lundi, juin 29, 2009
dimanche, juin 21, 2009
Je hais la fête de la musique
Oui, je sais. Je suis mordu par la musique; je vous fatigue à longueur de posts en vous relatant mes dernières découvertes; je vous incite lourdement à acheter des albums, particulièrement ceux de petits groupes; je vous inflige les comptes-rendus des concerts auxquels j'assiste en espérant vous inspirer à découvrir les artistes en question sur scène.
Oui, je sais. Engagé à gauche, prônant la solidarité, je devrais me faire le porte-drapeau d'une des rares fêtes populaires qui touche la France dans son ensemble (ou du moins en grande partie).
Oui d'accord. So much pour la théorie. J'ai néanmoins un contre-argument puissant à vous opposer: la fête de la musique, c'est tout pourri.
Peut-être faut-il que je développe?
Mes expériences, nombreuses, de la fête de la musique sont de trois types. Et dans les trois cas, elles sont de cuisants échecs.
Premier cas: on se retrouve avec des copains "dans le centre", sans plan très précis. Nous voila donc dans des ruelles bondées, à passer frénétiquement d'une petite scène à une autre, sans jamais s'arrêter plus d'une demie-chanson sur l'une d'entre elle (ou alors c'est simplement parce qu'on n'arrive pas à avancer).
Premièrement, il est très difficile d'apprécier de petits groupes de styles divers sur des sonos de fortune, surtout quand les deux stands voisins mêlent leur basse métal ou leur batterie jazzy à l'accordéon qu'on cherche à écouter. Et deuxièmement, parce que le groupe de copains n'arrivera jamais à se mettre d'accord sur une scène méritant un arrêt non symbolique (ou retrouve l'emballement de groupe empêchant le choix d'un restaurant dont je me suis fais l'écho un peu plus tôt). Et enfin, je ne sais pourquoi, mais on considérerait avoir raté notre fête de la musique si nous n'avions pas sillonné l'intégralité du "centre" dans la soirée.
Bilan: un butinage inintéressant, beaucoup de bousculades, du stress, des jambes douloureuses et des bières à 8 euros dans des gobelets en plastique. Qui collent aux semelles, ensuite.
Deuxième cas: expérimentés et cherchant à éviter le piège du premier cas, on potasse, on se prépare, et on ne vise qu'un seul et unique événement prestigieux. Arthur H, Peter Doherty ou Olivia Ruiz pour les parisiens; Ghislaine et son accordéon ou Toto et sa vielle de gambe pour les Provinciaux. Ce sera ce groupe là, un point c'est tout.
Seulement, quelle n'est pas notre déception de n'assister qu'à un set raccourci d'une petite heure, donné devant un public peu concerné - hé, c'est gratuit, peuchère! A part pour les fidèles absolu qui se sont ménagé une place dans les premiers rangs, il est bien difficile de suivre le mini-concert entre les badauds qui vont et viennent, et les jeunes cools qui passent le concert à se hurler des vannes aux oreilles, ou à s'appeler les uns les autres au portable.
Si vous aimez un artiste, n'allez surtout pas le voir à la fête de la musique. Cassez votre tirelire, et plutôt que de l'apercevoir sur une place qui résonne (et sur laquelle il pleut, si vous êtes à Nantes), vous les verrez pour de vrai, tranquillement, devant un public passionné.
Ne vous méprenez pas, moi je suis pour la culture pour tous, hein! Mais à condition que tous ces cons ne viennent pas me faire chier...
Et j'en viens au troisième type d'expérience de la fête de la musique: je me baricade chez moi, m'occupe de Gaelou et veut me coucher tôt.
Mais voilà, j'habite à 200 mètres de la grande scène de Denfert-Rochereau! Et je n'ai ni double-vitrage, ni boules quiès triple épaisseur telles qu'utilisées par les astronautes de la nasa. Alors, jusqu'à deux heures du mat', et avant que Gaelou ne se réveille sur le coup de 6h, j'entends la version résonnée, filtrée dans les basses, des groupes se produisant sous mes fenêtres.
Et même Spleen ou Alexi HK, que normalement j'aime bien, vont me peser cette nuit. J'envisage toute une série de représailles: ne plus acheter ces artistes; pire, les télécharger; boycotter leurs sponsors: Oui FM (de toute façon, quatre tubes en rotation lourde...), et surtout, Ricard. Pendant toute une semaine, je ne boirai que du pastis 51, na!
Je hais la fête de la musique
samedi, juin 20, 2009
vendredi, juin 19, 2009
Bouffée d'optimisme
La lecture du Spiegel, pour enrichissante qu'elle soit, peut aussi frapper durement au moral. Voici quelques petits extraits de ma lecture de la semaine, que je trouve justes et d'autant plus désespérants qu'ils sont énoncés d'un ton neutre et objectif.
