoup apprécié d'une part parce que la ville et magnifique, et d'autre part parce qu'on était hébergé cette fois dans l'autre quartier touristique (la nouvelle Istanbul), ce qui m'a permis d'en découvrir une autre facette.
Et puis il y a eu le magnifique banquet de la conf: une croisière sur le Bosphore, en toute simplicité. J'y ai frôlé l'accident: après avoir harcelé tous les Italiens de la conf' suite à la victoire de la France, je me suis réfugié auprès de deux Belges qui ont fait honneur à leur réputation alcoolisée de convivialité. Le pinard et raki a coulé à flot, surtout quand les organisateurs ont eu la mauvaise idée d'attirer notre attention sur le fait que le repas était "all included".

M'enfin, ça fait du bien de dormir à la maison après tout ça quand même!

jeudi, septembre 07, 2006

Je boude pas...

je bosse!
Et je jubile pour hier soir!
Et je prepare mon sac pour ma conf a Istambul. Si on m'avait dit que ca me ferait chier un jour d'aller a Istambul... Mais la je veux juste glander sur mon canap'!

Bref. A bientot le web.

lundi, septembre 04, 2006

C'est grave docteur?


Les enfants, trop de these monte a la tete. Faisez pas les cons, touchez pas a ca, restez dans le monde reel, ou les oiseaux chantent et la Squadra Azzura est ridicule...

La meilleure preuve: la lapsus suivant dans mon manuscript: j'ai ecrit:
une faible surface de l'aime
au lieu de:
une faible surface de l'image
Amour et image...
Faut le faire quand meme! Oublier une lettre et melanger les autres... Ca cache un rapport malsain a mon taff, non?

Elena, rassure-toi, je n'image que toi!

dimanche, septembre 03, 2006

Grandi campioni


Ceci est le drapeau de la Lituanie. Vous savez, ce pays dont la terrible équipe de foot écume les grands tournois et accumule les titres les plus prestigieux. Je tremble rien qu'à l'idée de la prochaine rencontre de la France et de la Lituanie...
C'était pour l'heure à l'Italie de se frotter à l'épouvantail de ce groupe de qualification pour l'Euro 2008. Au terme d'une prestation convaincante, le brillant champion du monde italien a cloué le bec à ses détracteurs. La squadra azzura n'a rien perdu de la classe qui nous a enchanté pendant le Mondial (et la finale en particulier), et a arraché de haute lutte un phénoménal match nul contre les hommes de Liubinskas. Grâce à leurs qualités techniques mais surtout leur coeur grand comme ça, les transalpins ont tenu face aux assaults des Poskus, Miskoliunas et autres Zvirgzdauskas.
Porté par son public, le champion du Monde a confirmé sa dimension et monter une fois encore que l'Histoire le rangera définitivement aux côtés de l'actuel champion d'Europe (la Grèce, faut-il le préciser) parmi les Grands du football.

mardi, août 29, 2006

Sinon


C'est confirme, ma soutenance aura lieu
le jeudi 16 novembre a 10h30 a Rennes.

Quelques coups de gueule politiques...


Ca faisait longtemps. Alors pour se remettre en forme, deux petits coups de gueule et un enorme.

Villepin va travailler jusqu'au bout. Comme d'habitude, nos dociles medias reprennent texto le message que les communicants au service du beau Dominique ont pense pour lui remonter le bourichon dans les sondages: "C'est un bosseur de l'ombre, il ne nous en veut pas si on meconnait son dur labeur et le meprise, il bossera jusqu'au dernier jour!"
Et beh encore heureux. Ce mec a consacre sa vie a l'ambiti... a servir les francais, j'espere bien qu'il ne va pas bouder et glandouiller en attendant les elections! D'ailleurs, vus les gentilles annonces un tout petit peu populistes qu'il nous a pondu hier, on se dit qu'effectivement il n'est pas homme a se faire dicter son calendrier politique par de basses considerations electoralistes.

