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lundi, juillet 05, 2010

lundi, mai 24, 2010

L'invention du siècle

Salut, vous me reconnaissez?
Et oui, c'est bien moi! Étonnant, pas vrai? Vous aviez en mémoire ce jeune papa pâlichon, les yeux cerclés de vert se tordant nerveusement les doigts, pas vrai? Ahaha, mais c'est du passé tout ça!
Comment ai-je fait pour me métamorphoser en cet étonnant trentenaire bronzé au sourire détendu? Facile, j'ai trouvé un remède miraculeux à la paternité épuisante!
J'ai nommé...
Le bac à sable!

Alors si vous ne connaissez pas le concept, c'est génial!
Au lieu de rester enfermé dans votre petit appart' avec votre enfant très-mignon-et-super-vif-oh-oui-qu'il-est-vif, à lui courir après alors qu'il enfreint scientifiquement toutes vos interdictions, en essayant de lui inculquer, si ce n'est du savoir-vivre, du moins un minimum d'instinct de survie, et bien vous lâchez le turbulent novice dans un bac-à-sable ensoleillé.
Des générations de parents ont développé le concept pour aboutir à une topologie des lieux absolument parfaite. En plein air, les hurlements du bambin sont infiniment plus supportables que dans un espace restreint, et en plus les mesures de rétorsions des voisins deviennent de lointains souvenirs. En outre, les enfants environnants ayant la même propension à hurler et à commettre de frustrantes bêtises, vous réalisez que vous subissez les effets normal de l'apprentissage en jeune âge, et n'avez pas hérité de quelques tête particulièrement brulée qui n'atteindra un semblant de maturité que quand vous serez en maison de retraite.

Par ailleurs, le sable a deux propriétés intéressantes.
D'abord il est mou, ce qui permet de ne pas s'inquiéter outre mesure quand l'enfant à la recherche de ses propres limites s'étale à grande vitesse, le corps formant un axe improbable avec le plancher des vaches (la seule contrainte et que la tête doive heurter le sol la première).
Mais surtout, le sable peut être transvasé à l'infini, à la main, à la pelle, dans un seau, ou même à la bouche, ce qui permet à nos petites têtes blondes de développer une variété illimitée de jeux qui nous apparaissent complément crétins, mais qui ont l'heur de les fasciner. Il fallait voir Gael prendre une pincée de sable à une extrémité du square pour courir vers une flaque sise à l'autre extrémité, afin d'y jeter son offrande, et de repartir ventre à terre se ré-approvisionner.
Je suis certain que cette activité a de hautes vertus pédagogiques.

Il convient également de souligner le large éventail d'enseignements que les bambins tirent de la fréquentation assidue des bacs à sable. D'abord, les petits Parisiens découvrent qu'il y a une vie hors les appartements et les métros, et qu'on peut survivre et s'épanouir à l'air libre.
Ensuite, les enfants apprennent à vivre ensemble, à cohabiter, à partager des ressources (toboggan, animal à ressort...), voire à développer de profondes amitiés autour d'un prêt de râteau en plastique. Selon votre sensibilité politique, vous pourrez même vous convaincre qu'il apprend les vertus du communisme autour du partage désordonné des jouets, ou du libéralisme puisque les enfants ont forcément tous envie du même jouet, et que c'est le plus fort qui le prend (sauf si un adulte intervient, ce que je considère comme une intrusion inacceptable de l'Etat dans le mécanisme de l'offre et de la demande. Après vous allez vous étonner que les enfants les plus forts aillent vivre en Grande-Bretagne).