D'abord, issu d'un article d'analyse politique sur la branlée prise par le SPD (le PS allemand) aux Européennes, d'autant plus étonnant que le parti n'avait reculé devant aucune subvention mirobolante aux entreprises pour sauver leurs employés de la crise (Opel, Karstadt...) - et plaire à l'éclectorat, à quelques mois de l'élection du nouveau chancelier..
"Le SPD a dû se rendre à l'évidence dans les dernières semaines: le processus d'individualisation a largement atteint son électorat. Il n'y a plus de conscience de classe de l'Allemand d'en bas, plus de solidarité. L'opérateur travaille à la chaine chez Bayer ne se sentira pas spécialement concerné par l'ouvrier de chez Opel simplement parce que lui aussi travaille à la chaîne. Celui qui gagne le RMI préférerait de loin une hausse du RMI qu'un plan aide évitant le licenciement de la chaine de magasins Karstadt. Le parti des petites gens [le SPD, historiquement] n'a plus affaire à une clientèle cohérente, mais à toute une constellation de "Moi SARL" [nom donné aux entreprises de 1 personne]. Les faibles ne se serrent plus les coudes, et la crise amplifie la sensation du chacun pour soi. On peut se désoler de ce constat. Mais il ne faut pas l'ignorer."
Mais surtout, j'ai été quelque peu retourné par le dossier que le Spiegel consacre aux "enfants de la crise" - aux 20-35 ans. Ils se sont attaqué à la question avec une diligence toute allemande: un sondage de 50 questions à été largement diffusé, et donne lieu à 17 pages d'analyse.
Je vous ai sélectionné quelques extraits qui m'ont particulièrement frappé. En sortant de cette lecture, on n'a pas spécialement envie d'inviter des 20-35 ans à bouffer, et on ne prédit surtout pas un avenir radieux d'amour et de partage à la société, je peux vous dire...
"
Le plus étonnant dans cette génération, c'est qu'elle est invisible. Aucun visage connu ne vient à l'esprit quand on parle d'elle, il n'y a personne qui parle en son nom. Pas d'intellectuel, pas d'écrivain, pas d'artiste, pas de musicien. Chacun parle pour soi uniquement.
"
Puis:
"
Cette génération trouve le monde si compliqué qu'elle ne pense pas à le changer; les jeunes Allemands sont si individualistes que leur regard est porté exclusivement sur eux-mêmes: le monde peut courir à sa perte, ils arriveront bien à se débrouiller pour éviter le naufrage individuel. Et dans le cas contraire, leur échec sera de leur faute, et pas de celle du système.
... Un trait les caractérise: une énorme confiance en eux. Pas à leur génération en général, pas à la société. C'est la croyance qu'ils vont, personnellement, réussir, d'une manière ou d'une autre. 60% prédisent un avenir sombre à la société. Par contre, 73% se voient un futur personnel positif.
"
Ce point m'a particulièrement frappé parce que je pense la même chose, et à peu près tous les amis de mon âge avec moi. La société empire, mais notre situation personnelle, bon an mal an, va de mieux en mieux.
"
Ils sont apolitiques. Quand on le leur dit, 83% d'entre eux ne le prennent pas mal. La démocratie de partis ne les intéresse pas, et ils sont à des années lumières de rêver à la révolution.
[...]
Ce n'est pas qu'ils méprisent la politique, mais plutôt qu'ils ne voient pas pourquoi ils devraient s'occuper de choses qui n'ont visiblement rien à voir avec leur vie de tous les jours.
"
On n'est pas dans la merde, quoi...
mardi, juin 16, 2009
Comédies
Grâce aux conseils de jeunes parents de nous amis, qui connaissent bien la vie, et notamment l'art de garder son équilibre mental en présence de petits quadrupèdes vociférants, nous avons récemment découverts la touche "babysitter" de notre télécommande. Quoi, il n'est pas la peine de convoquer potes ou frangins pour disposer d'une soirée à soi?
L'avenir dira s'il s'agit d'un accident ou bien d'un phénomène de fond, mais pour l'heure nous n'avons mis cette liberté à profit que pour aller voir des comédies. De qualité certes, mais je me demande si nous ne cherchons pas trop à fuir notre présent morose dans de la franche rigolade bien ficelée. Pour lever toute ambiguïté, je propose que nous allions voir Antichrist à la prochaine occasion.
Ca ne date pas d'hier, mais nous nous sommes rendus prestement voir OSS 117 - Rio ne répond plus. Je vous rappelle que nous sommes très clients du personnage, de son insondable bêtise digne et des longs blancs-à-fou-rire ménagés par le réalisateur. A la sortie du premier, Elena avait d'ailleurs emporté de son rire franc toute une salle qui n'avait pas encore complétement saisi le régal second degré du premier opus.