Amour, gloire et beaute au PS. Lionel pleure, et il attaque Segolene. Jack est droit dans ses bottes, et il attaque Segolene. Dominique pareil. Quand a Laurent... il attaque Segolene.
Mais on s'en fout de tout ca! Ca arracherait la gueule a nos dociles medias d'aller un peu au fond des choses, au lieu de se gargariser a l'infini des petites phrases des uns ou des autres! Avec des comptes rendus de ce genre, on va encore s'etonner que les hommes politiques sont coupes de leurs electeurs et que Le Pen va tirer son epingle du jeu.
Malgre ma reticence envers la Segolene-mania, je vais finir par la croire quand elle affirme que ce n'est pas son programme qui est creux, mais les medias qui n'en rendent pas compte...

La vision de Georges. Je ne me suis pas etendu sur la guerre au Liban dans le blog, parce que
  • comme beaucoup, je trouve qu'Israel a archi-tort, que son comportement etait immoral (avant tout) et stupide (en plus). Plus de 1000 civils ont laisse leur peau sans que rien ne soit resolu, le fragile Liban tombe tout cru dans l'escarcele des fanatiques (enfin, esperons que non, mais le terrain leur est propice), et on ne me fera pas croire que c'est pour sauver deux braves recrues. Olmert a plutot saute sur la premiere occasion de montrer ses muscles a son opinion publique portee a vif par l'insecurite dont elle souffre.
  • Et on en vient a mon deuxieme point: si le comportement d'Israel est injuste et immoral, je me dis qu'il doit etre extremement difficile d'y voir clair quand on est plonge dans ce noir merdier. On est d'accord, c'est pas une raison pour sauter sur un voisin fragile et faire des centaines de victimes, mais je pense qu'on ne pouvait pas attendre que l'opinion israelienne soit critique vis a vis de cette attaque dans les premiers jours de la guerre.
A mon humble avis, le salut ne peut venir dans le coin que d'en haut, d'hommes politiques israeliens responsables (mais comme ils sont elus par une opinion qui vit dans la peur, c'est pas gagne), et surtout d'ommes politiques americains responsables. (Cela dit, si l'opinion israelienne etait moins conne, ca m'arrangerait bien).
Or, je viens de lire un edifiant article (devinez, dans le Spiegel!) d'un politologue americain, qui explique qu'Israel s'est assure des l'election d'Olmert le soutien americain pour une attaque de ce genre. Ce qui montre au passage qu'Olmert a premedite son coup, attendant la premiere provocation pour derouler son plan d'attaque...
Mais quel est l'interet de Bush la dedans? D'apres le journaliste (dont j'ai betement oublie le nom), il est double.
  • Il s'agit d'une repetition generale de la guerre que'il entend mener en Iran. Un bombardement massif, ne se limitant pas a des cibles militaires mais aussi a des noeuds de transport pour demoraliser la population et la pousser a se rebeller contre - au choix - le Hesbollah ou les ayatolahs d'Iran. L'inspirateur supreme de cette brillante strategie est la guerre de Yougoslavie, mais nos gentils strateges oublient que ca marche tres rarement comme prevu (Madrid en 36, Londres en 45, voire l'Irak...)
  • D'autre part, Geoges (oui plutot son cerveau, Dick) se dit que s'il attaque l'Iran, a tout les coups le Hesbolah va faire des miseres a Israel. Ca l'arrangerait donc que le cas du Hesbollah soit regle avant l'attaque sur l'Iran.
Les americains ont donc couvert Israel, leur garantissant 35 jours tranquilles pour regler son compte au Hesbollah... Ca se voyait un peu que Condolisa trainait la jambe dans les negociations, mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour les potes et la Paix et la Democratie dans le monde...

