dimanche, avril 22, 2007

C'est parti


Madagascar, nous voila!

samedi, avril 21, 2007

Poésie


Qui aime Paris?
Je veux dire, pour y vivre, hein, je ne parle pas du Paris romantique des films américains. Qui aime la vraie capitale, telle qu'elle est?
Personne de censé. C'est trop cher, les gens sont stressés, impossible d'avoir un bout de jardin, et le parigot arrogant se sent le centre du monde. Point final.

D'extraction provinciale moi aussi, j'ai cultivé également cette haine épidermique de la capitale. Haine renforcée par mes années d'école d'ingénieur en banlieue, lors desquelles je n'ai aperçu que les défauts de Paname.
(Faut dire, mes excursions là bas se résumaient à des courses le samedi après-midi aux Halles ou à Velizy, et à des sorties ciné-resto-bar à Montparnasse le samedi soir. Tout ce qu'il faut fuir comme la peste!)

Maintenant que j'y vis, j'en apprécie aussi les nombreux avantages. Les potes qui y vivent. La nombreuse famille qui y passe. Les inombrables sorties possibles (pour qui a du fric). Et surtout le fait de croiser plein de monde tout le temps.
Et notamment: des meufs.

Plein. Partout. Tout le temps. Toujours différentes. Et y en a même parfois certaines qui sourient. Ou du moins qui ne font pas complétement la gueule...
Tu peux pas lever les yeux de ton journal sans trouver de sympathiques petits minois. Avec une telle densité, et avec une population plutôt jeune, y en a pour tous les gouts m'sieurs dames!
Alors je trouve que dans ces conditions, se focaliser sur les aspects inconfortables des transports en commun parisiens, la densité, la chaleur, l'odeur, tout ça, c'est soit de la mauvaise foi caractérisée, soit c'est signe qu'on a une échelle des valeurs qui frôle la perversité. Qui préfére avoir de la place pour les jambes et respirer l'air de la mer à jouxter un top-model?

Et évidemment cet innocent butinage de jolis profils se conjugue également au féminin, ce qui me permet de clamer haut et fort cet avantage indiscutable, formidable et trop souvent tu de Paris sans risquer le divorce:

A Paris on paye cher, ça pue et y a pas de place. Mais qu'est-ce qu'on peut voir comme beauté(e)s!

Merci de votre attention.

jeudi, avril 19, 2007

Magistraux ogres


Formidable.
Incroyable.
Magnifique.

Avant de partir deux semaines dans la jungle, j'aime me rappeler que notre monde occidental ne se limite pas aux agressions sarkoziennes ou au marketing bayrouiste. Dans ces cas là, je m'achète un CD phénoménal, et j'en prend plein les oreilles. Et le coeur.

Les ogres de barback sont donc de retour avec leurs dixième album, peu après avoir fêté leurs dix ans sur scène. Vous savez tout le bien que je pense des ogres, la richesse de leur musique, la variété de leur répertoire, l'originalité du sillon qu'ils creusent, et l'intégrité de leur engagement. Pour faire la fine bouche, je dois dire que, paradoxalement, toute cette richesse musicale rendait leurs albums relativement difficile d'accès (comparativement à leurs prestations sur scène, par exemple): des chansons tellement belles, tellement riches, tellement travaillées qu'elles intimident un peu et emportent moins qu'un refrain simple et bien troussé.
A tel point que pour moi, leurs meilleurs albums étaient leurs lives. Bien que j'adore chacun de leur album, pour être clair. Mais mes chouchous étaient les concerts, plus énergétiques, plus directs.
Ce n'est plus le cas depuis cet album formidable: Du simple au néant.

Je suis dans tous mes états.
La maturité aidant, les ogres ont cette fois-ci sorti un album très différent, moins baroque, plus world et sombre que les autres. La musique ne fait plus d'ombre au morceau, mais le sert du début à la fin. Les ogres ont au passage d'ailleurs encore étendu la gamme de leurs instruments; orgue d'église, harminium et batterie rejoignent la longue cohorte des cuivres, accordéons, guitares et scie musicale. C'est tout aussi riche qu'avant, mais un peu de parcimonie dans les arrangements les rend beaucoup plus puissants.

Les ogres se sont adjoint le producteur de Noir désir, Sonic Youth et Zebda, et ça a l'air de les pousser à être plus directs, et à désinhiber leur talent d'écriture. Les textes, parfois lumineux et chantant l'amour familial, parfois amusants (Marée basse, Con et blasé), parfois tendres (C'est beau, pas bien), sont pour la plupart sombres et dérangeants.
Mais attention, pas le petit sombre du déprimé nihiliste. C'est pas mal ça remarquez, mais pas très très original. Là, je vous parle d'un sombre fort, politique, combattant et philosophique, un sombre qui balance, qui émeut, et qui propose. C'est pas pour rien qu'on croise Mermet ou Magyd Cherfi (de Zebda) sur cet album.