Ces prétextes pédagogiques étant posés, je peux avancer le vrai, l'unique argument. Nous glandons tranquillement au soleil, qui en feuilletant un journal, qui en discutant avec d'autres parents (qui sont très souvent soit des compagnones d'accouchement, soit des parents de camarades de crèche), qui un apéro à la main. On est cools, il fait bon, et en plus on récupère Gael lessivé, prêt à être jeté au lit (après une douche au karsher, vous n'imaginez pas où il peut se coller d'impressionnantes quantités de sable).
Cerise sur le gâteau: on impressionne nos collègues célibataires par notre bonne mine bronzée, et notre humeur légère et détendue! C'est pas du bonheur, ça?

mardi, mai 18, 2010

L'ile de la frustration

L'offre avait l'air parfaitement alléchante.
Une semaine dans un petit paradis gersois, tous frais payé (ou plutôt si bon marché que c'était tout comme). Une semaine de détente dans une riante campagne dont nous pourrions profiter depuis une superbe demeure, ferme réhabilitée avec goût dans le confort le plus moderne. Immense terrain. Jolie piscine. Court de tennis à disposition. Terrasse à apéro et barbecue. Une retraite idéale pour se mettre au vert.
Et comme si cela ne suffisait pas, nous pouvions y aller avec tous nos potes, et nous régaler de toutes les variétés immaginables de canard: magret, confit, cassoulet, cœurs grillés, salade de gésier, pâtes aux aiguillettes, sans oublier le mythique hachis de canard. Le tout généreusement arrosé de vin du cru, et d'Armagnac comme il se doit. Quand le festif rejoint le reposant!

Nous aurions dû lire les petites lignes. Car nous nous sommes rendus sur... l'ile de la frustration!

Cette semaine nous était en effet offerte sous une condition: que nous nous y rendions en compagnie de notre charmant bambin, dont vous connaissez la vivacité, la gentillesse et la joie de vivre. Seulement, il était de mèche avec la production et nous a sorti une semaine d'opposition à l'autorité d'anthologie!
Stupéfiant par sa capacité à ignorer parfaitement nos injonctions pourtant répétées à des niveaux sonores croissants, il nous a contraint à nous arracher quelques centaines de fois à de mythiques apéros ou de riches discussions en terrasse pour imposer physiquement nos légitimes contraintes (qui pour nombre d'entre elles, visaient à l'empêcher de commettre diverses formes de suicide).
Cela ne suffisait d'ailleurs souvent pas à arrêter notre insurgé. Faisant fi d'une différence de taille qui eût pourtant dû inciter à la prudence tout animal un tant soit peu soucieux de sa survie, il passait régulièrement outre l'interdit à la seconde où nous le lâchions, en nous regardant droit dans les yeux de préférence.
Mis au coin pour le compte, il s'enhardissait occasionnellement à profiter du premier instant de liberté pour rééditer sa bêtise, ou à nous rouer de coups de ses petits bras tournoyants.
Étouffé par la frustration, j'ai maintes fois, prostré, frôlé la folie criminelle.

Évidemment, nous étions conscients qu'il ne fallait par reculer d'un pouce pour que le rebelle comprenne la sottise de sa systématique opposition. Il nous a cependant pas été facile de nous plier à cette stratégie sans nourrir quelque rancœur, injuste pour un petit bonhomme suivant son évolution normale, mais terriblement compréhensible du point de vue du parent ignoré, insulté et tabassé.
Et ce d'autant que le mécanisme de l'île de la frustration est d'une implacable efficacité. En effet, le petit syndicaliste féroce répète ses revendications nihilistes à rythme très soutenu, ce qui empoisonne rapidement le quotidien de jeunes parents pourtant partis pour une semaine de repos. En outre (et c'est un principe également appliqué dans de plus illustres émissions de télé-réalité), nous étions dans un état d'épuisement absolu scientifiquement construit.
Pour commencer, l'enragé miniature mettait un point d'honneur à nous tirer du lit tous les matins entre 6h et 6h30. Comme les soirées entre copain, même écourtées, se terminaient au plus tôt à minuit, notre déficit de sommeil atteignait des profondeurs abyssales. Mais en plus, notre régime gersois nous plongeait dans un étouffant état de somnolence dont il était très difficile de se tirer pour imposer notre loi pour la 272ème fois de la journée. Et enfin, les apéros creusaient encore plus avant une doucereuse indolence qui eût été douce si elle n'eût pas été interrompue à un rythme frénétique par le rambo des bacs à sable.