Il semble donc qu'on n'est pas sorti de l'auberge, car Georges a pas l'air decide a quitter la maison Blanche sans poursuivre sa brillante democratisation au Moyen-Orient. D'autant plus que, lancee avec le timing juste, une petite guerre ne fera surement pas de mal au prochain candidat republicain.
Et le plus triste la dedans, c'est que d'apres mon journaliste anonyme, les faucons vont encore une fois tirer de cette aventure les lecons qui les arrange, et certainement pas conclure de la pietre sortie israelienne qu'il faut repenser leur "strategie" iranienne. Les observateurs sont frappes de voir a quel point Cheney, Rice, et consort sont incapables d'evaluer autre chose que le Best Case Scenario. On nous promet donc une belle petite guerre pour la route, avec 80 000 000 d'iraniens au lieu de 4 000 000 de libanais...
Et je n'attend pas vraiment une amelioration du probleme israelo-palestien avec des visionnaires de ce genre... Ce qui est encore plus amer quand on repense a la dimension de Clinton (cf le documentaire Israel et les arabes, beau a en pleurer. On n'est pas passe loin de la paix...)

PS: Je viens de retrouver le nom du journaliste: Seymour Hersh.

dimanche, août 27, 2006

Aachen-algie





A l'occasion de notre anniversaire de mariage, nous avons passé le week-end à Aachen sur les traces de notre folle vie d'Erasmus. (Voila pour la version romantique officielle. En fait, une offre promotionnelle de Thalys a aussi joué un rôle là dedans!)

Normalement, Aix est tout calme fin aout, puisque c'est en pleines vacances académiques: nous pensions donc profiter tranquillement de ce petit week-end romantique. Sauf que nous avons découvert qu'Aachen héberge à partir de ce week-end les championnats du monde d'équitation, deuxième plus gros événement sportif en Allemagne depuis 10 ans (derrière la Coupe du Monde quand même), avec 500 000 spectateurs attendus... En fait, comme les fans de bourrins allaient à l'autre bout de la ville, ça ne nous a pas géné outre mesure (à part pour trouver une chambre d'hotel au dernier moment, mais c'est une autre histoire)...

Et bien, nous avons a-do-ré ce petit week-end! Alors que je craignais la nouvelle prise de contact avec cette ville où nous avons tant de bons souvenirs (je pensais, un peu comme j'étais retourné à Centrale, trouver un endroit pas bien grand, pas bien passionnant, et me sentir tout vieux sans mes potes...), nous avons profité d'une Aachen toujours aussi sympa, toujours aussi dynamique, toujours aussi naturelle-sans-prise-de-tête.
Rares sont les endroits où l'on peut se sentir chez soi tout en pro-fi-tant, en prenant le temps de trainer, sans courrir entre les courses-le ciné-la lessive. Nous nous sommes tout tranquillement balladé de bar sympa en bar sympa (Café Kittel, Labyrinth, Molkerei pour les connaisseurs), nous régalant des assiettes de grillade et salades copieuses pour pas cher du tout, une Weizen à la main... Du bonheur!
Nous avons même fait un tour au ciné, voir l'excellent Emmas Glück, dont je vous reparlerai s'il passe nos frontières. Une tranquille et belle histoire d'amour entre une fermière un peu fofolle et un dépressif de passage, qui raconte des trucs très simples et juste sur l'amour, la mort, et l'abbatage des cochons. Ca allait parfaitement dans notre week-end back to the roots tout en nostalgie et révasserie!
On y retournera, c'est sûr!

mercredi, août 23, 2006

Egalisation!

Ma petite thèse légère, très digeste, fait maintenant 260 pages, soit autant que la version finale d'Alex. Les physiciens, c'est vraiment des branleurs.

Pour fêter ça, je vous propose un petit best of des zappings vidéo de mon cousin Reg':
MErci coucsin!