Ma loghorée atteint ses limites. Je multiplie les superlatifs, c'est pas bon, ça va lâsser mon auditoire. Soyons donc scientifique, raisonné et quantifions tout cela. "Comment quantifier l'art?" va-t-on s'égosiller? Mais avec ma fameuse classification "note sur ipod", voyons. Ca c'est de l'objectif, de l'indiscutable!
Trois "4 étoiles" et quatre "5 étoiles"(dont Jérôme, enregistré en cachette dans une église, et Ni dieu ni dieue, qui remet avec une juste colère le clocher sur la place du village) sur les seize chansons de ce putain d'album. Soit trois pépites et quatre joyaux, qu'il est un peu injuste de séparer des neuf autres jolis morceaux (d'autant plus que l'album est assez cohérent)...
Je déconne, mais ce n'est pas anodin. Je crois n'avoir donné que six "5 étoiles" depuis six mois que j'écoute mon ipod dix heures par jour. Que je chronique et rechronique. Que j'ai appris à chipoter, à saquer la moindre imperfection. Juste pour vous expliquer que pour moi, ces quatre morceaux là, ce sont des événements rares qui quittent presque le domaine de la musique. C'est fort, ça m'embarque, ça me concerne et ça me change. Et c'est rare. Normalement.

Et là, pléthore de morceaux forts. Avalanche. Incroyable.
Et encore, deux de ces bijous, d'entre eux Brebis galeuses et Il ne restera rien auraient mérité le 6 étoiles sur 5, tant ils m'ont remué. Le premier d'entre eux raconte avec toute la poésie de Madina N'Diaye une rafle dans un petit village, et m'a ému aux larmes (sans figure de style: j'avais l'air fin au boulot!). Et le second, très très très sombre mais très très très juste, nous rappelle frontalement qu'on est bien peu de choses.

Tout cela est en écoute là (onglet Disques). Passez donc quelques minutes sur place, je ne garanti pas que tout le monde sera secoué comme je le suis par cet album, mais même si vous ne vous envolez pas comme moi dans ce post, vous serez forcément conquis.
De quoi garder l'espoir en nos semblables (enfin, à certains d'entre eux) même si on se prend un second tour Sarkozy-Le Pen. Enfin peut-être, j'ai pas tellement envie d'essayer pour être sûr!

mercredi, avril 18, 2007

La phrase du jour


J'interromps mes programmes (et mes recherches) pour vous faire part de toute urgence de la phrase du jour:

"
Le contexte actuel, qui fait apparaître une concurrence plus acerbée, nous amène à redoubler d'efforts, regardant le monde tel qu'il est, mais en restant déterminés à le changer tout de même.
"

C'est beau.
C'est presque de la poésie.
Mais qu'est-ce? Une profession de foi de nos candidats favoris? Une constitution altermondialiste? Le serment que doivent préter les socialistes avant d'abandonner leurs illusions?

Non point, m'sieurs dames. Il s'agit de l'appel à cotisation que me lance mon ancienne et prestigieuse école. Je vous livre l'intégralité du texte:

L'Association a pour vocations premières de contribuer au rayonnement de l'Ecole et de la Communauté et d'être solidaire vis à vis de l'ensemble de ses membres. Le contexte actuel, qui fait apparaître une concurrence plus acerbée, nous amène à redoubler d'efforts, regardant le monde tel qu'il est, mais en restant déterminés à le changer tout de même. Pour cela, nous avons besoin de ton soutien, par le temps que tu pourras nous accorder et aussi ton apport financier en cotisant ou faisant un don à l'Association directement sur xxx ou bien en téléchargeant le fichier suivant xxx et en nous le renvoyant par courrier.

Je suis quand même pas fou, la phrase centrale n'a quand même rien à voir avec la choucroute! Le contexte international? La concurrence plus acerbée? Changer le monde, mais pas trop?
Dans quel monde on vit effectivement si on ne peut plus taxer ses anciens éléves sans parler du développement durable et de la mondialisation galopante...

N'importe quoi!

lundi, avril 16, 2007

Dynamisons la campagne...


avec les Fatals Picards.
Il me semble nécessaire de remettre un coup de fouet à ce blog dans cette dernière ligne droite avant l'évenement de dimanche: notre départ pour Madagascar. Et ouais, Sarko y m'aura pas!