Mais nous sommes sortis vainqueurs de cette terrible épreuve!
Perclus de frustration, nous avons su trouver en nous d'insoupçonnées sources de sérénité qui nous ont permis de tenir, épaulés par de compatissants copains dont les enfants s'étaient bien entendu passés le mot pour être plus adorables les uns que les autres cette semaine là. Acculés aux confins du craquage nerveux, nous en avons appris beaucoup sur nous-même, et souhaitons beaucoup de bonheur à tous les jeunes parents qui nous lisent!

jeudi, janvier 28, 2010

The totote incident

En esprit structuré, je prends méthodiquement ma liste de lecture et attaque les livres les uns après les autres. La file d'attente s'allonge, le combat y fait rage, les titres les moins savoureux stagnent dans les profondeurs du classement en se faisant occasionnellement doubler par des petits nouveaux tous fringants. Mais l'ordre est respecté. Point de polylibrisme sous mon toit.
Cependant, tout structuré que je sois, je me dois d'avancer sur plusieurs fronts en même temps. Mes hebdomadaires préférés brisent régulièrement mon rythme de lecture. Et des BDs nouvellement découvertes profitent de quelques soirées où j'expédie Gael au lit de manière anticipée pour s'immiscer dans mon emploi du temps.

C'est ainsi, en rentrant du boulot hier soir dans mon RER favori, j'ai attaqué un dossier du Spiegel consacré à la Shoah. Il m'est alors apparu que mon actualité littéraire était quelque peu chargée.
Je venais en effet de prêter à une collègue la superbe BD Goradze de Joe Sacco, qui relate les atrocités que les civils ont subi pendant la guerre de Yougoslavie. Le sujet de Joe Sacco était venu dans la conversation car je suis précisément en train de lire sa dernière BD, Gaza 1956, où il relate deux massacres oubliés subis par les Palestinien en 1956, en entrecroisant ce récit avec la situation actuelle.
Par ailleurs, à côté de mon lit m'attendait le Télérama de la semaine, qui fait la part belle au tremblement de terre d'Haiti. Et en tâche de fond, je lis le premier tome (édifiant et formidable) de l'archipel du goulag de Soljenitsine.

J'assume complétement la lecture occasionnelle de témoignages éprouvants, que je trouve passionnants et nécessaires. Mais vous avouerez qu'il est des collisions qui sont un peu pesantes.
J'aimerais vous dire que mon premier réflexe de retour au foyer fût d'enlacer mon fils chéri, et de fuir dans son regard vif et curieux toute la violence du monde pour en redécouvrir le merveilleux. C'eût fait une belle chute, mais la réalité ne s'y est pas prêté.
La pensée qui m'a traversée l'esprit fut d'une autre nature. "Quand on sait les atrocités que peut subir l'Homme, tu vas pas me chier une pendule parce que tu arrives pas à suffisamment sucer ta totote vu que tu as le nez bouché!"