dimanche, août 20, 2006

Putain de film


Je viens d'aller voir Arrivederci amore ciao au ciné, et j'en suis sorti tourneboulé comme jamais. Les tourneboulages équivalents sont à chercher chez Matchpoint (le dernier Woody Allen), voire Requiem for a dream, Fightclub ou Seven. Autant de références très fortes pour moi
Il s'agit d'un film noir difficile à classer puisqu'il suit la vie chaotique du héros, ex terroriste gauchiste qui se lance dans le gangsterisme. Au fil des péripéties, on visite différents types de films, que je ne vais pas vous détailler pour ne rien gâcher mais dont la comédie ne fait pas partie. Ils ont en commun de secouer pas mal, mais surtout on finit sur la scène coup-de-poing la plus dévastatrice que j'ai jamais vu au cinéma. Allez, comparable (dans son intensité) avec la fin de Requiem for a dream, puique je suis parti pour faire des références de partout!
La mise en scène tape à l'oeil a tendance à gonfler au début, mais on se rend compte quand l'histoire prend son rythme de croisière qu'elle s'y marie bien. Et surtout, outre la scénario sans concession (tiré d'un bouquin d'un gai luron des brigades rouges...), ce sont les acteurs excellents et charismatiques qui font toute la force du film. Après Matchpoint et Romanzo ciminale, Alessio Boni confirme que les bellâtres aux yeux bleus rêveurs sont vraiment des enculés.
Si vous voulez vous faire une idée, un petite bande annonce là. Et si vous sautez le pas, prévoyez vous une activité légère et détendante par la suite... Un peu resto en terrasse, un poker entre amis, que sais-je...

Monsieur Roux et radio Néo


Immense coup de coeur musical pour Monsieur Roux, découvert hier soir et écouté en boucle depuis. Espèce de Thomas Fersen nâvré, il délivre de superbes textes, à la fois très chantants et bien acides comme j'aime. Il se décrit comme l'inventeur de la rock'n loose attitude.
Ca tape dans tous les sens et sur toute la gamme de l'ironie: de la tendresse (Petite pouff, ma mère la pute, le clodo, petit rasta...) à l'agression cynique (l'homme ordinaire, les papiers sacrés).
Et si ce sont ces textes toujours justes et vachement riches qui me font adorer cet artiste, le reste est au diapason: les chansons ne se contentent pas de raconter des histoires humaines joliment construites, elles regorgent aussi de refrains qui trottent dans la tête, et la zique les sert magnifiquement (sur une base guitare-contrebasse-batterie très juste).
Alors pour ne pas que vous oubliez de jeter une oreille sur ce petit gars excellent, je vous mâche le travail: cliquer là dessus va vous mener tout droit sur une page où vous allez pouvoir écouter sur le champ trois de ses chansons. Ce n'est pas un conseil, c'est un ordre!

Après ces dix minutes de bonheur, vous allez obligatoirement vous demander comment je fais pour toujours dégoter des groupes incroyables qui éclairent votre existence. Bon là, c'est pas un bon exemple parce que je crois bien que Tom avait déjà attiré mon attention sur le rennais Mr Roux il y a un an, et que je l'avais magnifiquement ignoré... Me voila bien attrapé, moi qui j'aurais adoré le connaitre quand il était tout petit tout petit pour le plaisir de me faire mousser en tant qu'esthéte découvreur de talent (tenez, les Rolling Stones, vous connaissez?)
Non, la plupart des petits groupes, je les entend la première fois sur radio Néo. C'est l'autoproclamée "radio des nouveaux talents", et il est vrai que la programmation permet découvrir beaucoup de nouveaux trucs, en évitant le piège de la radio expérimentale confidentielle à la programmation chiante. Elle n'est diffusée que sur Paname, mais on peut la chopper sur le web ici.
(A propos, il n'y a pas de pubs dessus...)

samedi, août 19, 2006

Rattrapage de photos






Deux photos de nos vacances à Telaro. Ca ressemble bigrement aux Cinque Terre, et ça requinque!
Et deux photos du mariage de Steph et Marie: les heureux mariés, et les heureux invités.
Une photo de la famiglia en formation internet.

Philosophie de la nausée


B'jour,
dans le cadre de ma recherche d'emploi post-thèse, j'ai décidé d'impressionner mes futurs interloculteurs en étant habité par l'esprit positif du manager. Le temps est révolu où je m'appitoyais face aux difficultés ou aux coups du sort... Maintenant, je ne vois que des opportinutés dans tous les éléments de la vie, et ça montre que je suis positif, que j'ai une "can-do" attitude (, et que je suis un petit peu con).
Bref, j'ai saisi l'opportunité d'une indigestion de cassoulet la nuit dernière (quelle chance!), qui a provoquée une nuit blanche (yesss!), pour végéter mollement toute la sainte journée, en regardant du sport ou en écoutant la radio.