Nous lui avons trouvé un digne héritier dans cette suite. Voila une comédie intelligente, classicieuse (admirez la finition du décor qui rend parfaitement l'époque, détail auquel le commentaire du DVD du premier épisode nous avait sensibilisé), et surtout qui a le courage du second degré. S'il faut ménager de longs instants de malaise pour permettre au spectateur de goûter l'absurdité de la situation, pas de problème! S'il faut répéter, dériver un quiproquo une dizaine de fois, aucun souci! S'il faut briser le tabou des remarques de blaireau antisémite (ainsi que raciste et machiste, bien sûr), on y va gaiement!
Bref, du bon rire, original et inimmitable. Seul petit bémol; j'aurais bien coupé les 10 minutes dans l'antre des méchants, non pour ménager le politiquement correct, mais parce que toutes les blagues sur les nazis qui se sentent mésestimés ne sont simplement pas drôles. J'exclus bien évidemment la mythique course-poursuite en déambulateur, bien sûr!
Cela laisse tout de même 1h30 de bonheur...
Passons à un tout autre style de comédie avec le surprenant Ken Loach: Looking For Eric. Voila un ton qu'on n'associe pas forcément à ce réalisateur habituellement plus sombre et engagé, mais qui finalement lui va assez bien tant il est inégalable pour ce qui est de filmer les scènes de copains - ou de camarades, c'est selon.
Vous connaissez certainement l'histoire: un brave postier qui commence à sérieusement perdre les pédales, entre le fait qu'il a quitté son grand amour et que ses grands enfants se mettent dans le pétrin en fréquentant les gros durs du quartier. C'est alors que lui apparait son idôle de toujours, le grand Eric, qui va le remettre sur scelle grâce à ses judicieux conseils (même s'ils sont parfois difficiles à décrypter).
Voila. C'est un film très sympa, très fraternel, et bien distrayant. C'est déjà beaucoup, mais ça ne va pas plus loin. Une chose quelque peu surprenante, agréable, mais qui ne laisse pas de souvenir impérissable par delà, donc, de superbes scènes de copains.
Et enfin, j'en viens au film le plus récent des trois: les beaux gosses. Le dessinateur Riad Satouf exporte ses chroniques sur l'adolescence sur grand écran. Que celui qui ne reconnaitra pas ses pires années dans ces ados ravagés par les boutons, capables d'un romantisme infini et d'une cruauté sans nom, me jette la première pierre.
Il est à mon avis impossible de regarder ce film sans s'écrier dire mille fois "ah oui, c'était exactement ça"! J'ai crains que cet unique ressort du film, enthousiasmant au début, finisse par être lassant. Ce n'est pas le cas, par la grâce de la multiplicité des anecdotes justes (et tordantes!), du rythme trépidant de la narration, et de la grande qualité des acteurs.
Encore un excellent divertissement, à qui il manque quand même une histoire plus construite pour être parfaitement inoubliable.
L'avenir dira s'il s'agit d'un accident ou bien d'un phénomène de fond, mais pour l'heure nous n'avons mis cette liberté à profit que pour aller voir des comédies. De qualité certes, mais je me demande si nous ne cherchons pas trop à fuir notre présent morose dans de la franche rigolade bien ficelée. Pour lever toute ambiguïté, je propose que nous allions voir Antichrist à la prochaine occasion.
Ca ne date pas d'hier, mais nous nous sommes rendus prestement voir OSS 117 - Rio ne répond plus. Je vous rappelle que nous sommes très clients du personnage, de son insondable bêtise digne et des longs blancs-à-fou-rire ménagés par le réalisateur. A la sortie du premier, Elena avait d'ailleurs emporté de son rire franc toute une salle qui n'avait pas encore complétement saisi le régal second degré du premier opus.
Nous lui avons trouvé un digne héritier dans cette suite. Voila une comédie intelligente, classicieuse (admirez la finition du décor qui rend parfaitement l'époque, détail auquel le commentaire du DVD du premier épisode nous avait sensibilisé), et surtout qui a le courage du second degré. S'il faut ménager de longs instants de malaise pour permettre au spectateur de goûter l'absurdité de la situation, pas de problème! S'il faut répéter, dériver un quiproquo une dizaine de fois, aucun souci! S'il faut briser le tabou des remarques de blaireau antisémite (ainsi que raciste et machiste, bien sûr), on y va gaiement!
Bref, du bon rire, original et inimmitable. Seul petit bémol; j'aurais bien coupé les 10 minutes dans l'antre des méchants, non pour ménager le politiquement correct, mais parce que toutes les blagues sur les nazis qui se sentent mésestimés ne sont simplement pas drôles. J'exclus bien évidemment la mythique course-poursuite en déambulateur, bien sûr!
Cela laisse tout de même 1h30 de bonheur...
Passons à un tout autre style de comédie avec le surprenant Ken Loach: Looking For Eric. Voila un ton qu'on n'associe pas forcément à ce réalisateur habituellement plus sombre et engagé, mais qui finalement lui va assez bien tant il est inégalable pour ce qui est de filmer les scènes de copains - ou de camarades, c'est selon.