lundi, décembre 28, 2009

Pub


Sise sur une noble plaine verdoyante à deux pas des majesteuses montagnes des Apeninis, la casa della famiglia offre un service tout confort à l'ingénieur harassé par plusieurs mois de labeur ininterrompu.
Votre séjour commence alors que notre chef d'équipe vient vous chercher à l'aéroport, et profite du dense réseau routier environnant pour vous emmener dans vos pénates. Commence alors une semaine de détente absolue lors de laquelle toute activité domestique est proscrite. Trois générations de maitresses de maisons chevronnées se succèdent aux fourneaux pour vous faire découvrir des spécialités locales de grande qualité, qui porteront au septième ciel le robuste gastronome qui saura ne pas se formaliser de la quantité de calories absorbées. Le connaisseur raffiné que vous êtes ravira l'assemblée en reprenant une troisième assiette de tortellinis, sans pour autant hypothéquer son secondo.
L'absence d'offre culturelle et touristique à proximité vous permettra de vous recentrer sur une saine semaine de remise en forme, placée sous le signe de la gastronomie (déjà mentionnée), du sport pour monsieur et du shopping pour madame, et de la lecture pour tout le monde. Déchargé des contraintes domestiques et professionnelles, et ramolli sous le double effet de la nourriture et du chaleureux chauffage hivernal, il est aisé d'atteindre une moyenne de 150 pages par jour.
Mais la spécialité dans laquelle notre équipe excelle, c'est d'abord et avant tout la garde d'enfant, de jour comme de nuit. Nous serons ravis de proposer à votre bimbo une série de plats sur mesure où le risotto le dispute aux tortellinis. Et entre ces plats, de nombreux animateurs prendront en main les distractions de l'enfant. Dès que le maitre de maison donnera quelque signe de faiblesse (elle commence à poindre après trois bonnes heures de portage aux ordres de l'enfant), des tantes compétentes prendront la suite sans que le chérubin ne souffre de l'absence de sourires et de stimulation plus d'une demie seconde.
C'est notre engagement, un engagement au service du client. Pour vos vacances détentes, pour vos vacances amorphes, choisissez la casa della famiglia! Le prix de la prestation est modique: quelques vagues cadeaux, qui vous seront retournés au centuple, et pour une bonne part en monnaie sonnante et trébuchante. Et enfin, l'été, vous serez ravis de profiter de notre dépendance en haute altitude pour profiter de la quiètude habituelle au frais.

PS: Afin d'améliorer notre service, nous avons récemment, suite aux demandes pressantes de nos meilleurs clients, muni notre chambre d'hôte d'un accès Internet haute vitesse, et par ailleurs nous avons muselé la TV.
Quand aux irruptions intempestives de semis-étrangers dans la maison, nous y travaillons avec quelque succès.

dimanche, décembre 27, 2009

Un SMS qui tourne dans la famiglia

Caro bambino Gesu,
quest'anno ti sei portato via:
  • il mio cantante preferito Mickael Jackson,
  • il mio attore preferito Patrick Swayze,
  • la mia attrica preferita Farrah Fawcett,
  • il mio presentatore preferito Mike Bongiorno.
Volevo dirti che il mio politico preferito é Silvio Berlusconi. E che l'anno sta per finire.


Soit, si vous ne vous formalisez pas qui je vous le traduise:
"
Cher enfant Jésus,
cette année, tu as rappelé à toi:
  • mon chanteur préféré Mickael Jackson,
  • mon acteur préféré Patrick Swayze,
  • mon actrice préférée Farrah Fawcett,
  • mon présentateur préféré Mike Bongiorno.
Je voulais te dire que mon homme politique préféré est Silvio Berlusconi. Et que l'année n'est pas encore terminée.
"

A moins que vous ne pensiez qu'il faille aussi traduire "Silvio Berlusconi"?

jeudi, septembre 24, 2009

Le jeu des Elus


L'idée est venue de deux collègues. il arrivait qu'un d'entre eux traverse l'open-space au galop, et, essoufflé, lance à son compère: "J'en ai un, j'en ai en: Joseph-Antoine Bell!" Et l'autre de se gondoler "-Excellent, ça vaut pas Jean-Guy Wallemme, mais presque".
Je me suis moi aussi peu à peu piqué au jeu. Mais quel en est le principe? Et bien il est assez difficile à expliciter... Ca pourrait s'appeler le-nom-du-sportif-que-tu-avais-complètement-oublié-mais-que-quand-tu-l'entends-tu-vois-immédiatement-qui-c'est-et-tu-te-marres.