Comme le basket ne commençait qu'à midi, ça été matinée France Inter, ce qui fait que j'ai notamment subi quai des entrepreneurs. Les journalistes invitaient divers spécialistes à s'interroger sur le pouquoi de la défiance des Français vis à vis du monde de l'entreprise, et je vous certifie que je sortais sans problème de ma léthargie quand le micro était tendu à des entrepreneurs tout nâvrés de ce désamour. Les pauvres petits lapins...

Et c'est là que j'ai mis au point un infaillible détecteur de connard. Je pose le premier théorème de la connerie:
"Toute personne utilisant un argument du type:
  • "En France, gnagnagna..."
  • "Vous savez, les Français gnagnagna".
est un connard".

Démonstration: Le spécialiste en question vous sort des préjugés de café du commerce (chics), et cette tournure ne cherche qu'à donner une illusion de reflexion née de son expérience d'expert. Ca donne l'impression qu'il a pris du recul, qu'il est critique vis à vis de cette France qu'au fond il aime bien, et ça sous-entend enfin que son analyse est appuyée par tout un tas de bons exemples (tous les autres pays) dont nous ne constituons qu'une exception inexplicable.
Bref: c'est creux et arrogant comme tout, et ça a d'ailleurs toutes les chances d'être faux. Tournée de coups de boules, siouplait!

vendredi, août 18, 2006

'am all in


Hey le web, c'est pas parce que tu boycottes mon blog que tu vas m'empecher de scribouiller quotidiennement, que ce soit clair. Un jour peut-etre, les generations futures trouveront ce site perdu sur un vieux disque dur, et la, a moi gloire, statue postume et edition reliee en cuir pleine peau! C'est mes nombreux petits enfants qui vont etre fiers!

Bref. Ca faisait un moment que je voulais vous entretenir d'une nouvelle passion qui fait des ravages, que ce soit dans la famille (ma meuf, mon frangin et sa reguliere sont egalement touches) ou dans zeliste (Bix, Alex et Jeff sont contamines): le poker. Ou plus precisement le Texas Hold 'em.Apres avoir tourne dans tous les cafe-debat de France et de Navarre (essentiellement a Rennes et a Paris) pour expliquer doctement que le poker n'avait aucun interet, ma curiosite intellectuelle a eu raison de ma mauvaise foi et j'y ai goute. A la tele d'abord, puis en vrai. Et je trouve la chose des plus interessante.
Alors je rassure immediatement le lecteur qui s'inquiete de ma sante financiere (c'est-a-dire Moman et Elena): je ne joue point de boulasses. Mais ca n'empeche nullement de s'amuser, ce qui peut apparaitre etonnant au premier abord etant donne le role predominant que joue le hasard dans les parties.

Mais c'est precisement le domptage du hasard qui est passionnant: tout l'art consiste a evaluer la qualite de son jeu, et de le confronter a la qualite supposee du jeu des adversaires. Contrairement a ce que je croyais jusque la, on ne se base pas essentiellement sur le bluff et les qualites d'acteur de l'adversaire, mais plutot sur les mises successives faites par chacun. Et je dois dire qu'il est particulierement grisant d'avoir reussi a lire en quelqu'un... et humiliant de s'etre trompe du tout au tout.
Du coup, le poker est en train de releguer la coinche au second plan. Nous verrons si cette passion dure un peu dans le temps, ce qui serait vraiment sympa car il n'y a rien de mieux que de jouer contre des adversaires que l'on connait bien et qui ont un niveau equivalent. Et je me vois bien torcher Bix et Alex autour d'un porto a la maison de retraite...


Et sinon il fait tres beau sur Rennes, la. Bisoux.

jeudi, août 17, 2006

Et la these dans tout ca?