J'en reviens donc à une valeur sure, qui déchaine à chaque fois les passions, comme en témoignent les deux commentaires de ces dernières semaines: la zique. Ah, ma che piacere!
Car voyez-vous, grâce une nouvelle fois à Radio Néo (et à un collègue - un de ceux qui ne passe pas ses loisirs sur Boursorama.com), je suis tombé sur un groupe frais de punk français: les Fatals Picards. Pour tout vous dire, je connaissais déjà un petit peu pour avoir adoré une chanson de leur album précédent (Picardia Independenza) Dors mon fils. Dont le clip se trouve là.
Comme je suis toujours aux aguets, j'ai immédiatement planté ce que j'étais en train de faire (chercher) pour me procurer l'album en question. Mais mon jugement, sévère mais juste, est tombé: ils n'étaient pas encore murs, ces petits jeunes... Trop agressifs, trop punks... Ils n'auraient pas les honneurs du meilleur blog de la galaxie ce coup là.

Leur nouvel opus vient de sortir (Pamplemousse mécanique), et mon jugement, sévère mais juste, est tout autre: c'est de la balle bébé! Du pur bonheur!
Les chansons sont pour la plupart placée sous le signe de la déconne, acide et fun, et il est vrai qu'on se marre comme des baleines. Je pourrais les énumérer toutes (Bernard Lavilliers, Moi je vis chez Amélie Poulain, Djembé man...), mais je retiens surtout au chapitre déconne Cure toujours qui parle avec justesse et émotion de la difficulté à vivre quotidiennement sa gothitude, Et puis merde je vote à droite qui n'est pas toujours très fin mais qui fait du bien, ou Seul et célibataire qui étudie la dépression d'un célibataire avec force comparaisons explicites. ils sont en écoute partielle là, profitez-en pour vous faire un idée.
Mais alors ce qui me plait bien, c'est qu'ils ne se limitent pas à mettre des sketchs en musique. On sent une belle tendresse et un joli engagement dans certaines de leurs chansons, dans lequele je retrouve du Renaud de la belle époque: jetez une oreille sur Mon père était tellement de gauche, la sécurité de l'emploi ou Française des jeux.
Et puis ils ont gommé le travers qui m'a gâché le premier album. Leur musique est certes toujours franche, voire un peu agressive, mais tout à fait écoutable et portée par des refrains finalement pas triviaux et qui trottent dans la tête.

Tout cela nous fait un bien bel album, tordant, lumineux, tendre, péchu. Et si ça ne suffisait pas à vous convaincre, vous vous devez de l'acheter pour supporter la France, car figurez-vous que ce sont eux qui représenteront la France à l'Eurovision! Les qualifications ayant accouché d'une finale Wampas-Fatals Picards, le second degré est à la fête! Un bémol par contre sur la chanson sélectionnée, qui est bien trop calme à mon goût (L'amour à la française).

dimanche, avril 15, 2007

Allocution du président du blog


Mes amis, je vous avais promis de nombreux posts ce week-end. Je vous l'ai promis en toute bonne foi; à l'époque cela semblait tout à fait faisable, logique, inéluctable. Je me réjouissais de vous faire ce plaisir, d'illuminer votre jounée, de faire avancer notre beau pays. Pour vous, pour la France, je comptais me mettre à mon clavier sans coup férir.
Malheureusement, mes chers concitoyens, la conjoncture a changé. Les conditions extérieures ont évolué, à mon corps défendant. Sans que quiconque ait pu le prédir, mon emploi du temps s'est franchement densifié. Je suis de bonne foi: qui aurait pu voir venir cette soirée vendredi soir et ce poker hier après-midi? Qui aurait pu voir venir ce soleil insolent? Qui aurait pu deviner que le pilote de la série Battlestar Galactica serait si prenant - et si long? Saleté de conjoncture, les indicateurs étaient pourtant au vert...

Dans ces conditions, je n'ai pas pu tenir ma parole. J'en souffre. Mais je ne pouvais quand même pas remettre en cause mon footing matinal, ni mon retouchage d'article de thèse!
Française, français, je suis sûr que vous serez magnanimes et que vous n'en m'en tiendrez pas rigueur. Je vois bien dans l'histoire politique récente que ce n'est pas parce qu'un politique ne tiens pas ses promesses que vous n'allez pas le réélire comme un seul homme, s'il a l'air sympa, français, courageux, différent, enfin bref qu'il passe bien sur TF1. Alors me gonflez pas pour ces histoires de post; vous donnez en tête un petit gars agressif qui ose parler du plein emploi dans 5 ans je vous rappelle.
Merde, et vive la France.

vendredi, avril 13, 2007

Chuis toujours là

Mais j'ai vraiment pas eu le temps d'écrire dernièrement. Ce week-end, je n'ai rien à faire qu'à vous laisser des mots doux alors ça va torcher.
Ah si, tant que j'y pense, je vous signale que Sarkozy prone une politque dangereuse, agressive, et asociale. Et que sa personnalité ne me séduit guère. Ce que je pourrais résumer de manière percutante quoiqu'exacte par "Sarkozy est un con méchant".
Voila voila.

jeudi, avril 05, 2007

Toujours écouter maitre Tom...