A la machine à café, nous nous sommes d'ailleurs demandé ce qui provoquait notre hilarité. Il n'y a pas de points communs absolus entre les quelques 120 noms que nous avons pour l'instant réunis.
Pour certains, la raison du rire est claire: soit un patronyme aux sonorités amusantes (Taribo West, Marcel Dip, Eric Rabesandratana, Jean-Charles Trouabal, Zubizaretta), soit des prestations qui ne brillaient pas par leur finesse (Eric Di Meco, Shawn Bradley, Michael Stich...), soit un look particulier (Laurent Brochard, Tony Vairelles, Petr Korda). Mais les élus ne sont pas nécessairement mauvais, ce sont même plutôt de bons ou d'excellents joueurs (Jim Bilba, Franck Piccard, Peter Schmeichel...)
Non, ma théorie est que ce qui nous fait rire aux éclats est qu'à l'énoncé de quelques syllabes nous voyons instantannément apparaitre un type dont nous connaissions parfaitement le physique, le style de jeu et les grands exploits, alors que nous l'avions complétement oublié. "Ah oui, je vois parfaitement, oh quel bourrin celui là!"
Notons d'ailleurs que ce jeu dépend fortement de la culture sportive des participants, et doit laisser froid beaucoup de monde. Mais pour les quelques élus qui ont dédié plusieurs heures quotidiennes pendant des années à suivre les exploits de Sébastien Flute, d'Arnaud Tournant, de Stéphane Caristan ou de Detlev Schremp, quel plaisir de recroiser leurs silhouettes déguingandées et leurs vieilles heures de gloires!

A titre d'illustration, voici mon top ten (provisoire):
  • Marc Rosset;
  • Mickael Madard;
  • William Prunier;
  • Laurent Brochard;
  • Edgar Grospiron;
  • Jean-Luc Sassus;
  • Monique Evange-Epée;
  • Luc Longley;
  • Sylvain Kastendeusch;
  • Denis Latouh.
Je vous communiquerais mon classement final quand nous aurons achevé notre plongée dans nos archives sportives mentales.
Je vous invite, amis sportifs (Jeff, Alex H., Papa...) à suggérer quelques noms si le coeur vous en dit...

jeudi, septembre 17, 2009

Clichés cinématographique

J'attire votre attention sur ce très amusant sujet du Spiegel, consacré aux clichés du cinéma. J'en traduit quelques uns pour les non-germanistes (honte à vous):
  • Un classique pour commencer: lorsque le héros est confronté à un grand nombre d'ennemis, ils n'attaquent jamais en même temps.
  • Les animaux font toujours un petit bruit quand ils paraissent à l'écran: les chats miaulent, les vaches meuglent, les serpents sifflent, etc.
  • Le lendemain d'une nuit d'amour, une femme se promène systématiquement dans sa cuisine en chemise et culotte - jamais de pantalon ou de jupe.
  • Un méchant en fuite dans un immeuble montera forcément les escaliers pour s'enfuir - il ne descendra jamais. Ce qui assure un final éblouissant sur le toit.
  • Les barmens sont toujours occupés à nettoyer leurs verres, ce qui leur permet de bien observer leur clientèle.
  • Quand un personnage sort d'un supermarché, il dépasse systématiquement quelque chose de ses sacs. Le plus souvent, une baguette ou des carottes.
  • Les policiers n'allument jamais la lumière dans les appartements qu'ils fouillent la nuit. Ils restent forcément à la lampe-torche.
  • Tous les méchants ont des PCs, tous les gentils ont des Macs.
  • Quand deux femmes se battent entre elles, elles s'agrippent les cheveux et se retrouvent immanquablement par terre.
  • Quand un avion est en difficulté, c'est toujours l'aile gauche qui brûle.
  • Quand un héros se fait tirer dessus par surprise, il a suffisamment de temps pour se mettre à l'abri entre la détonation et l'arrivée de la balle.
  • Il y a toujours une place de parking disponible juste devant la bâtiment (commissariat/hôpital/tribunal) devant lequel se rend le héros.
  • Quand un héros tousse, c'est la preuve formelle qu'il est atteint d'une maladie incurable.