Ca avance, ca avance... 235 pages de bonheur, des trous qui se bouchent avec des resultats (pour l'instant) favorables. One more month to go!

mercredi, août 16, 2006

Musique pluvieuse


Kenabo,
Qu'il est bon d'ecrire un petit post par un nuageux mois d'octobre! Ca me fait bien marrer: les juilletistes ont pas pu sortir de chez eux tellement il faisait chaud, et les aoutiens ne peuvent rien faire a cause de la pluie. Hihi. Moi j'ai la solution: je reste tranquillement face a mon ordinateur qu'il neige ou qu'il canicule. Un tein blanc aux nuances verdatres est assure sans surprises!
Alors parlons un peu musique, si vous le voulez bien.
  • Je ne vais pas tres original, mais le concert des Stones, c'est quand meme quelque chose. Un grand show de pro, avec des sexagenaires bondissants qui ont l'air de ne pas faire ca (que) pour le fric, un karaoke geant tant les tubes pleuvent... Bref, malgre le notre eloignement a la scene (on percevait un decalage entre l'image et le son), c'est vraiment quelque chose a vivre une fois dans sa vie. Etant donne le prix exorbitant de la place, une fois suffira d'ailleurs. Et tant pis pour Johnny...
  • Un bon petit album: Gnarls Barkley n'est pas qu'un phenomene marketing juste bon a faire des musiques de pub, mais un groupe sympa proposant des chansons originales et pechues. C'est un peu trop electronique pour que j'accroche plus que ca, mais ca s'ecoute bien.
  • Un carton rouge sanglant: le dernier Muse fait tomber definitivement le masque de ce groupe pretentieux qui a pondu l'album le plus kitch de la decennie. Les garcons ont bon etre des musiciens tres doues, on ne peut pas jouer la carte de l'opera-rock avec moultes voix aigues, arpeges a 10 notes a la seconde et clavier Bontempi sans faire marrer les foules. Un gros caca. Rose a paillettes, certes, mais un gros caca quand meme!
  • Et surtout, mon coup de coeur du mois: Olivia Ruiz. La demoiselle fait oublier instantanement son lourd passe de Star-Academiste en sortant un album a la forte personnalite, et qui explore toute la gamme de la chanson a la musique hispanique en passant par le rock. Il faut dire qu'elle sait s'entourer: outre son papa (qui flamencote), on croise Mali de Tryo, le chanteur des Tetes Raides et celui de Dyonisos (qui est aussi son mec). Et les trois derniers cites ne sont pas hommes a se faire recruter pour un coup marketing. J'adore.
Et a part cela, je me suis reecoute en boucle les derniers lives de Noir Dez et de Tryo, qui sont tellement incroyables qu'ils m'accompagneront toute ma vie.
Pour la Sacem, Vinci

lundi, août 14, 2006

L'homme le plus classe du monde


C'est sous un soleil radieux que s'est deroule le mariage de Marie et Stephane ce week-end. Ah on a bien etet recus: fete dans un chateau dote d'un parc d'un fort beau gabarit, vin de qualite et un plateau de fruit de mer inoubliable, le tout dans une ambiance sympa comme tout.
C'est donc un brin fatigue que je suis rentre dans mes penates rennaises dimanche apres-midi. Je penetre dans la residence au radar, quand soudain je sursaute: un autochtone et son chien avaient en effet surgi au coin d'un couloir, propvoquant mon emoi.
Mes neurones se sont mis en marche, j'ai compris que le quidam ne cherchait qu'a sortir et me suis fendu d'un "Desole, je ne vous avais pas vu" pour expliquer ma reaction. C'est ma maman qui m'a bien eleve comme ca.
Mais bon, la phrase fut malheureuse car le quidam etait un aveugle qui suivait son chien. J'ai bien senti qu'il y avait eu un temps a la fin de notre croisement durant lequel il cherchait a comprendre si je me foutais de lui ou si j'etais juste con. Je ne sais pas ce quelle option il a choisi.
Mon prochain defi: offrir un lecteur MP3 a un sourd!

mardi, août 08, 2006

Les quatre mots italiens qui me font peur...