Vous connaissez certainement l'histoire: un brave postier qui commence à sérieusement perdre les pédales, entre le fait qu'il a quitté son grand amour et que ses grands enfants se mettent dans le pétrin en fréquentant les gros durs du quartier. C'est alors que lui apparait son idôle de toujours, le grand Eric, qui va le remettre sur scelle grâce à ses judicieux conseils (même s'ils sont parfois difficiles à décrypter).
Voila. C'est un film très sympa, très fraternel, et bien distrayant. C'est déjà beaucoup, mais ça ne va pas plus loin. Une chose quelque peu surprenante, agréable, mais qui ne laisse pas de souvenir impérissable par delà, donc, de superbes scènes de copains.
Et enfin, j'en viens au film le plus récent des trois: les beaux gosses. Le dessinateur Riad Satouf exporte ses chroniques sur l'adolescence sur grand écran. Que celui qui ne reconnaitra pas ses pires années dans ces ados ravagés par les boutons, capables d'un romantisme infini et d'une cruauté sans nom, me jette la première pierre.
Il est à mon avis impossible de regarder ce film sans s'écrier dire mille fois "ah oui, c'était exactement ça"! J'ai crains que cet unique ressort du film, enthousiasmant au début, finisse par être lassant. Ce n'est pas le cas, par la grâce de la multiplicité des anecdotes justes (et tordantes!), du rythme trépidant de la narration, et de la grande qualité des acteurs.
Encore un excellent divertissement, à qui il manque quand même une histoire plus construite pour être parfaitement inoubliable.
samedi, juin 13, 2009
vendredi, juin 12, 2009
Mr Roux à l'Européen
Ce n'est pas parce qu'on est un jeune père qu'on cesse d'avoir toute vie sociale! J'ai donc profité de ma sortie-concert désormais bisannuelle pour aller voir un de mes deux chouchous-injustement-méconnus: monsieur Roux, à l'Européen. (L'autre, c'est La Blanche, qui passera en Novembre à l'Européen. Chic chic chic, je pourrais me faire ma deuxième sortie de l'année à cette occasion).
Trois ans après son premier - et mythique - album, Erwan Roux affronte donc le virage de tous les dangers en sortant son deuxième album: Un été caniculaire. Permettez moi donc une digression pour commenter ce bel objet, d'ors et déjà promis à une place de choix dans mon palmarès de l'année.
Finalement, la seule chose que je puisse reprocher à cet album, c'est que le premier l'ait précédé. Évidemment, je n'ai pas ressenti le même choc qu'à l'écoute de "Ah si j'étais grand et beau", non pas parce qu'il est moins bon, mais parce que je ne pouvais pas redécouvrir, partant de rien, la verve de ses textes à la fois cyniques, sans concession, tendres et justes.
Non seulement l'été caniculaire est tout à fait au niveau, mais puisqu'il ne peut pas dépasser le côté surprenant, sauvage et brut de décoffrage du premier, il a décidé de l'enrichir, en le développant par d'autres côtés.
La musique est infiniment plus travaillée, et même si le dépouillement du premier album allait tout à fait avec ses textes rentre-dedans, c'est un plus appréciable. Et une fois la patte rouxienne posée sur une bonne moitié des textes (Le vote utile, Fais moi peur, C'était mieux avant, Un été caniculaire pour ne citer qu'eux), le bonhomme décide de mettre sa plume brillante au service d'autres ambiances, parfois à l'occasion de duos fort bien choisis, souvent pour le meilleur (notamment pour un brillant 3870 secondes) et une fois pour le pire (Marie-Chantal - désolé je peux pas).
Mais bon, on cause, on cause, mais le mieux c'est de porter une oreille attentive là. Puis, sous le choc, de se mettre debout sur ses petites pattes de derrière et d'aller d'urgence acheter l'album (qui, à la différence du précédent, se trouve sans effort dans toutes les bonnes crémeries).
Mais ce concert, donc?
Ben c'était de la balle, coco. Évidemment, vu mon degré d'affection pour le petit gars, il eût fallu une prestation particulièrement pitoyable pour que j'en ressorte déçu. Mais on en était loin.
Je commence par le public: enthousiaste, nombreux, un peu trop porté sur le filmage en pirate du concert - et surtout, jeunes jeunes jeunes! Se retrouver dans les 10% les plus vieux d'un concert, qui plus est non peuplé de pisseuses amoureuses du chanteur, ça file un choc!
Monsieur Roux était accompagné de ses camarades de toujours: une contrebasse bien en place et un guitariste multi-instrumentiste talentueux, capable à lui tout seul de donner de quelques arpèges à contre-temps du relief à toute chanson. Mais comme Mr Roux commence visiblement à percer, il a pu s'acheter en plus un batteur, et un clavier-orgue.
Ainsi, aux mélodies bien accrocheuses et à l'ambiance détendue distilléeaux transitions est venue s'ajouter une vraie profondeur musicale. Non seulement pas mal de styles musicaux sont visités l'air de rien (rock qui tâche, contry, slow, reggae), mais surtout le groupe est capable de belles montées en puissance musicales qui vous scotchent leur Vinci sur son fauteuil.