Ah tiens, en tapant les bons mots clés google, on peut avoir du rab'! Sélections:
  • Dans une maison hantée, les femmes recherchent l'origine des bruits étranges en portant leurs plus beaux sous-vêtements.
  • Tous les lits ont des draps spéciaux qui s'arrêtent au niveau des aisselles de la femme mais seulement au niveau de la taille de l' homme allongé à ses côtés.
  • Le système de ventilation de n'importe quel bâtiment est le parfait endroit pour se cacher. Là, personne ne pensera à vous trouver et en plus vous pourrez accéder a toutes les pièces de l'édifice sans aucun problème.
  • Tu survivras très probablement à toutes les guerres à moins que tu ne commettes la fatale erreur de montrer à quelqu'un la photo de ta bien- aimée qui t'attend sagement à la maison.
  • Un homme se prendra les plus terribles coups sans broncher, mais sursautera quand une femme tentera de nettoyer ses blessures.
  • Le chef de la police est toujours Noir.
  • Au moment de payer le taxi, ne regardes jamais dans ton portefeuille pour sortir un billet : prends un billet un au hasard et tends-le : C'est toujours le prix exact.
  • Les cuisines ne sont pas équipées de lumières . Quand vous pénétrez dans une cuisine en pleine nuit, ouvrez le frigo et utilisez sa lumière à la place.
  • À Paris, toutes les fenêtres ont une vue sur la tour Eiffel.
  • Un personnage se réveille de dix ans de coma frais comme un gardon et saute de son lit comme si rien ne s’était passé.
  • Les étrangers qui parlent français ont un accent très fort mais ne cherchent jamais leurs mots et ne font jamais d’erreurs de grammaire.
  • Quand une voiture se fait tirer dessus ou tombe dans un ravin, elle explose, une des roues virevolte dans le décor et ça fait beaucoup de flammes.
  • A contrario la voiture que le héros occupe n’explose pas même lorsqu’elle traverse un mur.
  • Un homme visé par 20 hommes a plus de chance de s’en sortir que 20 hommes visés par un seul.
  • Toutes les bombes sont connectées à un minuteur à gros affichage rouge afin que le héros puisse savoir exactement quand il est temps de se tirer. Il y a toujours un fil qui arrête la bombe et un autre qui la fait exploser. Le héros ne coupe JAMAIS le mauvais fil, mais il transpire énormément (normal, il fait chaud autour d’une bombe).
  • Un vampire, c’est soit très sexy, soit très moche.

dimanche, juillet 12, 2009

Les Gaeliens sont parmi nous

Alors là vraiment je m'insurge! Trop c'est trop!
Passe encore que Bruxelles nivèle l'Europe par le bas en imposant un libéralisme absolu sans aucune vision politique... Passe encore que l'avis du peuple, pourtant exprimé de manière claire à l'occasion du référendum, soit absolument ignoré. Mais lorsque l'administration tentaculaire bruxelloise prétend régenter jusqu'à notre vie privée et s'immisce dans notre liberté et notre vie spirituelle, il faut savoir dire stop!