Hey dis donc le web, tu crois que sous pretexte que je suis en vacances je lache l’affaire? Mais non, ce n’est pas un eloignement de 1000 km et une connection très très bas debit qui va m empecher de te péter la bise, non mais!

La bonne nouvelle, c’est que je vais revenir tres bientot charge d’anecdotes plus passionantes et marrantes les unes que les autres. Le foot, la mer, le soleil, la zique, le patriotiste italien, tout ca tout ca. La mauvaise nouvelle, c’est que tres probablement du fait de la these, je n’aurai pas le temps de vous parler de tout ca. Mais arretons de nous plaindre, et degustons le sujet du jour: les quatre mots italiens que je deteste:

“Cristian”, “Permesso…”, “Ascota”, et “Estracomunitori”.

  • Cristian, c’est le gros boulet d’ami d’Elena, la mitraillette qui te bombarde de vannes sans te laisser le temps de commencer une reponse dans ton pauvre italien. Enfin, vous voyez qui je veux dire, donc vous voyez ce que je pense, donc enchainons.

  • “Permesso…”, c’est le petit mot a dire quand tu t’introduis chez quelqu’un. Littéralement, ca veut dire “Je me permets…”, et le coeur du problème pour moi, c’est que cette injonction est suivie de points de suspension, et non d’un point d’interrogation.

Vous me trouvez surement tatillon de m’enflammer pour une finesse ponctuatoire. Mais elle a pour conséquence dramatique (de mon point de vue), que tu n’es jamais vraiment dans ton intimité car tu es toujours exposé à l’intrusion de parents ou d’amis qui passent te péter la bise, discuter un petit peu, te montrer leur gamine, etc.

C’est très pittoresque, surtout que la plupart des visiteurs sont très gentils, mais putain on n’est jamais chez soi! J’ai flirté avec le coup de boule rotatif sur une nonna pourtant armée des meilleures intentions quand elle m’est tombé sur le poil à l’improviste alors que je me débattais avec l’ordinateur familial. Ca doit etre l’effet Zizou…

  • “Ascolta…”. Le mot suivant permet de rester en compagnie de la charmante nonna, car le “Ascolta” est à l’interruption orale ce que le “Permesso” est à l’intrusion physique.

Je m’explique: la formule magique “Ascolta” (“Ecoute”) te donne le droit inalienabile d’interrompre quand bon te semble toute discussion dans laquelle tu n’es pas engagé (aussi passionante soit-elle) pour poser des questions pratiques urgentes ou donner des conseils impérieux du type: “Mange tu es trop maigre”, “Couvre toi” ou “Reprend donc une quatrième fois des lasagnes”. Au début ça amuse, au bout d’un moment ça s’ignore, mais tout le challenge est de rester poli dans la phase intermédiaire. J’en suis là et je suis sous Prozac.

  • Estracommunitari. Là, ça devient moins drole… “Estracommunitari” serait l’équivalent français de “personne issue de l’immigration”, à la différence près qu’elle est utilisée sans la moindre gène par l’écrasante majorité de la population… et avec une connotation au moins aussi péjorative que son équivalent français. Au mieux, l’estracommunitaro est un bougre mal éduqué que c’est bien dommage mais qu’il va falloir renvoyer chez lui, au pire (et le plus souvent), c’est un délinquant je m’en foutiste dont l’unique but dans la vie est de pourrir l’Italie.

Comme chez nous, les médias qui matraquent tous les faits divers commis par des immigrés en soulignant bien l’origine des coupables y est pour beaucoup. Mais à la différence de la France, cette vague migratoire est assez nouvelle (et pourtant toute relative), ce qui augure d’une période d’ouverture des esprits assez longue.

J’ai en projet un post “Les dix mots italiens que j’aime” (Café, culture, hospitalité, bouffe, humour, dynamisme, soleil, sport, engagement, digestif) qui permetta de rappeler que j’aime beaucoup ce pays, contrairement à ce que mes posts critiques mais terriblement amusants peuvent laisser augurer à ceux qui me connaissent mal!