Sur les bon conseils de notre vénéré Master Crew, j'ai découvert la blogothéque, qui propose en particulier des concerts à emporter à savourer. Sensation rare sur celui là, Arcade fire jouant à merveille le jeu en offrant d'abord une version de Neon Bible en accoustique dans un monte charge, avant de pénétrer à l'Olympia, et un Wake Up formidable au milieu de la fosse. C'est raconté en détail là.
Je ne sais pas si ça répare en partie le manque, ou si ça fait encore plus mal de ne pas avoir trouvé de place pour ce concert.

(Que les impatients avant jusqu'au milieu de la vidéo pour le morceau de bravoure...)

dimanche, avril 01, 2007

Musique toujours


Ah ça, quand on a la chance de pouvoir écouter sa musique au taff, on peut avoir une vie culturelle intense! Et bien cette semaine, j'ai testé pour vous Arthur H, Abd al malik et David Lafore. Rien que ça!

Passons rapidement sur le live d'Arthur H, Show time, sur lequel j'accroche moyennement. Je suis grand admirateur du bonhomme et en particulier de son dernier album, Adieu tristesse, mais là je trouve que les nouvelles instrumentations n'apportent pas grand chose, et surtout que les nouvelles chansons ou reprises sont très décevantes. En particulier Alabama song des Doors, idée qui me semblait très prometteuse, m'a plutôt endommagé les esgourdes qu'autre chose... Remarquez, je dis peut-être ça parce que je suis frustré que H m'ait claqué la porte au nez plusieurs fois: tous ses concerts sont complets à la vitesse lumière!

Je me suis d'autre part attaqué enfin à Abd al Malik. J'ai pas mal temporisé parce que je craignais le soufflé médiatique un peu creu. On nous aurait exhibé ce jeune-Noir-qui-parle-bien juste pour faire un contrepoint constructif aux reportages insultants sur les banlieues que ça ne m'aurait pas étonné outre mesure. Comme en plus son style me semblait tendre vers le bavard-précheur, je reniflais le tranquenard et suis passé outre pendant quelque temps...
Et j'avais bien tort. Effectivement, son phrasé est très dense, et ses textes parfois un peu rentre-dedans, mais ils sont d'une sincérité et d'une intensité désarmante, et s'accordent à merveille avec son style. D'autant plus qu'il est admirablement soutenu par de splendides instrumentations électro-jazz, harmonieuses et rythmées.
L'équilibre trouvé est des plus réussi à mon sens: la zique s'occupe du côté harmonique et de donner du rythme, ce qui permet à Abd al malik de nous raconter ses histoires, les yeux dans les yeux, sans nous lâcher. Très très bien.

Mais ce vieux Abd n'aura pas les honneurs de la photo de ce post par la faute de David Lafore, jeune loup à l'album tourneboulant. Nous avons fait sa connaissance en première partie des joyeux urbains à l'Olympia, excusez du peu. Pas intimidé pour un sou par cette salle mythique, Lafore, après une ou deux blagues décalées, a arrosé le premier rang de sa bouteille d'eau (parce qu'il en avait toujours rêvé lors des concerts rocks de son enfance), puis a tombé le costard pour entamer, en slip blanc et avec tout le sérieux du monde son tube interplanétaire: 20 francs. "20 francs, 20 francs le cunilingus..."
Grosse poilade dans l'assistance, mais on aurait vite oublié le rigolo si le gros de son répertoire n'était pas constitué de chansons poétiques d'une grande force. Qui sont tout simplement formidables sur son deuxième album Cinq têtes II. Pour vous donner une idée de leur qualité, sachez qu'il s'agit du seul auteur dont une des chansons s'est vue attribuer la note maximale de 5 étoiles sur mon ipod. Voui voui. Avec Mr Roux et La Blanche, bien sûr! Mais sachant les milliers de chansons qui sont passées sur ce petit appareil, qui chauffe quasiment huit heures par jour, merde, ça intimide!
Le seul petit problème est que les chansons "détentes", rigolotes, telles 20 francs ou jalousie, (qui sont pour beaucoup dans le triomphe qui lui a été fait sur scène) me semblent assez faibles sur l'album. Surtout qu'elles cohabitent, et empiètent un peu, sur la majorité des autres chansons qui parfois tutoient le sublime. Laisse moi mourrir un peu, un baiser une bombe, laissons nous et surtout J'ai massacré tout un pays en tête.
C'est un peu frustrant car ça déséquilibre un peu l'album et donne l'impression que quelques blagues de caserne éclaboussent un oeuvre à part ça grandiose. Et pourtant, Dieu sait que j'aime les blagues de caserne! Mais que ça ne vous dispense pas d'écouter cet album, quand vous voudrez entendre un peu autre chose que la Blanche et Mr Roux! Non mais...
Rompez, et osez David Lafore!

vendredi, mars 30, 2007

Musique toujours


Bonjour à tous, et vive la France.