Je parle bien sûr de cette scandaleuse lutte anti-secte où l'Europe s'acoquine aux états nationaux pour interdire les groupements sectaires soit-disant malsains. Après les témoins de Jéhovah en Allemagne, les Raëliens en France, voici que nous sommes visés à notre tour. On veut interdire les adorateurs de Gael, aussi connus sous le nom de Gaeliens.
Nous ne faisons pourtant aucun mal. Il est vrai que nous sommes regroupés auprès d'un leader charismatique, autour de qui nous organisons notre vie entière. Nous nous plions autant que nous pouvons à ses envies et préceptes. On a ainsi notamment observé des retraités marcher à quatre patte en annonant des paroles sans grand sens. Ou de respectables cadres supérieurs rire aux larmes en jouant à "coucou... Caché"!
Ah, il faut nous voir ensemble, une fraternité d'adorateurs au premier rang desquels la favorite, la reine-mère, assister au bain de sa Grandeur le grand gourou Gaelou! Quel bonheur de tout sacrifier pour avoir l'honneur d'assister aux miracles quasi-quotidiens qu'il dispense: un "papa" bien intelligible, un quatre-pattes d'une rapidité confondante, un caca bien solide ou, comme dernièrement, des premiers pas éblouissants.
En plus, il se murmure qu'il sait communiquer avec les extra-terrestres. Il s'exprime de manière fluide en un babillage ressemblant à s'y méprendre à celui employé par Jacques Villeret dans la soupe aux chous, qui est comme chacun sait compris des martiens.

Cessons donc la dictature républicaine! Rejoignez-nous dans la communauté des Gaeliens! Nous ne demandons que quelques modestes offrandes, correspondant tout au plus à un quart de votre salaire mensuel. Ce n'est pas qu'il soit intéressé, comme le prétendent nos détracteurs, la preuve: il ignore la plupart du temps les plus somptueux des cadeaux pour se focaliser sur leur emballage.
Et, moyennant ce petit effort, vous pourrez rejoindre la cohorte des adorateurs de Gael, dont le sourire béat témoigne de la plus grande félicité intérieure.

samedi, juin 13, 2009

jeudi, février 19, 2009

Parenthèse culture

Aujourd'hui, travaillons les langues en nous amusant:

mercredi, décembre 31, 2008

Voeux


En avant-première, les vœux de notre président.
Des messages forts, et une confiance résolue en l'avenir.

mardi, décembre 23, 2008

Deux vidéos

Choppées sur le site du Monde.
D'abord, il y a ce joyeux touriste qui danse avec des autochtones dans plein de pays différents:

Mais surtout, ce savoureux court-métrage:

jeudi, novembre 06, 2008

Grand jeu

Question rouge: de quel ouvrage est tiré la citation suivante:
"
Une chose est sure: New-York ne vous laissera pas indifférent. Elle éblouie par son gigantisme et envoute par sa diversité. Car New-York, c'est LA ville, la ville des villes. Trop petite pour être un pays et trop grande pour être une simple cité. (...)
New-York, c'est la ville de toute les cultures, de toutes les ethnies, de toutes les cuisines... C'est la ville-monde. Chaque borough, chaque quartier a son identité propre. mais attention, New-York bouscule ceux qui se la coulent douce. Faire un pause, c'est régresser. Il faut bruler les étapes, aller toujours plus vite. (...)
"
Et questions subsidiaires: quelle juste sanction mérite l'auteur de ces lignes? Quelle note aurait mérité une rédaction de 3ème sur des vacances américaines? Combien de ligne de cocke peuvent excuser cet exrait? Et quand vais-je enfin me tenir à mes résolutions de boycott du routard et du petit futé?

samedi, octobre 18, 2008

Amusons-nous en vol transatlantique


Mon rôle clé dans l'industrie médicale me donne l'occasion, lorsque je sillonne le globe pour faire avancer la science et sauver des vies, de tester différentes compagnies aériennes. C'est avec émotion que je me permets de très chaudement vous conseiller American Airlines.