Ainsi donc, après avoir acheté votre CD, je vous ordonne de vous rendre à la guichèterie la plus proche, et d'y acheter votre billet pour le prochain concert du garçon près de chez vous. Ou loin d'ailleurs, vous ne le regretterez pas!
Ah et pis tiens, un mot en passant sur la première partie: un mec tout pas beau, qui chante tout seul, avec un cheveu sur la langue. La guitare est bien en place, la voix assez particulière mais les textes si beaux, si marrants, si tendres ou si justes que j'achète les yeux fermés. Le gars s'appelle Boule, son site est là (oui, il s'appelle sitedeboule.com), et comme je sais que vous êtes des grosses feignasses en fin de post, je vous mets même deux chansons sur place à emporter.
mardi, juin 09, 2009
Un sacré gaillard
Il parait que c'est hyper connu, mais moi je connaissais pas. Et depuis, je passe mes soirées à rigoler bêtement.
(Mes chouchous pour l'instant: le foot 2009, Pacman, le concours de mister univers, le kangourou...)
(Mes chouchous pour l'instant: le foot 2009, Pacman, le concours de mister univers, le kangourou...)
lundi, juin 08, 2009
Reverse engineering
- Pfiou, dites donc, ça se couvre sacrément ici! Je vais me mettre en short de ce pas!
- Si j'ai bien tout compris à la conjoncture, il est temps que je me reconvertisse dans la Finance.
- A peine le match fini samedi soir, j'ai pris un billet pour Clermont-Ferrand faire la rumba toute la nuit!
- J'ai terminé la deuxième saison de The wire, c'est vraiment absolument merveilleux, fin, tendu, impeccable. J'ai donc décidé de commander l'intégrale de Julie Lescaud.
- ...
(Quel dommage d'ailleurs que notre bon président ne puisse se réjouir de la victoire de son camp, si atteint qu'il est par la perte d'un ami proche.)
Je croyais pas possible de descendre plus bas, mais mes concitoyens savent m'étonner encore et encore.
(D'ailleurs les mecs, je serais complétement sur le cul si vous votiez à gauche pendant trente ans de suite! Vous en dites quoi?)
mardi, juin 02, 2009
lundi, juin 01, 2009
dimanche, mai 31, 2009
Nouvelle fournée

Cela fait un bon mois que je ne vous ai pas tenu informé de l'actualité de mes esgourdes. Je vous sens étouffés par le suspense, le souffle court, n'y tenant plus. Grand seigneur, je m'en vais vous libérer en vous offrant une délicieuse chronique musicale.
Convaincu par une chronique enthousiaste de Télérama, je me suis aventuré loin de mes guitares et accordéons favoris avec Oxmo Puccino et son dernier album, Larmes de paix. Si comme moi vous ne le connaissiez pas, il s'agit d'un rappeur reconnu avant tout pour sa plume.
Je ne sais pas si sa réputation de poète, que les médias ont tendance à décerner à tort et à travers, est parfaitement méritée, mais il n'en reste pas moins que les textes sont riches et intéressants. Le bonhomme commence à être sérieusement connu, ce qui lui vaut un album impeccablement produit, où la musique réhausse des paroles qui ne sont pas laissées à nu. Il a le courage (et l'habileté) de visiter de multiples styles musicaux, souvent avec succès (Sur la route d'Amsterdam, 365 jours), parfois avec moins de bonheur (Partir 5mn).
Bref, l'album ne m'a pas offert de choc esthétique fondateur, mais est bien agréable à écouter. Quand une production efficace a l'intelligence de ne pas étouffer le talent, pourquoi ne pas jeter une oreille...
J'ai une très haute opinion de toi, lecteur, donc je suis certain que tu te rappelles parfaitement du groupe La Blanche, un de mes deux coups de coeur stratosphériques parmi les artistes beaucoup trop peu connus (avec Mr Roux). Et bien ils sortent un nouvel album, Imbécile heureux.
Là où les deux autres albums brillaient par leurs paroles sublimes, fantastiquement belles (on peut pour le coup parler de poésie), défendues par les musiques péchues, le nouvel album choisit de mettre les paroles plus en retrait, pour créer des ambiances plus que pour raconter de longues histoires. C'est une évolution tout à fait intéressante, qui vise à passer en quelque sorte du monde de Brassens à celui de Bashung.
Le pari est réussi, dans un sens: chaque morceau, servi par des musiques subtiles, nous emmène dans un petit monde envoutant. Malheureusement, la production de l'album a visiblement été difficile, puisque le projet est passé en court de route d'album classique à mini-album (5 titres). Les cinq titres survivants restent très bien produits, mieux peut-être que ceux des deux albums précédents, mais c'est court, très court, quand il s'agit de créer de subtiles ambiances et de dépayser l'auditeur.
Et pour finir, on en vient à deux valeurs sures, qui confirment chacun dans leur genre.
Olivia Ruiz d'abord, avec Miss Météore. Voila un autre exemple d'album commercial, avec moultes collaborations médiatiques (des duos en veux-tu en voilà). Oui mais là aussi, le talent est là. Rien de bien bouleversant pour qui connait les autres albums de la demoiselle, mais de très bonnes choses dans la même lignée. Le titre caché, en duo avec le chanteur des Têtes raides, m'a particulièrement tapé dans l'esgourde.
Et puis, enfin, l'homme qui jamais ne déçoit. L'homme qui toujours se réinvente, tout en gardant sa patte. Ben Harper nous offre avec White lies for dark times de nouveau un grand, très grand album.
Après quelques virées gospelisantes, après un album-instantanné enregistré en quelques jours à Paris, après de bien beaux albums parfaitement équilibrés avec les Innocent Criminals, il a choisi de se redonner un coup de fouet en retrouvant les Retentless 7. Une formation plus nerveuse, plus rock que les Innocent Criminals, avec qui il avait déjà sorti Both side of the gun.
Et bien, que vous dire? C'est tout simplement - encore - superbe. Jugez vous-même.
dimanche, mai 24, 2009
Allez les jaunes
Ce club a patiemment développé un style de jeu vif, à une touche de balle, qui, non content d'être efficace (il lui a valu la bagatelle de huit titres de champions de France), en a fait une des équipes les plus appréciées de France. Seulement, ça ne s'est pas fait en deux jours: il a fallu 40 ans pour forger cette philosophie de jeu, étroitement liée au développement d'un centre de formation sortant quelques perles chaque année.
Quarante ans. Et tout cela a été mis par terre en quelques années par deux brillants entrepreneurs, Dassault et Kita.
En 2002, le groupe de Dassault - la Socpresse - achète le club, et vire prestement le dernier entraineur emblématique du "jeu à la nantaise". Attendre que des petits jeunes soient lentement formés n'est plus vraiment à l'ordre du jour: on préfère acheter (cher) des noms plus ou moins fameux, qu'on juxtapose en une équipe anonyme et peu rodée. Comme évidemment ça ne fonctionne pas instantanément, et que Dassault s'est donné des objectifs à horizon très court, on rebouleverse l'équipe du tout au tout l'année suivante, en changeant si possible l'entraineur. Je vais vous surprendre: cette politique n'a pas conduit à un titre de champion d'Europe, mais à une descente en ligue 2.
Le club a alors été vendu à un sombre entrepreneur polonais à la fortune un peu trouble - Waldemnar Kita - coutumiers des déclarations fracassantes. Les proprio changent, la philosophie reste: le FCNA voit défiler 9 entraineurs en 10 ans, lui qui n'en avait vu que 6 en 40 ans. A peine remonté en ligue 1, le club redescendant en ligue 2 cette année.
Maigre consolation: les "entrepreneurs" qui ont sabordé le club ont perdu beaucoup d'argent dans l'affaire. Mais il faudra attendre quelques décennies au moins avant de revoir un FCNA performant et ayant une identité forte...
samedi, mai 16, 2009
vendredi, mai 15, 2009
Observatoire des inégalités
J'attire votre attention sur l'observatoire des inégalités, pointé par France Inter ce matin et qui regroupe de nombreuses et intéressantes statistiques sur la relative richesse et pauvreté de chacun. Histoire d'avoir des ordres de grandeurs, notamment à la place de ceux qui n'en ont pas (eux ou même eux).
Mais ça peut aussi nous servir à nous. Personnellement, j'ai appris beaucoup de choses qui me font jouer profil bas là (et en plus, il a le bon goût de pointer sur cet excellent article d'alternatives économiques), et de choses qui m'énervent là.
Pour ceux qui ont la flemme de suivre mes liens, quelques ordres de grandeur:
Mais ça peut aussi nous servir à nous. Personnellement, j'ai appris beaucoup de choses qui me font jouer profil bas là (et en plus, il a le bon goût de pointer sur cet excellent article d'alternatives économiques), et de choses qui m'énervent là.
Pour ceux qui ont la flemme de suivre mes liens, quelques ordres de grandeur:
- La revenu médian en France est de 1500 euros net;
- 90% des salariés gagnent moins de 3100 euros net;
- le revenu médian des ménages (quelle que soit leur configuration) est de 2250 euros. Pour une personne seule, c'est 1300 euros; pour un couple sans enfant 2500 euros; pour un couple avec deux enfants 3400 euros.
- un ouvrier non qualifié a en moyenne 10 000 euros de patrimoine; un cadre 200 000 euros.
- les 10% les plus riches possèdent 46% du patrimoine du pays;
- 40% des agriculateurs, 50% des ouvriers et des retraités, et 90% des cadres partent en vacances chaque année;
- 70% des agriculteurs et des ouvriers, contre 20% des cadres (quand même) n'ont pas ouvert un livre (BD et livre pratique compris) dans l'année;
- la pratique du sport des enfants est corrélée au niveau d'étude de leurs parents;
- 9% seulement de la population adulte a un diplôme supérieur à bac+2.
mercredi, mai 13, 2009
Tire mon doigt
vendredi, mai 08, 2009
Nul n'est parfait
La recherche médicale permet entre autre de toucher du doigt le quotidien clinique des hopitaux. Les infirmières débutantes sont à l'écoute des plus expérimentées, qui cohabitent avec des techniciens, tous aux ordres des jeunes médecins, qui eux-mêmes font place nette dès que le chef de service fait son entrée. Au bout du compte, et plus encore quand ledit chef de service est une pointure reconnue, tout le monde - infirmières, techniciens, médecins, industriels de la pharmacie ou de l'industrie médicale - tourne autour d'une seule et même personne dont les paroles ont valeur d'évangile. Tout le monde lui court après pour voir son avis, sik bien qu'il doit être bien difficile de garder les pieds sur terre dans ces conditions.
Après une journée à discuter avec un de ces grands pontes, et à assister à certaines ses (impressionnantes) interventions, nous sommes allés au restaurant avec lui et certains membres de son équipe, tous tremblants de l'honneur qui nous était ainsi réservé. Bon connaisseur des lieux (pas bêtes, on l'invite évidemment dans un resto qu'il connait et apprécie), il choisit le vin sans même consulter la carte. Il en connait les yeux fermés le cépage, l'origine, et nous débite ces informations avec l'assurance qui accompagnait ses analyses pointues sur divers sujets de recherche clinique. Woaw. Ce vin doit valoir son pesant de cacahouettes.
Nous sommes si coi devant un choix qui semble si renseigné et si solide que nous ne remarquons pas deux détails qui ont évidemment une importance fondamentale. 1- Le vin en question vient d'Afrique du Sud 2- Le bouchon est en métal et se dévisse.
A l'énoncé de ces indices, j'aurais bien évidemment dû avancer prudemment. Mais le toubib, servi le premier, conclut sa dégustation d'une très légère moue approbatrice. Un signe d'approbation plus net ayant fissuré son autorité, je devine qu'il est au comble du bonheur et que le vin dépasse toutes ces attentes.
Servi à mon tour, je le goute. Une horreur. C'eût même été moins pire s'il avait été bouchonné (impossible pour cause de bouchon en métal), ou même s'il n'avait pas correspondu à mon goût.
Là, c'était tout simplement l'incarnation du vin blanc apprécié du mec qui ne sait pas ce que c'est que le vin. Une chose moelleuse à outrance, balançant sans aucune nuance des arômes si banals qu'on trouve plus de richesse dans un soda. Un truc que tu appréhendes si facilement, si immédiatement, si pauvre, si bête, qu'on ne peut pas laisser le bénéfice du doute au type qui l'a choisit. Il n'a pas de goûts différents en matière de vin, ni même mauvais goût; il n'a tout simplement pas de goût. Il ne peut pas prendre de Coca en sembalble compagnie, alors il opte pour ce qu'il y a de plus approchant.
Pour vous dire, c'était si mauvais que j'ai fini mon verre et terminé à l'eau. Je vous rassure, personne n'a pipé mot, tout le monde est resté bien civil. Renseignements pris cependant, tous les français présents à la table partagent mon analyse, même s'ils ont tous comme moi terminé leur verre sans rien laisser paraitre.
C'est triste pour le toubib car si ça se trouve il s'est mis au vin sur le tard, mais il est tellement accoutumé à n'être accompagné que de vassaux qui le regardent respectueusement que personne ne lui a jamais fait goûter une vraie bouteille!
Ah la dramatique solitude du ponte sur son Olympe...
samedi, mai 02, 2009
Sur écoute
La série - achevée - éclaire en cinq saisons et autant d'enquêtes divers aspects (noirs, déprimants et profondément humains) de la ville américaine de Baltimore, nationalement connue pour son acquarium, sa criminalité et son taux de chômage record. Dans l'ordre des saisons: la guerre contre la drogue, les syndicats, l’éducation, la politique et, pour finir, le journalisme. Je vous avoue n'avoir pour l'instant vu que la première saison, mais elle m'a tant emballé que malgré la crise-qui-bride-mon-pouvoir-d'achat j'ai vendu toutes mes actions et déjà acheté les quatre autres.
Ecrite par un ancien journaliste chargé des affaires de police au Sun de Baltimore, cette série exigeante multiplie les paris risqués. D'abord, son sujet est âpre et amplement politique - car à dépeindre dans le détail le déroulement du traffic de drogue, on comprend bien que l'attention des politiques est porté ailleurs - quand ils ne sont pas complices. Par ailleurs, le moins qu'on puisse dire est que l'auteur ne se sent pas obligé de n'offrir que d'éclatants happy ends.
Ensuite, le traitement refuse tout manichéisme: on passe presque autant de temps parmi les dealers que parmi les policiers. On apprend le quotidien, les petitesses et les moments de grandeurs des uns et des autres. Et sans un seul instant nier la gravité du traffic des premiers, on en gagne une image nuancée et différentiée. Par ailleurs, on découvre une mécanique policière, judiciaire et politique consanguine gangrénée par les enjeux de pouvoir et la corruption. Quand aux simples flics, rares sont ceux finalement qui n'ont absolument aucune arrière-pensée.
Enfin, les enquêtes voient large. The wire est connue pour être la série brassant le plus de personnages majeurs (plus de cinquante), qu'elle prend chacun le temps de détailler et d'humaniser. C'est un plaisir de voir tout ce petit monde qu'on connait si bien intéragir. D'autant qu'évidemment, comme toutes les bonnes séries américaines, les acteurs sont tout simplement parfaits.
Bref, c'est une série courageuse, juste et humaine. Comme si ça ne suffisait pas, l'auteur refuse les coups de théâtre acadabrantesque et préfére avancer sur un faux rythme - ce qui ne manque pourtant pas d'être passionant, et laisse tout bonnement à la renverse lorsqu'un événement majeur se produit (rejoignant en cela le polar à la Connelly).
Dans ce concert de louanges, j'oublie le principal: elle est sacrément réussie. Tout sonne juste, tout passionne, tout fonctionne. Pour vous motiver plus encore, deux articles de Télérama sur le sujet (là et là), et le soutien de Barack Obama, qui a déclaré que c'était sa série préférée.
mardi, avril 28, 2009
Grèce extrême
Nous revenons tout juste d'une très belle semaine de vacances en Grèce. Le pays (enfin, du moins la toute petite partie que nous avons vue) est superbe, les couleurs incroyables, les ruines impressionnantes, et les gens détendus et accueillants (peut-être aidés en cela par le fait que nous soyons venus hors saison).
Mais ce n'est pas ce qui restera comme le fait marquant de ce voyage pour nous.
Non.
Courageux, voire un peu inconscients, nous avons emmené Gael avec nous. Une semaine, tous les trois, à se promener tranquillement dans les îles grecques, ça avait de la gueule.
Sauf que c'était faire abstraction d'un certain nombre de petits détails. Se trainer deux grosses valises et une poussette, par exemple (ce qui est assez plaisant pour sauter sur un ferry). S'arrêter toutes les quatre heures pour lui réchauffer sa bouffe. Ménager des pauses où il peut gambader et jouer avec de petits cailloux. Vérifier qu'il ne s'étrangle pas en avalant de petits cailloux. Le dorloter s'il tombe malade (c'est arrivé, évidemment). Ne pas trop s'inquiéter quand une pédiatre hélène nous dit qu'il faudra l'hospitaliser si la température ne chute pas. L'empêcher de trop hurler au resto, dans les hôtels ou pendant les 3h d'avion...
Du coup, il y a deux façons de juger ces vacances:
Mais ce n'est pas ce qui restera comme le fait marquant de ce voyage pour nous.
Non.
Courageux, voire un peu inconscients, nous avons emmené Gael avec nous. Une semaine, tous les trois, à se promener tranquillement dans les îles grecques, ça avait de la gueule.
Sauf que c'était faire abstraction d'un certain nombre de petits détails. Se trainer deux grosses valises et une poussette, par exemple (ce qui est assez plaisant pour sauter sur un ferry). S'arrêter toutes les quatre heures pour lui réchauffer sa bouffe. Ménager des pauses où il peut gambader et jouer avec de petits cailloux. Vérifier qu'il ne s'étrangle pas en avalant de petits cailloux. Le dorloter s'il tombe malade (c'est arrivé, évidemment). Ne pas trop s'inquiéter quand une pédiatre hélène nous dit qu'il faudra l'hospitaliser si la température ne chute pas. L'empêcher de trop hurler au resto, dans les hôtels ou pendant les 3h d'avion...
Du coup, il y a deux façons de juger ces vacances:
- C'était une lutte acharnée, terrible, et nous en sommes rentrés bien plus fatigués que nous y sommes partis.
- C'était une sortie si riche d'événements que nous avons eu l'impression de partir pour six mois. Une superbe coupure donc.
vendredi, avril 17, 2009
Quelques petits liens...
avant les vacances.
- D'abord, l'excellent filtre anti-sarkozy sur Internet, signalé par mon frangin;
- Ensuite, de courageux thésards qui dansent leur sujet de thèse (je vous conseille les vidéos), signalé par Télérama (Alex, j'attends ta chorégraphie!)
- Et le LipDub: il s'agit de clips en playbacks qui doivent être tournés en une prise, au boulot, et se terminer par une chute commune. Ca se prête pas mal aux start-ups et aux boîtes de com'. Une des plus convaincantes se trouve là.
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