Je tiens avant tout à préciser que j'aime mon pays, que j'en suis fier et que je remercie tous nos ancêtres de s'être sacrifiés à notre bien être.
Ceci étant dit, j'ai décidé de continuer sur une thématique qui déchaîne les passions: je vais vous parler musique. Musique, oui, mais musique française. Car j'aime mon pays.

Nous sommes en effet allés voir Philippe Katerine mardi soir au Zenith (en traversant la gare du Nord au péril de notre vie). Pour rafraichir la mémoire des plus lents d'entre vous, il s'agit du dandy à la voix haut perchée, auteur de chansons normalement reservées à un public très très restreint de fanatiques d'art moderne, qui connaît un succès invraisemblable depuis le tube interplanétaire Louxor, j'adore. (Et je coupe le son...)
En temps normal, j'aurais vraiment été très méfiant à l'orée d'un concert de ce type. Certes, le monsieur porte à merveille le pull de cashemire rose, certes il est accompagné des très efficaces ex-Little rabbits. Mais bon, ne nous cachons pas que si certaines de ces chansons sont portées par un charme planant certain, avec des gimmicks parfois hypnotisants, une bonne grosse moitié de sa production est complétement inécoutable...

Mais le bouche-à-oreille (pardon, le buzz) incroyable entourant ses spectacles décalés et festifs nous a fait sauter le pas avec enthousiasme. Des témoins dignes de foi (au nombre de quatre), nous ont chaudement recommandé ses concerts. Alors...

Et bien, au risque de tuer le suspense de ce post admirablement construit, je vous révèle immédiatement que nous avons été un peu déçus... Encore une réalisation du célèbre phénomène: "On nous a tellement dit que c'était génial, que comme c'était juste bien, on est tout triste. Alors que si on avait été au concert sans a-priori, on aurait probablement été ravi"...
Et une des raisons majeure pour lesquelles nous n'avons pas été emportés par le show est qu'on nous en avait déjà raconté toutes les belles surprises. Lecteur comptant te rendre à un concert de Katerine, je t'invite donc à arrêter de lire ce post sur le champ.
C'est dur de te priver de ma prose, mais fais moi confiance, c'est mieux ainsi. Bonne route et vive la France.

C'est donc vrai que la mise en scène est moitiée dingue: Katerine se présente le corps couvert de peinture (c'est du body art), il occupe merveilleusement la scène (c'est un ex-danseur je crois), ses ziquos changent trois fois de tenue, des danseuses en slip déboulent à l'improviste sur scène, comme d'ailleurs une troupe de majorettes de gabarits divers, et le public se fait bombarder de petits coeurs qui brillent et de ballons... Qui plus est, Katerine a le bon goût de jouer trois fois Louxor avec une efficacité certaine.
Seulement voilà, quand on sait à quoi s'attendre, tous ces moments sont forcément moins forts. Surtout dans une salle énorme comme le Zenith. D'autre part, le spectacle est tellement rodé qu'il laisse assez peu de place à l'improvisation et aux discussions avec le public, dont je suis friand.
Et enfin, malgré toute la solidité, la précision et le bondissant des musiciens, quand même, il faut regarder la vérité en face: la plupart des chansons de Katerine ne sont vraiment pas belles! (Du moins pour qui n'a pas une culture solide du 63ème degré dans l'art).

Allez, à plus mes petits patriotes, et comme disait Mr Roux: "La France, aimez la ou changez la".

mercredi, mars 28, 2007

Je ne suis pas un héros


Et pourtant...
Et pourtant votre serviteur est passé, au péril de sa vie, non pas une mais deux fois au milieu des émeutes sanglantes qui ont ravagé la gare du Nord hier soir.
Et je vais vous avouer: j'ai même pas eu peur. Je n'ai pas tremblé une seconde, alors que des hordes sauvages de jeunes à cagoules se livraient à des duels mortels avec les forces de l'ordre.
C'est que je suis balèze, moi. Ahah.

Il faut dire qu'il y a une bonne raison à cela: je n'ai rien remarqué du tout. Pourtant, à l'aller, vers 19h30, j'ai traversé la gare du Nord de bout en bout car mon interconnection était annulée (suite à l'émeute). Et ben rien, pas la queue d'une racaille, pas l'once d'une lacrimo. Juste un rassemblement de flics au dehors. Alors soit Paris ne brulait pas vraiment, soit il sait le faire de manière très très discrète.
Au retour, soyons honnêtes, je ne suis pas descendu du métro donc je ne peux rien dire de l'amplitude des combats. Mais par contre donc, je peux vous assurer qu'on était loin de la révolte urbaine agitée par nos journaux à 19h30. Alors que les événements avaient commencé depuis une heure au moins, si je ne m'abuse.

Et sinon, ça n'a rien à voir, mais je n'ai pas pu m'empêcher de me tordre de rire devant la nouvelle affiche de campagne de Bayrou. "Osez Bayrou" dans les tons rouge et or, faut oser quand même... J'ai d'ailleurs visiblement vexé deux passants lors de ma crise de fou rire.
C'est pas le plus choquant des candidats, mais nous vendre un centriste moultes fois membre du gouvernement comme une alternative révolutionaire, et être crédible(!), faut le faire. Bravo aux publicitaires et à la nullité de la plupart des citoyens (tous ceux qui ne se marrent pas devant l'affiche, quoi).

C'est pas tout ça, mais le match de rêve France-Autriche m'attend. Avec la titularisation probable de Clerc, Escudé, Diarra, Mavuba, Diaby et Nasri, je vais me marrer!

jeudi, mars 22, 2007

Mr Roux persiste et signe


Un concert de Mr Roux à la dernière minute, dans une petite salle parisienne inconnue au bataillon? Pas de problème pour nos fringuants héros, accompagnés de leur fidèle saxophoniste!
Tout heureux que nous étions de l'aubaine (ça illumine une journée de débugage!), nous pouvions tout de même craindre quatre terribles dangers...
  • Que la salle, l'inconnu Atelier de l'Hermitage, soit minuscule et naze. En fait, il s'agit d'un hangard très fonctionnel (et vaste), qui vire au grand luxe quand on parvient à chopper les quelques places assises du premier étage. Et à 10 euros la place, ça donne envie d'insulter tous les spectateurs de TF1 du soir...
  • Que la salle soit vide, car malgré le retentissement considérable de mon blog, Mr Roux n'est pas encore très très connu. Et bien il faut croire que radio Néo a pas mal d'auditeur ou que l'intelligencia bretonne est particulièrement bien implantée à Paris (jusqu'à une période récente, le CD du rennais Mr Roux n'était distribué que là bas), mais la salle était bien remplie de 200 fans environ.
  • Que la bière soit chaude. Heureusement, la Leffe était parfaite.
  • Que Mr Roux, incroyable en version studio, ne soit pas bon sur scène.
Et bien je vous rassure aussi sur ce dernier point. Le bonhomme est tout à fait à l'aise, tout à la fois pour décrisper l'atmosphère en déconnant, et pour assumer avec tout le sérieux qu'ils méritent ses textes les plus forts ou les plus touchants.
Il est accompagné de deux ziquos: un contrebassiste donne la pèche à ses mélodies, tout en plaisant aux dames, et un deuxième guitariste-à-tout-faire qui enrichit considérablement les musiques à coups de riffs décalés ou d'envolée bien sentie. C'est vraiment le genre de musicien précieux: toujours en place, pas du tout m'as-tu-vu mais donnant une profondeur certaine aux morceaux, musicalement s'entend.
Sans atteindre la richesse des intrumentations de la Blanche, ils suffisent largement à sortir les intruments du simple rôle de faire valoir des textes de Mr Roux, ce qui n'est pas une mince affaire. En plus, les deux larons font admirablement les coeurs des pucelles aux nichons juvéniles...

Mais surtout, ce concert fut un bonheur total pour nous autres, fans de l'album, parce que Mr Roux nous a fait la bonne surprise de jouer une demie-douzaine de nouveaux titres. C'est plutôt rare, de voir un jeune groupe exhiber un répertoire si large, alors que son premier album est même pas encore sorti (nationalement!)
Et je peux donc d'ors et déjà vous affirmer, en avant-première mondiale de l'univers, que le deuxième album de Mr Roux est une réussite totale, formidable, dans la déconne, le politique ou le touchant.
Comme il ne sera enregistré que dans deux ans très probablement, je vous excuse si vous ne l'achetez pas immédiatement... Mais vous avez bien commandé le premier, hein?

Ah ça va filer droit!

Tu veux changer ta vie pour 33 euros?

C'est facile, tu vas là, puis là. Tu attends deux jours, puis tu t'installes bien dans ton canap', et tu profites...

mercredi, mars 21, 2007

Rafale de chroniques zicales


La bonne surprise de la journée, c'est que le concert de Mr.Roux auquel je ne pensais pas pouvoir aller n'a pas lieu samedi mais ce soir. De sorte que, enthousiastes comme nous sommes, nous allons passer une soirée d'exception.
Pour partager cette joie avec mes fidèles lecteurs, je m'en vais vous chroniquer rapidement les derniers CDs qui me sont passés à travers les paluches. Ceci pour que nous soyons tous imergés dans le fabuleux monde de la musique, certes, mais aussi pour occuper mon départ plus tardif que d'habitude du boulot. Y a pas de petits profits.
Les albums dont je vais vous entretenir sont à mon sens de honnêtes à bons, mais je n'ai rien dégoté d'absolument exceptionnel. Voila pourquoi vous n'avez pas eu droit à des chroniques enthousiastes plus tôt.

Commençons par monsieur Arno et son album Jus de box. Le belge aime les jeux de mots fins, comme vous pouvez le constater... A vrai dire, je n'ai pas grand chose à dire de cet album si ce n'est que c'est du Arno pur jus (de box - ahah): voix rocailleuse, prononciation d'alcoolique flamand, textes décalés, ... C'est tellement particulier que les chansons m'apparaissent très inégales selon que j'accroche (Mourir à plusieurs) ou pas (From zero to hero). Effet amplifié par l'accompagnement musical qui louche vers les 80s parfois.

Parlons ensuite de Riké, le co-chanteur de Sinsemilia qui poursuit sa petite trajectoire personnelle en parallèle du groupe avec son deuxième album Vivons! Moins politique dans les paroles mais plus rêveur, moins reggae-cuivre mais plus reggae accoustique, c'est un peu lourdingue parfois, mais que voulez-vous, moi j'aime beaucoup. Du soleil et de l'innocence qui s'assume, et est donc loin d'être niaise, je ne vois pas ce qu'on peut avoir contre.

Mais je sais aussi faire dans l'international avec le deuxième album de la comète canadienne Arcad Fire: Neon bible. Après la réussite formidable de leur premier album rock baroque mélant hurlements, choeurs et orgues, ils étaient attendus au tournant. Je suis personnellement tout à fait rassuré avec cet album moins brillant et novateur que le premier, mais tout aussi intégre et bidouilleur. il y a peut-être d'ailleurs plus de profondeur dans ce deuxième album qui lâsse moins à l'écoute massive.
Dans le domaine international, j'ai apprécié aussi les Build to spill et les Tapes and tapes qui m'ont été recommandé par un mystérieux lecteur se cachant derrière d'astucieux pseunonymes.

Enfin, je suis en train d'étudier de près le dernier Mano Solo, In the garden. Car voyez-vous, je l'ai avant tout le monde car je fais parti des fans ayant participé à son financement en pré-payant l'album. Et paf.
Et bien, pour l'heure, force est de constater que je suis plutôt déçu. Ca reste du Mano brayeur, énervé et impudique, mais il me manque le brillant de la Marmaille nue ou des années sombres, ou l'étonnant de Dehors ou des animals. J'ai le sentiment d'être confronté à une livraison plus anonyme. Cela dit, je réserve mon jugement final, car d'expérience les albums de Mano sont si arides et travaillés qu'il est possible de devenir infatigable admirateur à la centième écoute seulement.
Et là, c'est qui qui aurait l'air idiot, comme un sondeur après le 1er tour ou un commentateur de foot après la coupe du Monde?

lundi, mars 19, 2007

Bonus track


(Suite du post précédent)
Une pose un peu moins classe: "Et là, mon petit, qu'est-ce que tu vas nous chanter? - Love me, please love me..."

La grosse classe mon pote

Voici le brillant récipiendaire du prix Métivier lors de son discours mémorable. Cet orateur fameux, le regard perdu dans sa prose, semble habité par sa glose, comme en témoigne le mouvement italiénisant de ses petites mimines.
J'ai en plus en tendresse particulière pour le port débonnaire du micro, qui n'a rien à envier aux plus grands prédicateurs américains.

dimanche, mars 18, 2007

Mauvaise pioche

Enfin un week-end pluvieux (enfin, moins ensoleillé que d'habitude)! De sorte que nous avons enfin eu un excuse valable pour refuser nos balades habituelles à la découverte de la Capitale pour rattrapper un peu notre retard cinématographique. Miam miam!
On s'en réjouissait d'avance, et bien le moins qu'on puisse dire c'est n'avons pas bien su en profiter... Ca commence par une comédie sentimentale qui vient de sortir - le Come Back - avec Hugh Grant en chanteur has been des années 80 et Drew Barrymore en parolière fofolle. En temps normal, je me serais fortement méfié de ce canevas, mais Télérama étant des plus élogieux sur les qualités comiques et le message pas si crétin que cela (soit-disant), je me suis laissé entrainer dans ce traquenard. Je ne préciserais pas par qui, mais sachez que les avis d'Elena n'auront plus aucun poids dans le choix de nos sorties dans la décennie qui viendra.
Evidemment, c'était niais, mielleux, et les quelques bonnes répliques ne sauvaient rien tant l'ensemble était tout mou et tout pas rythmé. Un naufrage, qui mérite juste qu'on s'y attarde une demie-heure à la télé après une longue journée de travail. Et encore, à condition que ce soit une craquage ponctuel.

Du coup, nous nous étions promis de remonter le niveau aujourd'hui avec un film grave probablement sublime: les témoins (de Téchiné avec Bouajila, Béart et Blanc). Et bien nous n'avons pas eu la chance de creuser cet intéressant filon, car on fête le printemps du cinéma à Paris.
Pour nos amis provinciaux habitant des villes importantes, je précise que le printemps du cinéma est une opération de trois jours se traduisant par des places à 3 euros 50 (ce qui divise le prix parisien pas trois) et une affluence record. En d'autres termes, on paye peu cher sa place, mais on ne va jamais voir le film qu'on visait.
Pour nos amis provinciaux habitant des villes moyennes telles que Toulouse ou Clermont-Ferrand, je précise que le cinéma est la projection en salle d'un film, tels que ceux du dimanche soir sur TF1. On paye l'entrée pour voir des films récents, n'ayant pas forcément les faveurs de la programmation de TF1, sur des grands écrans à coins pas ronds, et parfois en version originale. Je sais c'est déroutant. C'est ça, la ville lumière.
(Je ne m'adresse pas aux provinciaux habitant de petites villes parce qu'ils ne connaissent pas Internet ni l'eau courante. Chaque chose en son temps.)

Evidemment, les témoins, c'était complet, et nous nous sommes donc tenu le raisonnement suivant. Je cite: "bah on n'a pas fait la queue pour rien, quand même. En plus, vu le prix que ça coûte, on peut toujours aller voir une merde au hasard". Raisonnement que se sont probablement tenu la moitié des spectateurs emplissant la salle des témoins, d'ailleurs, les enfoirés. Cherchez pas, c'est inattaquable, comme raisonnement. Au sens libéral, c'est-à-dire noble, du terme.

Alors voilà, nous nous sommes retrouvés à regarder la cité interdite, film chinois à grand spectacle racontant une tentative de renversement d'un empereur. Entendons nous bien: ce film très esthétique, mené sur un rythme différent des films occidentaux, est loin du naufrage du Come back.
Néenmoins, force est de constater que nous avons été un petit peu endormi par la première moitié, très "or, soie et non-dits", et un petit peu écoeurés par la deuxième moitié, très "or, sang et massacre". Tout cela laissait peu de place à l'identification avec des personnages tordus et trépassant les uns après les autres, mais le film restait superbement mis en scène, et joliment joué. Pas comme l'autre guimauve.

Enfin... Je reste magnanime sur le bilan de ce week-end étant donné la classe de son entrée en matière rugbystique. Et même la cruauté des dieux du football remerciant mal les belles tentatives nantaises n'obscurcira. Nous espérons voir les témoins très bientôt, et d'ici là encore une ou deux merdes parce que, quand même, 3 euros 50, c'est vraiment pas cher.
Allez, je vous laisse, le masque et la plume va commencer. On a comme qui dirait besoin de leurs conseils pour moins se gourrer...

vendredi, mars 16, 2007

Petit coucou


Tiens, au fait, c'es vrai, vous êtes toujours là! Ca somnole là dedans, croyez-vous?
Mon petit blog se prélâsse, profitant des beaux jours pour ne point trop se fouler et avancer caaaalmement sur les posts. De toute façon, j'ai toute une batterie d'excuses. Jugez plutôt: si je mollis du blog, c'est à cause:
  • de mon passage rennais pour récupérer un prix de thèse inconnu dont pourtant tout le monde ne cesse de me parler,
  • des vaccins malgaches,
  • de François Bayrou dont je rêve la nuit. Non j'déconne,
  • des potes chez qui on se fait inviter,
  • de Fred Vargas qui continue de me grignoter mon temps libre.
Alors, c'est pas inattaquable tout ça? Mais si vous manquez de lecture, je vous indique quelques articles des plus intéressants sur la campagne électorale.
A commencer par la mise au point de Judith Bernard à laquelle je souscris complétement: qu'est-ce que c'est que ces électeurs qui veulent qu'on les séduise, mais surtout pas qu'on les ennuie à parler conviction et morale?
Et puis d'autres posts informatifs tels que celui-là, celui-ci ou encore celui-là. Notez que celui-là est vraiment pas mal. Et celui-ci m'a troué.

De là à en déduire qu'il n'y a que sur le bigbangblog que je trouve des infos et des analyses pertinentes sur cette triste campagne... Heureusement qu'ils sont là pour remonter le niveau catastrophique, dont sont responsables à mes yeux par ordre croissant de responsabilité les politiques, les médias et les citoyens.

mardi, mars 13, 2007

Les gros titres de la star


Pas un instant je n'ai cessé de travailler pour la France, et de vous aimer. M'en voilà remercié par les sirènes de la gloire là (qui pointe vers là).
Juste récompense vu mon énorme talent je trouve.