Il faut passer outre quelques détails de seconde importance. Pour commencer, les boissons alcoolisées sont payantes - ce qui permet de défendre les bonnes mœurs tout en se mettant quelques dollars dans la popoche.
Ensuite, les avions ne respirent pas la modernité. Je ne doute pas qu'ils respectent toutes les normes de sécurité en vigueur, mais il n'a par contre pas semblé important d'investir dans l'écran individuel salvateur qui permet de notablement passer le temps sur d'autres compagnies.
Outre que le confort est moindre, ce système a l'inconvénient majeur de livrer le voyageur pieds et poings liés aux programmateurs d'American Airlines: on devra regarder les deux films qu'ils ont choisis de projeter sur les écrans partagés, point barre. Or, il semble que la programmation réponde aux deux mêmes critères que le choix des boissons: il faut que ça coûte le moins possible et que ça soit le plus grand public possible.
D'où un choix de films sucrés à la niaiserie astronomique, où les gamins surdoués tête à claque côtoient des princesses échappées de dessins animés. Ces choses sont totalement irregardables même pour le voyageur peu exigeant qui n'aurait rien demandé de plus qu'une comédie un peu efficace ou un film d'action grand public.
Et je passe enfin sur le fait que sur cette compagnie américaine, vous multipliez les chances de côtoyer des Américains. Ne vous méprenez pas: l'Américain est tout à fait respectable et d'une gentillesse assez impressionnante. Cependant, il a tendance à parler très fort et il semble même qu'une petite fraction de la population ne soit pas consciente que cela puisse poser problème, au milieu d'un cockpit plein de voyageurs cherchant le sommeil à 3h du mat'.

Je passe sur tout cela, car chez American Airlines vous avez droit au catalogue de shopping duty free Skymall. Un must. Un sommet. Un répertoire de l'inventivité humaine mise au service du plus grand nombre.
Vous pourrez notamment y trouver la célébre fontaine féline qui permettra à votre chat de s'altérer à l'eau pure. Ou encore le petit escalier qui lui permet de rejoindre votre lit sans effort. Je ne sais par contre que penser du laser-jouet qui m'a tout l'air de pouvoir rendre le minou taré en quelques heures. De son côté, notre sympathique caniche sera bien à l'aise dans son siège personnel dans la voiture.
Mais tout ne tourne pas autour de nos amis les bêtes. Cette éfigie d'Elvis chantante sera du meilleur effet dans votre salon. A moins que vous ne préfériez une sculture d'ange qui dort, ou un treillis à plante. Pour briller en extérieur, je vous recommande les jumelles avec écran LCD intégré. Vous jardin sera embelli par cette grande statue de singe. Et votre bureau respendira de diverses scultures représentant votre détermination et votre inventivité au travail.

Voici pour quelques exemples. Et merci beaucoup à American Airlines de nous avoir offert des heures et des heures de fou rire devant ce catalogue qu'on pourrait croire écrit par les Nuls. Une formidable démonstration du génie humain, teinté d'une critique acerbe de l'american way of life.

(Je dois avouer que ce catalogue m'a quand même permi de découvrir un truc très utile, que j'ai commandé à peine arrivé chez moi)

dimanche, septembre 07, 2008

L'amérique en 24 épisodes

J'attire votre attention sur cette excellente série d'émissions de France Culture (et oui...) sur les séries américaines baptisée "l'amérique en 24 épisodes". Un très instructif historique de leur évolution depuis la guerre. J'ai une tendresse évidemment plus particulière pour la deuxième moitié des reportages (disons, depuis l'épisode 12 "La révolution Hill Street Blues") puisque, des années 80 à nos jours, je connais bien mieux les séries en question.
Et pour prouver que le blog, même au ralenti, gardera sa liberté de ton, voici une vidéo fine et délicate (qui n'a rien à voir):

lundi, août 11, 2008

C'est moi...

ou les porte-manteaux de la chambre de jeune fille d'Elena sont tendencieux?

samedi, juin 28, 2008

Didier Super

Je vous conseille de jeter une oreille sur "comme un anfant au Brésil" sur le myspace de Didier Super. Les non-connaisseurs peuvent se faire une idée de l'humour (noir) du bonhomme sur cette vidéo, capturée à l'Olympia:

Ou encore: