J'ai un homonyme analyste financier.
Si je me fais cracher dessus par des inconnus dans la rue, je saurais pourquoi.
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vendredi, septembre 03, 2010
jeudi, septembre 02, 2010
Gloire, quand tu nous tiens
Figurez vous que je tiens les premiers rôles dans une publication prestigieuse, qui tire à pas moins de 60 000 exemplaires. Let me introduce, ladies and gentlemen, l'article de l'usine nouvelle illustré par mon glorieux profil!
Une pause dynamique et refléchie, un T-shirt trahissant la bête sportive qui sommeille en moi, une jolies démo de segmentation de carotide en 3D au premier plan, et un drapeau de pirate qui montre qu'on sait bien rigoler. Tout a été pensé je vous dis, tout!
Une pause dynamique et refléchie, un T-shirt trahissant la bête sportive qui sommeille en moi, une jolies démo de segmentation de carotide en 3D au premier plan, et un drapeau de pirate qui montre qu'on sait bien rigoler. Tout a été pensé je vous dis, tout!
mercredi, juin 30, 2010
Miscélanées siciliennes
Si je me suis rendu en Sicile en coup de vent pour deux raisons majeures (le mariage d'une amie et le spectacle de désolation de la défaite de la squadra azzura), j'en ai profité pour ramener mon lot d'instantanés de ce coin définitivement charmant.
- Une conduite particulière, crétine mais tranquille. Il nous a fallu un peu de temps pour comprendre que le type qui sort de son parking a priorité, et que toute voiture statique sur le bord de la route (je n'ose pas dire garée, puisqu'on ne fait jamais attention à s'arrêter à un endroit prévu à cet effet) est donc susceptible de se jeter sur la voie principale sans crier gare, éventuellement en marche arrière. Faire comme les locaux: contourner ou s'arrêter sans s'énerver.
- Un urbanisme structuré de manière à maximiser les temps de parcours. L'unique départementale (une seule voie, moultes camions hors d'âge) traverse le moindre bled dans le sens de la longueur. En prenant en compte le style de conduite décrit ci-dessus, cela garantit qu'il est utopique d'atteindre une moyenne phénoménale de 25km/h. Ce qui n'empêche pas les autochtones d'évaluer les durées de parcours comme si ils disposaient de 4 voies (oh pour faire les 100km qui vous séparent de Ragusa, il faut compter 40 minutes...)
- Une bouffe à se rouler par terre. Ceux qui me connaissent un tout petit peu connaissent mon peu de goût pour toutes les petites choses ennuyeuses à nageoires qu'on essaye parfois de nous refiler en lieu et place de bonne grosse barbaque bien saignante. Et bien sachez que je ma damne pour le poisson grillé sicilien. Ça parait tout simple: un poisson si fraichement péché qu'il bouge encore dans ton assiette, une grillade toute simple, et juste ce qu'il faut de filet d'huile d'olive et de petite tomates pour compléter les saveurs sans faire de l'ombre à notre cher poisson. Précédé d'une insalata di polpo, en terrasse face à une mer azur, on touche à la perfection.
- Le charme bourru du Sicilien, incarné à la perfection par la plupart des serveurs que nous avons pratiqué. Pas un sourire, des manières brusques, un service sans fantaisie, mais ce qu'il faut d'attention et de sincérité pour que ces manières respirent le respect et l'authenticité.
- La sublime valle dei templi, découverte comme en passant. Ce site archéologique peu connu n'a attiré notre attention que parce qu'il était près de notre pied-à-terre. Et pourtant... Des ruines de temples grecs taillés dans une pierre splendide aux couleurs chaudes occupent une vaste série de collines dominant la mer. Toute la richesse de la Sicile, face à toute sa désespérante misère: la ville d'Agrigento, chaotiquement construite avec un souci visiblement très modéré des démarches administratives qui auraient garanti une urbanisation plus en accord avec la majesté des lieux.
- Au risque d'être un peu lourd, une dernière allégorie de la grandeur et de la malédiction sicilienne. Une plage superbe dans une crique magnifique. Une eau d'un bleu que je ne croyais possible que dans les publicités. Mais 99% de la plage est couverte de chaises longues louées à prix d'or, laissant au public une bande ridicule, mal tenue, et évidemment blindée. Le pire étant que les loueurs imposent à l'intégralité des vacanciers une musique pop qui doit ravir sa clientèle adolescente, mais à laquelle nous n'avons pas résisté plus d'un quart d'heure.
Elle permettra peut-être d'épancher quelque peu votre soif quand vous vous rendez sur mon blog sans y trouver de post récent...
mercredi, juin 09, 2010
lundi, mai 24, 2010
L'invention du siècle
Et oui, c'est bien moi! Étonnant, pas vrai? Vous aviez en mémoire ce jeune papa pâlichon, les yeux cerclés de vert se tordant nerveusement les doigts, pas vrai? Ahaha, mais c'est du passé tout ça!
Comment ai-je fait pour me métamorphoser en cet étonnant trentenaire bronzé au sourire détendu? Facile, j'ai trouvé un remède miraculeux à la paternité épuisante!
J'ai nommé...
Le bac à sable!
Alors si vous ne connaissez pas le concept, c'est génial!
Au lieu de rester enfermé dans votre petit appart' avec votre enfant très-mignon-et-super-vif-oh-oui-qu'il-est-vif, à lui courir après alors qu'il enfreint scientifiquement toutes vos interdictions, en essayant de lui inculquer, si ce n'est du savoir-vivre, du moins un minimum d'instinct de survie, et bien vous lâchez le turbulent novice dans un bac-à-sable ensoleillé.
Des générations de parents ont développé le concept pour aboutir à une topologie des lieux absolument parfaite. En plein air, les hurlements du bambin sont infiniment plus supportables que dans un espace restreint, et en plus les mesures de rétorsions des voisins deviennent de lointains souvenirs. En outre, les enfants environnants ayant la même propension à hurler et à commettre de frustrantes bêtises, vous réalisez que vous subissez les effets normal de l'apprentissage en jeune âge, et n'avez pas hérité de quelques tête particulièrement brulée qui n'atteindra un semblant de maturité que quand vous serez en maison de retraite.
Par ailleurs, le sable a deux propriétés intéressantes.
D'abord il est mou, ce qui permet de ne pas s'inquiéter outre mesure quand l'enfant à la recherche de ses propres limites s'étale à grande vitesse, le corps formant un axe improbable avec le plancher des vaches (la seule contrainte et que la tête doive heurter le sol la première).
Mais surtout, le sable peut être transvasé à l'infini, à la main, à la pelle, dans un seau, ou même à la bouche, ce qui permet à nos petites têtes blondes de développer une variété illimitée de jeux qui nous apparaissent complément crétins, mais qui ont l'heur de les fasciner. Il fallait voir Gael prendre une pincée de sable à une extrémité du square pour courir vers une flaque sise à l'autre extrémité, afin d'y jeter son offrande, et de repartir ventre à terre se ré-approvisionner.
Je suis certain que cette activité a de hautes vertus pédagogiques.
Il convient également de souligner le large éventail d'enseignements que les bambins tirent de la fréquentation assidue des bacs à sable. D'abord, les petits Parisiens découvrent qu'il y a une vie hors les appartements et les métros, et qu'on peut survivre et s'épanouir à l'air libre.
Ensuite, les enfants apprennent à vivre ensemble, à cohabiter, à partager des ressources (toboggan, animal à ressort...), voire à développer de profondes amitiés autour d'un prêt de râteau en plastique. Selon votre sensibilité politique, vous pourrez même vous convaincre qu'il apprend les vertus du communisme autour du partage désordonné des jouets, ou du libéralisme puisque les enfants ont forcément tous envie du même jouet, et que c'est le plus fort qui le prend (sauf si un adulte intervient, ce que je considère comme une intrusion inacceptable de l'Etat dans le mécanisme de l'offre et de la demande. Après vous allez vous étonner que les enfants les plus forts aillent vivre en Grande-Bretagne).
Ces prétextes pédagogiques étant posés, je peux avancer le vrai, l'unique argument. Nous glandons tranquillement au soleil, qui en feuilletant un journal, qui en discutant avec d'autres parents (qui sont très souvent soit des compagnones d'accouchement, soit des parents de camarades de crèche), qui un apéro à la main. On est cools, il fait bon, et en plus on récupère Gael lessivé, prêt à être jeté au lit (après une douche au karsher, vous n'imaginez pas où il peut se coller d'impressionnantes quantités de sable).
Cerise sur le gâteau: on impressionne nos collègues célibataires par notre bonne mine bronzée, et notre humeur légère et détendue! C'est pas du bonheur, ça?
mardi, mai 18, 2010
L'ile de la frustration
Une semaine dans un petit paradis gersois, tous frais payé (ou plutôt si bon marché que c'était tout comme). Une semaine de détente dans une riante campagne dont nous pourrions profiter depuis une superbe demeure, ferme réhabilitée avec goût dans le confort le plus moderne. Immense terrain. Jolie piscine. Court de tennis à disposition. Terrasse à apéro et barbecue. Une retraite idéale pour se mettre au vert.
Et comme si cela ne suffisait pas, nous pouvions y aller avec tous nos potes, et nous régaler de toutes les variétés immaginables de canard: magret, confit, cassoulet, cœurs grillés, salade de gésier, pâtes aux aiguillettes, sans oublier le mythique hachis de canard. Le tout généreusement arrosé de vin du cru, et d'Armagnac comme il se doit. Quand le festif rejoint le reposant!
Nous aurions dû lire les petites lignes. Car nous nous sommes rendus sur... l'ile de la frustration!
Cette semaine nous était en effet offerte sous une condition: que nous nous y rendions en compagnie de notre charmant bambin, dont vous connaissez la vivacité, la gentillesse et la joie de vivre. Seulement, il était de mèche avec la production et nous a sorti une semaine d'opposition à l'autorité d'anthologie!
Stupéfiant par sa capacité à ignorer parfaitement nos injonctions pourtant répétées à des niveaux sonores croissants, il nous a contraint à nous arracher quelques centaines de fois à de mythiques apéros ou de riches discussions en terrasse pour imposer physiquement nos légitimes contraintes (qui pour nombre d'entre elles, visaient à l'empêcher de commettre diverses formes de suicide).
Cela ne suffisait d'ailleurs souvent pas à arrêter notre insurgé. Faisant fi d'une différence de taille qui eût pourtant dû inciter à la prudence tout animal un tant soit peu soucieux de sa survie, il passait régulièrement outre l'interdit à la seconde où nous le lâchions, en nous regardant droit dans les yeux de préférence.
Mis au coin pour le compte, il s'enhardissait occasionnellement à profiter du premier instant de liberté pour rééditer sa bêtise, ou à nous rouer de coups de ses petits bras tournoyants.
Étouffé par la frustration, j'ai maintes fois, prostré, frôlé la folie criminelle.
Évidemment, nous étions conscients qu'il ne fallait par reculer d'un pouce pour que le rebelle comprenne la sottise de sa systématique opposition. Il nous a cependant pas été facile de nous plier à cette stratégie sans nourrir quelque rancœur, injuste pour un petit bonhomme suivant son évolution normale, mais terriblement compréhensible du point de vue du parent ignoré, insulté et tabassé.
Et ce d'autant que le mécanisme de l'île de la frustration est d'une implacable efficacité. En effet, le petit syndicaliste féroce répète ses revendications nihilistes à rythme très soutenu, ce qui empoisonne rapidement le quotidien de jeunes parents pourtant partis pour une semaine de repos. En outre (et c'est un principe également appliqué dans de plus illustres émissions de télé-réalité), nous étions dans un état d'épuisement absolu scientifiquement construit.
Pour commencer, l'enragé miniature mettait un point d'honneur à nous tirer du lit tous les matins entre 6h et 6h30. Comme les soirées entre copain, même écourtées, se terminaient au plus tôt à minuit, notre déficit de sommeil atteignait des profondeurs abyssales. Mais en plus, notre régime gersois nous plongeait dans un étouffant état de somnolence dont il était très difficile de se tirer pour imposer notre loi pour la 272ème fois de la journée. Et enfin, les apéros creusaient encore plus avant une doucereuse indolence qui eût été douce si elle n'eût pas été interrompue à un rythme frénétique par le rambo des bacs à sable.
Mais nous sommes sortis vainqueurs de cette terrible épreuve!
Perclus de frustration, nous avons su trouver en nous d'insoupçonnées sources de sérénité qui nous ont permis de tenir, épaulés par de compatissants copains dont les enfants s'étaient bien entendu passés le mot pour être plus adorables les uns que les autres cette semaine là. Acculés aux confins du craquage nerveux, nous en avons appris beaucoup sur nous-même, et souhaitons beaucoup de bonheur à tous les jeunes parents qui nous lisent!
lundi, avril 12, 2010
Consécration
Voilà.
Je suis au sommet.
Figurez-vous que je figure en bonne place dans l'Equipe, quotidien de référence s'il en est.
Et oui! Dans le cahier spécial même! Et je le prouve:
Mais si! N'y mettez pas de mauvaise foi, bande de jaloux! C'est là:
Sinon, truc qui a l'air très sympa, on a droit à une vidéo personnalisée de notre course. En fait, il s'agit d'images capturées aux différents points de passage chronométrés, ce qui vous met dans la peau des spectateurs, avec le double avantage d'un meilleur point de vue et de connaître le temps approximatif de passage.
Seulement, vous verrez que lorsqu'on est au beau milieu du classement, on court dans une putain de marée humaine du début à la fin. Et donc c'est donc un sacré défi de repérer quelqu'un sur la vidéo!
La vidéo où je suis le plus visible est la Finish (close-up): je suis à droite, passe derrière la barre des menus avant de retourner à l'image (quel métier!) Sur la Finish tout court, il faut le savoir pour me chopper juste derrière le drapeau brésilien. Par suite, j'arpente la ligne d'arrivée pour frotter ma puce électronique par terre puisqu'un gros malin l'a décollé de ma chaussure en me marchant dessus au 41ème km.
Je fais une apparition furtive au dernier quart des caméras placées au semi, et aux 30km. Grand jeu: essayez de me repérer sur les autres vidéos! Indices: j'ai un T-shirt blanc. (Et encore, je suis plus grand que la moyenne...)
(Sinon, vous pourrez admirer la belle stabilité de ma vitesse au long des 42km en cliquant sur "chart").
Je suis au sommet.
Figurez-vous que je figure en bonne place dans l'Equipe, quotidien de référence s'il en est.
Et oui! Dans le cahier spécial même! Et je le prouve:
Mais si! N'y mettez pas de mauvaise foi, bande de jaloux! C'est là:
Sinon, truc qui a l'air très sympa, on a droit à une vidéo personnalisée de notre course. En fait, il s'agit d'images capturées aux différents points de passage chronométrés, ce qui vous met dans la peau des spectateurs, avec le double avantage d'un meilleur point de vue et de connaître le temps approximatif de passage.Seulement, vous verrez que lorsqu'on est au beau milieu du classement, on court dans une putain de marée humaine du début à la fin. Et donc c'est donc un sacré défi de repérer quelqu'un sur la vidéo!
La vidéo où je suis le plus visible est la Finish (close-up): je suis à droite, passe derrière la barre des menus avant de retourner à l'image (quel métier!) Sur la Finish tout court, il faut le savoir pour me chopper juste derrière le drapeau brésilien. Par suite, j'arpente la ligne d'arrivée pour frotter ma puce électronique par terre puisqu'un gros malin l'a décollé de ma chaussure en me marchant dessus au 41ème km.
Je fais une apparition furtive au dernier quart des caméras placées au semi, et aux 30km. Grand jeu: essayez de me repérer sur les autres vidéos! Indices: j'ai un T-shirt blanc. (Et encore, je suis plus grand que la moyenne...)
(Sinon, vous pourrez admirer la belle stabilité de ma vitesse au long des 42km en cliquant sur "chart").
dimanche, mars 21, 2010
Triple dose
Grand esthète devant l'éternel, j'ai dû développer des dons d'organisateur hors pair pour ne passer à côté d'aucune échéance majeure. La chose devient délicate quand le calendrier présente plusieurs rendez-vous immanquables en peu de temps. C'est alors qu'il faut faire preuve de discipline et calmement, méthodiquement, sans se poser de question, enchaîner les soirées prestiges les unes après les autres.
Il faut savoir prendre les matchs les uns après les autres, en quelque sorte...
Je viens donc d'achever le brillant triptyque "France-Espagne" (match amical de préparation aux championnats du monde de foot), "Barcelone-Valence" (le 2ème contre le 3ème, Liga de foot espagnole) et enfin "France-Angleterre" (couronnement du grand chelem des Français au rugby). Ça avait sacrément de la gueule sur le papier tout cela!
Sur le terrain, les résultats ont été assez divers.
La grande révélation de "France-Espagne" a été pour moi la grande médiocrité du public. Je n'ai pas du tout trouvé que la prestation des Bleus ait été particulièrement humiliante: opposée à la meilleure équipe du monde, qui a vu ses deux premières actions mener à deux buts avec une réussite maximum, ils n'ont pas baissé les bras et sont courageusement repartis de l'avant.
Mais, même en jetant ce regard positif sur le match en lui-même, ce fut une souffrance terrible de le suivre au milieu d'un public si hostile - et, à mon avis, crétin!
Dès la première minute, un dense nuage de soit-disant spécialistes fait profiter l'ensemble du stade de ses analyses défaitistes, systématiquement négatives et bien souvent injustes. Puis, quand le score prend de l'ampleur, il devient temps de se mettre à huer et siffler ses protégés. Pour finalement partir en faisant la gueule...
Avec des supporters comme cela, on n'a pas besoin d'ennemis! J'ai du mal à comprendre l'intérêt de payer 40 à 100 euros pour cracher sur sa propre équipe. Mec, si t'es si malheureux d'être là, et bien casse-toi! Ah si, ils sont peut-être venus pour le précieux plaisir d'entonner des "Domenech démission", ironiquement souvent lancés dans les temps forts français...
L'ambiance était heureusement bien plus sereine au Camp Nou où j'ai pu, par la grâce d'un autochtone ami ayant de la suite dans les idées, assister à une des plus belles affiches de la saison mettant en scène l'une des plus belles équipes du monde. Privilège rare car toutes les places sont attribuées aux abonnés; il faut donc guetter les petites annonces pour les racheter à ceux qui ne peuvent aller au stade ce week-end là. Le stade, d'ailleurs, est une expérience à lui tout seul: on a du mal à imaginer 90 000 personnes dans un si petit périmètre, sur des gradins effleurant littéralement le terrain.
Le public est assez loin de l'image de foule fanatique portée à incandescence que transmet la téloche. La plupart des socios (supporters-actionnaires du club ayant un abonnement à l'année) vont voir jouer cette équipe depuis des décennies: il s'agit donc essentiellement de grands connaisseurs concentrés qui ont passé l'âge d'insulter l'arbitre à qui mieux mieux (même si, en quelques moments bien choisis, cela fait du bien à tout âge!)
Le match fut quant à lui tout à fait incroyable: un première mi-temps équilibrée qui fit monter la pression; suivi d'un retournement complet de tendance pour laquelle l'entrée de notre Titi Henry national ne fut pas pour rien. Et surtout trois fulgurances de l'extra-terrestre Messi. Un 3-0 mémorable.
Heureusement d'ailleurs que j'ai eu ma dose de spectacle le week-end dernier, car la soirée rugbystique d'hier soir fut triste à pleurer. Certes, les résultats objectifs poussent à la fête: tournois gagné, grand chelem, et victoire face à l'éternel ennemi anglais.
Mais quel ennui! Non seulement les Français n'ont ils pas marqué un seul essai, mais je ne me rappelle pas les avoir vu à moins de 15m de la ligne d'essai adverse! Ils ont peut-être même plus souvent tapé le ballon du pied qu'ils ne l'ont joué à la main! Que les spectacle n'ait pas été l'objectif majeur de la soirée, je veux bien, mais de là à éteindre chaque contre-attaque si systématiquement d'un coup de pied... Au moins le public, calme mais positif, était-il infiniment supérieur à son prédécesseur footballistique...
Au passage, que la performance correcte des Bleus au foot dix jours plus tôt ait donné lieu à une telle descente en flamme dans les médias, alors que cette triste victoire ne donne lieu qu'à quelques bémols au plus profond des articles, cela montre bien que la qualité première du journaliste sportif est de paraphraser le résultat sur des paragraphes et des paragraphes...
Sur ce, à vous les studios!
mardi, mars 16, 2010
mardi, mars 09, 2010
Kill rabbits now
Le silence bloguesque se faisait long.
Je pourrais vous raconter que je passe mes journées, prostré, à rabâcher les sujets possibles à aborder (Domenech suite à mon accablante fréquentation du pire public du monde; une polémique que j'ai lancé au boulot comme quoi le ski - cher, loin, froid, blindé - est une activité de gros naze; les chroniques ciné, bouquin et musique...). Et que je suis étreint par l'angoisse de la page blanche, par la crainte de ne pas être au niveau de mes productions himalayennes habituelles, par la paralysante panique d'imaginer vos milliers de visages déçus devant un post qui ne serait pas à la hauteur.
Et bien je ne recourrai pas à ce triste procédé. (D'ailleurs, vous savez bien que l'explication ne tiendrait pas la route tant il est certain que chacun de mes posts dépasse le niveau pourtant stratosphérique du précédent). Je peux me permettre cette franchise car, mieux que des explications parcellaires pour mon silence (San Diego, une liste de lectures étourdissante, des week-ends par monts et par vaux, un entrainement au marathon prenant et émaillé de performances à couper le souffle, la flemme), j'ai un coupable idéal.
Et je vais le balancer.
J'aime pas ça, mais il l'a bien mérité.
Mesdames et messieurs, si vous n'avez rien lu de moi depuis deux semaines, c'est la faute à l'immonde...
LAPINOU
Et oui.
Cette créature infernale, dont les yeux réussissent le tour de force d'être à la fois globuleux et injectés de sang, me pourrit la vie. Elle sabote mon sommeil, rend ma femme irritable, et m'interdit tout loisir.
Cet être abominable n'est pas une simple monstruosité de la nature. Non, elle est sortie du cerveau tordu de l'immonde matray. La moindre de ses courbes inélégantes, le plus petit détail du reflet de son regard idiot, a été mûrement réfléchi. Quel esprit tordu pourrait consacrer des centaines d'heures de son temps libre, et mettre toute une science de graphiste acquise grâce à une éducation, soit dit en passant, largement subventionnée par nos impôts (par ailleurs beaucoup trop élevés, c'est typiquement français) pour effectuer des centaines d'heures de test afin de produire la plus imparfaite des créatures?
Toujours est-il que ce nouveau Frankenstein, ravi de son joli court-métrage bustero-fécal, a naïvement présenté une figure à l'effigie de lapinou à mon enfant. Loin de répondre par un rire frais dont il a le secret, celui-ci a logiquement hurlé, révulsé, en proie à une terreur primale. Et il en est resté durablement traumatisé.
Cette peur s'ajoutant à d'autres, le très jeune homme ne supporte plus de s'éloigner de plus de trois centimètres de nous, ce qui limite fortement nos loisirs. Par ailleurs, il se réveille régulièrement terrorisé et tremblotant. Cela se paye par une série de cernes concentriques sous le visage de votre serviteur, d'autant moins enclin à saisir la première demie-heure de son emploi du temps de libre pour blogger que sa femme, épuisée elle aussi, est absolument irritable et lui rend la vie impossible (je fais tout mon possible pour favoriser des commentaires).
C'est ainsi que cette nuit - véridique - Gaelou a hurlé à 3h30 du matin. Inconsolable, il a résisté sans ciller jusquà 7h à tout notre arsenal habituel de consolation: présence rassurante, petite chanson, courte prise dans les bras, abandon vingt minutes à son sort, rapide séjour dans notre lit, re-abandon sous les insultes, séjour plus long dans notre lit, bénage dans le lit parapluie déplié pour l'occasion à 4h30 du mat'... et séjour indéfini dans notre lit.
Et pour votre information, le 'séjour dans notre lit' n'est pas un moment aussi tendre que vous imaginez peut-être. L'animal est remuant et bruyant. Il lâchait régulièrement dans un souffle (re-véridique):
Je pourrais vous raconter que je passe mes journées, prostré, à rabâcher les sujets possibles à aborder (Domenech suite à mon accablante fréquentation du pire public du monde; une polémique que j'ai lancé au boulot comme quoi le ski - cher, loin, froid, blindé - est une activité de gros naze; les chroniques ciné, bouquin et musique...). Et que je suis étreint par l'angoisse de la page blanche, par la crainte de ne pas être au niveau de mes productions himalayennes habituelles, par la paralysante panique d'imaginer vos milliers de visages déçus devant un post qui ne serait pas à la hauteur.
Et bien je ne recourrai pas à ce triste procédé. (D'ailleurs, vous savez bien que l'explication ne tiendrait pas la route tant il est certain que chacun de mes posts dépasse le niveau pourtant stratosphérique du précédent). Je peux me permettre cette franchise car, mieux que des explications parcellaires pour mon silence (San Diego, une liste de lectures étourdissante, des week-ends par monts et par vaux, un entrainement au marathon prenant et émaillé de performances à couper le souffle, la flemme), j'ai un coupable idéal.
Et je vais le balancer.
J'aime pas ça, mais il l'a bien mérité.
Mesdames et messieurs, si vous n'avez rien lu de moi depuis deux semaines, c'est la faute à l'immonde...
LAPINOU
Et oui.Cette créature infernale, dont les yeux réussissent le tour de force d'être à la fois globuleux et injectés de sang, me pourrit la vie. Elle sabote mon sommeil, rend ma femme irritable, et m'interdit tout loisir.
Cet être abominable n'est pas une simple monstruosité de la nature. Non, elle est sortie du cerveau tordu de l'immonde matray. La moindre de ses courbes inélégantes, le plus petit détail du reflet de son regard idiot, a été mûrement réfléchi. Quel esprit tordu pourrait consacrer des centaines d'heures de son temps libre, et mettre toute une science de graphiste acquise grâce à une éducation, soit dit en passant, largement subventionnée par nos impôts (par ailleurs beaucoup trop élevés, c'est typiquement français) pour effectuer des centaines d'heures de test afin de produire la plus imparfaite des créatures?
Toujours est-il que ce nouveau Frankenstein, ravi de son joli court-métrage bustero-fécal, a naïvement présenté une figure à l'effigie de lapinou à mon enfant. Loin de répondre par un rire frais dont il a le secret, celui-ci a logiquement hurlé, révulsé, en proie à une terreur primale. Et il en est resté durablement traumatisé.
Cette peur s'ajoutant à d'autres, le très jeune homme ne supporte plus de s'éloigner de plus de trois centimètres de nous, ce qui limite fortement nos loisirs. Par ailleurs, il se réveille régulièrement terrorisé et tremblotant. Cela se paye par une série de cernes concentriques sous le visage de votre serviteur, d'autant moins enclin à saisir la première demie-heure de son emploi du temps de libre pour blogger que sa femme, épuisée elle aussi, est absolument irritable et lui rend la vie impossible (je fais tout mon possible pour favoriser des commentaires).
C'est ainsi que cette nuit - véridique - Gaelou a hurlé à 3h30 du matin. Inconsolable, il a résisté sans ciller jusquà 7h à tout notre arsenal habituel de consolation: présence rassurante, petite chanson, courte prise dans les bras, abandon vingt minutes à son sort, rapide séjour dans notre lit, re-abandon sous les insultes, séjour plus long dans notre lit, bénage dans le lit parapluie déplié pour l'occasion à 4h30 du mat'... et séjour indéfini dans notre lit.
Et pour votre information, le 'séjour dans notre lit' n'est pas un moment aussi tendre que vous imaginez peut-être. L'animal est remuant et bruyant. Il lâchait régulièrement dans un souffle (re-véridique):
"A peur lapinou"
jeudi, janvier 28, 2010
The totote incident
Cependant, tout structuré que je sois, je me dois d'avancer sur plusieurs fronts en même temps. Mes hebdomadaires préférés brisent régulièrement mon rythme de lecture. Et des BDs nouvellement découvertes profitent de quelques soirées où j'expédie Gael au lit de manière anticipée pour s'immiscer dans mon emploi du temps.
C'est ainsi, en rentrant du boulot hier soir dans mon RER favori, j'ai attaqué un dossier du Spiegel consacré à la Shoah. Il m'est alors apparu que mon actualité littéraire était quelque peu chargée.
Je venais en effet de prêter à une collègue la superbe BD Goradze de Joe Sacco, qui relate les atrocités que les civils ont subi pendant la guerre de Yougoslavie. Le sujet de Joe Sacco était venu dans la conversation car je suis précisément en train de lire sa dernière BD, Gaza 1956, où il relate deux massacres oubliés subis par les Palestinien en 1956, en entrecroisant ce récit avec la situation actuelle.
Par ailleurs, à côté de mon lit m'attendait le Télérama de la semaine, qui fait la part belle au tremblement de terre d'Haiti. Et en tâche de fond, je lis le premier tome (édifiant et formidable) de l'archipel du goulag de Soljenitsine.
J'assume complétement la lecture occasionnelle de témoignages éprouvants, que je trouve passionnants et nécessaires. Mais vous avouerez qu'il est des collisions qui sont un peu pesantes.
J'aimerais vous dire que mon premier réflexe de retour au foyer fût d'enlacer mon fils chéri, et de fuir dans son regard vif et curieux toute la violence du monde pour en redécouvrir le merveilleux. C'eût fait une belle chute, mais la réalité ne s'y est pas prêté.
La pensée qui m'a traversée l'esprit fut d'une autre nature. "Quand on sait les atrocités que peut subir l'Homme, tu vas pas me chier une pendule parce que tu arrives pas à suffisamment sucer ta totote vu que tu as le nez bouché!"
dimanche, janvier 10, 2010
Sortie prestige
Deux précisions pour commencer ce post.
D'abord, je déconnais bien quand je disais que je vous ferai le récit de chacune de mes sorties. Et ensuite, je vous promets que je n'abuserai pas de ce nouveau joujou qu'est ma montre GPS, pour nourrir mes billets quasi-hebdomadaires.
Mais là, vous avouerez qu'il est tout à fait légitime que je vous montre, une fois au moins, le type d'itinéraire que je parcours de manière maintenant hebdomadaire dans la ville lumière.
Jugez plutôt.
Le départ est donné à Denfert-Rochereau. Nous nous mettons en forme en descendant le large trottoir du boulevard nous menant au jardin des plantes. Après cette petite parenthèse herbée, nous traversons la Seine (en profitant de la vue sur l'arrière de l'ile de la Saint Louis), puis longeons le canal de l'Arsenal jusqu'à Bastille. Nous continuons vers le Nord afin de faire honneur au canal Saint-Martin fermé à la circulation. Si le coeur nous en dit, nous pouvons d'ailleurs poursuivre sur le canal de l'Ourq.
Plus raisonnables, nous sommes cette fois-ci redescendu de République vers l'hôtel de ville en passant par des petites rues du Marais. On arrive alors au pic de pittoresque de la course. Nous courons sur les quais, profitant de la vur sur l'île Saint-Louis, puis traversons la cour du Louvre sous les crépitements de flashs internationaux, avant de faire le tour des Tuileries.
Il est alors temps de rentrer, traversant le pont des Arts et l'Assemblée Nationale pour serpenter dans le quartier Saint-Germain. Arrivés à Saint-Sulpice, nous sommes à deux pas des jardins du Luxembourg. On y fait le tour du Sénat, avant de remonter le jardin de l'Arsenal, de longer la clinique Saint-François d'Assise (qui a vu la naissance de Gael), et d'arriver à la maison!
19km550 en 2 heures. Et un parcours de grande classe, n'est-il pas?
PS: Ca n'a rien à voir, mais Gael étant fan de poissons, je lui ai organisé une ou deux séances Youtube de visualisation de ces bébétes. Et je suis tombé sur cette vidéo, que je trouve très belle et apaisante (pour de vrai, c'est pas des conneries).
D'abord, je déconnais bien quand je disais que je vous ferai le récit de chacune de mes sorties. Et ensuite, je vous promets que je n'abuserai pas de ce nouveau joujou qu'est ma montre GPS, pour nourrir mes billets quasi-hebdomadaires.
Mais là, vous avouerez qu'il est tout à fait légitime que je vous montre, une fois au moins, le type d'itinéraire que je parcours de manière maintenant hebdomadaire dans la ville lumière.
Jugez plutôt.Le départ est donné à Denfert-Rochereau. Nous nous mettons en forme en descendant le large trottoir du boulevard nous menant au jardin des plantes. Après cette petite parenthèse herbée, nous traversons la Seine (en profitant de la vue sur l'arrière de l'ile de la Saint Louis), puis longeons le canal de l'Arsenal jusqu'à Bastille. Nous continuons vers le Nord afin de faire honneur au canal Saint-Martin fermé à la circulation. Si le coeur nous en dit, nous pouvons d'ailleurs poursuivre sur le canal de l'Ourq.
Plus raisonnables, nous sommes cette fois-ci redescendu de République vers l'hôtel de ville en passant par des petites rues du Marais. On arrive alors au pic de pittoresque de la course. Nous courons sur les quais, profitant de la vur sur l'île Saint-Louis, puis traversons la cour du Louvre sous les crépitements de flashs internationaux, avant de faire le tour des Tuileries.
Il est alors temps de rentrer, traversant le pont des Arts et l'Assemblée Nationale pour serpenter dans le quartier Saint-Germain. Arrivés à Saint-Sulpice, nous sommes à deux pas des jardins du Luxembourg. On y fait le tour du Sénat, avant de remonter le jardin de l'Arsenal, de longer la clinique Saint-François d'Assise (qui a vu la naissance de Gael), et d'arriver à la maison!
19km550 en 2 heures. Et un parcours de grande classe, n'est-il pas?
PS: Ca n'a rien à voir, mais Gael étant fan de poissons, je lui ai organisé une ou deux séances Youtube de visualisation de ces bébétes. Et je suis tombé sur cette vidéo, que je trouve très belle et apaisante (pour de vrai, c'est pas des conneries).
dimanche, janvier 03, 2010
Merci Papa Noël
On peut courir bêtement, sans but et surtout sans données précises.
Ou bien, on peut laisser libre court à sa geekitude (geetikitude en jogging certes, mais geetitude quand même) en investissant dans un petit appareil qui change notre innocente vie de jogger. Une montre GPS avec cardiofréquencemètre!
La chose ne se contente pas de donner l'heure et de chronomètrer, non. Elle mesure aussi votre rythme cardiaque, ainsi que votre position grâce au GPS, ce qui permet d'inférer le parcours, la vitesse, le dénivellé, et de calculer tout plein d'indicateurs passionnants à partir de ça!
Voici, par exemple, le résultat de ma course de samedi:
Vous pouvez immédiatement voir le détail du parcours le long de la Loire dont il s'est agit. La courbe rouge vous montre mon rythme cardiaque au long de cette sortie; vous pouvez vous rendre compte qu'il s'agissait d'un fractionné "doux", comptant quatre séries de 5km au seuil (85% de la FCMax, bande de nazes), entrecoupées de pauses de 7-8 minutes pour retourner au calme. Vous noterez que ces retours au calme se payent, bien évidemment, instantanément sur le plan de la vitesse, figurée en bleu.Je ne manquerai pas de vous tenir informé ici même de l'intégralité de mes sorties (3 par semaine jusqu'au début avril), ce qui mettra pas mal de piment dans l'actualité du blog.
lundi, décembre 28, 2009
Pub
Sise sur une noble plaine verdoyante à deux pas des majesteuses montagnes des Apeninis, la casa della famiglia offre un service tout confort à l'ingénieur harassé par plusieurs mois de labeur ininterrompu.
Votre séjour commence alors que notre chef d'équipe vient vous chercher à l'aéroport, et profite du dense réseau routier environnant pour vous emmener dans vos pénates. Commence alors une semaine de détente absolue lors de laquelle toute activité domestique est proscrite. Trois générations de maitresses de maisons chevronnées se succèdent aux fourneaux pour vous faire découvrir des spécialités locales de grande qualité, qui porteront au septième ciel le robuste gastronome qui saura ne pas se formaliser de la quantité de calories absorbées. Le connaisseur raffiné que vous êtes ravira l'assemblée en reprenant une troisième assiette de tortellinis, sans pour autant hypothéquer son secondo.
L'absence d'offre culturelle et touristique à proximité vous permettra de vous recentrer sur une saine semaine de remise en forme, placée sous le signe de la gastronomie (déjà mentionnée), du sport pour monsieur et du shopping pour madame, et de la lecture pour tout le monde. Déchargé des contraintes domestiques et professionnelles, et ramolli sous le double effet de la nourriture et du chaleureux chauffage hivernal, il est aisé d'atteindre une moyenne de 150 pages par jour.
Mais la spécialité dans laquelle notre équipe excelle, c'est d'abord et avant tout la garde d'enfant, de jour comme de nuit. Nous serons ravis de proposer à votre bimbo une série de plats sur mesure où le risotto le dispute aux tortellinis. Et entre ces plats, de nombreux animateurs prendront en main les distractions de l'enfant. Dès que le maitre de maison donnera quelque signe de faiblesse (elle commence à poindre après trois bonnes heures de portage aux ordres de l'enfant), des tantes compétentes prendront la suite sans que le chérubin ne souffre de l'absence de sourires et de stimulation plus d'une demie seconde.
C'est notre engagement, un engagement au service du client. Pour vos vacances détentes, pour vos vacances amorphes, choisissez la casa della famiglia! Le prix de la prestation est modique: quelques vagues cadeaux, qui vous seront retournés au centuple, et pour une bonne part en monnaie sonnante et trébuchante. Et enfin, l'été, vous serez ravis de profiter de notre dépendance en haute altitude pour profiter de la quiètude habituelle au frais.
PS: Afin d'améliorer notre service, nous avons récemment, suite aux demandes pressantes de nos meilleurs clients, muni notre chambre d'hôte d'un accès Internet haute vitesse, et par ailleurs nous avons muselé la TV.
Quand aux irruptions intempestives de semis-étrangers dans la maison, nous y travaillons avec quelque succès.
lundi, novembre 30, 2009
Grand jeu
Sauras-tu classer ces deux photos dans l'ordre chronologique?Oui, parce que je ne veux pas vous lasser, mais j'ai couru il y a quinze jours un brillant semi-marathon (de Boulogne) dans le temps record d'1h39. Et oui, 8 minutes de mieux qu'il y a six mois.
12 premiers kilomètres dans un rêve, 6 kilomètres suivant sans trop de peine, mais trois derniers kilomètres vraiment dans le rouge. Et de ces deux photos, une a été prise au 20ème kilomètre, et l'autre au dixième...
vendredi, novembre 13, 2009
On est dans le journal!
Et attention, pas n'importe lequel! La bible de la qualité: le Parisien! Voici l'article en question.
Mais on épargnerait bien ça à Gael...
Mais on épargnerait bien ça à Gael...
lundi, septembre 28, 2009
1h38min32s
C'est le nouvelle référence. La performance dont tout le monde se fait l'écho.1h38min32s aux 20 km de Tours. Et oui m'sieurs dames. Soit 12km170 à l'heure. Une performance ébouriffante.
Pour fêter la chose, des T-shirts commémorant l'événement, présentant la photo ci-dessus. Classe, modeste, et passe-partout, sont mis en vente pour 138 euros 32 seulement!
Et attention, pour ce prix je vous le livre en personne, dès que je pourrais marcher à nouveau. Comptez deux-trois mois d'attente!
vendredi, août 14, 2009
On est des grands maintenant
L'ambiance semble la même. Les beaux jours. L'apéritif dans le jardin. Les belles robes et les costumes classes. La famille jouxtant les amis. Deux beaux mariés rayonnants qui tranchent la pièce montée.
L'observateur attentif notera cependant quelques différences. Des petits riens. Un léger changement de tonalité.
Le port du costard est devenu routinier pour nombre de copains. On parle beaucoup moins bitures et jolies filles, et plus du tout examen ou stage. On se demande par contre ce qu'on devient professionnellement, et l'on confronte ses responsabilités respectives. C'est un poste exigeant tu vois, mais j'y apprends beaucoup... On est bien inspiré d'avancer sur des œufs quand on effleure des questions de politique parce que nombreux sont ceux qui sont susceptibles de se vexer plus rapidement. Mais l'on se réconciliera en se remémorant les excès communs passés, il y a un certain nombre d'années déjà.
Surtout, un sujet de conversation majeur a émergé. Inexistant il y a quelques années, il occupe maintenant la majorité des discussions: les enfants. Et leurs nombreux dérivés: couches, modes de gardes, premiers pas, petits frères ou petites sœurs, allaitement, vacances en famille, etc, Alors que les quelques célibataires survivants guettent patiemment un changement de sujet, de nombreux specimens d'enfants gambadent joyeusement pendant l'apéritif, nerveusement pendant le repas, et refusent bruyamment de se coucher au moment du dessert.
Quand à aux invités du mariage que nous suivions attentivement, ils se disent que définitivement l'ambiance a bien changé depuis quelques années et leur récent passage à la trentaine. Certains trouvent les ressources, en fin de soirée, pour se rappeler le bon vieux temps en se déchainant sur la piste de danse et en se jetant sur les digestifs, une fois les enfants enfin couchés.
Les autres, plus nombreux, trainent un peu avant de rentrer se coucher. Il est encore tôt, mais le petit se lévera demain aux aurores. Comme chaque matin...
vendredi, juillet 03, 2009
Grande nouvelle
Ca y est!
Deux ans et demi après avoir soutenu ma thèse et cinq ans et demi après l'avoir commencé, je touche enfin à la gloire: mon premier article vient d'être publié dans un journal!
Pour ceux qui ne sont pas au fait de la façon dont on valorise une thèse (c'est-à-dire, dont on nourrit un CV, surtout quand on cherche un boulot de chercheur dans le public), il y a deux types de publications: des articles pour des conférences (plus courts, moins détaillés, bien moins prestigieux), et les papiers journaux (qui doivent être parfaitement solides, et intéressants). Et ainsi donc, après cinq soumissions dans différents journaux, mon boulot a été publié.
Sensibilisé par la notion de gratuité de la connaissance, j'ai choisi - après m'être fait bouler de quatre journaux prestigieux - de soumettre à un journal en ligne parfaitement gratuit et parfaitement pas prestigieux. Ah, on a des valeurs ou on n'en a pas!
L'article en question se trouve là pour sa version HTML. Je conseille à ceux d'entre vous qui auront besoin de plusieurs lectures pour tirer la substantifique moelle de mes travaux révolutionnaires la version PDF.
Ah oui, pis hier il s'est aussi passé ça. C'est beaucoup moins important.
Deux ans et demi après avoir soutenu ma thèse et cinq ans et demi après l'avoir commencé, je touche enfin à la gloire: mon premier article vient d'être publié dans un journal!
Pour ceux qui ne sont pas au fait de la façon dont on valorise une thèse (c'est-à-dire, dont on nourrit un CV, surtout quand on cherche un boulot de chercheur dans le public), il y a deux types de publications: des articles pour des conférences (plus courts, moins détaillés, bien moins prestigieux), et les papiers journaux (qui doivent être parfaitement solides, et intéressants). Et ainsi donc, après cinq soumissions dans différents journaux, mon boulot a été publié.
Sensibilisé par la notion de gratuité de la connaissance, j'ai choisi - après m'être fait bouler de quatre journaux prestigieux - de soumettre à un journal en ligne parfaitement gratuit et parfaitement pas prestigieux. Ah, on a des valeurs ou on n'en a pas!
L'article en question se trouve là pour sa version HTML. Je conseille à ceux d'entre vous qui auront besoin de plusieurs lectures pour tirer la substantifique moelle de mes travaux révolutionnaires la version PDF.
Ah oui, pis hier il s'est aussi passé ça. C'est beaucoup moins important.
vendredi, mai 08, 2009
Nul n'est parfait
La recherche médicale permet entre autre de toucher du doigt le quotidien clinique des hopitaux. Les infirmières débutantes sont à l'écoute des plus expérimentées, qui cohabitent avec des techniciens, tous aux ordres des jeunes médecins, qui eux-mêmes font place nette dès que le chef de service fait son entrée. Au bout du compte, et plus encore quand ledit chef de service est une pointure reconnue, tout le monde - infirmières, techniciens, médecins, industriels de la pharmacie ou de l'industrie médicale - tourne autour d'une seule et même personne dont les paroles ont valeur d'évangile. Tout le monde lui court après pour voir son avis, sik bien qu'il doit être bien difficile de garder les pieds sur terre dans ces conditions.
Après une journée à discuter avec un de ces grands pontes, et à assister à certaines ses (impressionnantes) interventions, nous sommes allés au restaurant avec lui et certains membres de son équipe, tous tremblants de l'honneur qui nous était ainsi réservé. Bon connaisseur des lieux (pas bêtes, on l'invite évidemment dans un resto qu'il connait et apprécie), il choisit le vin sans même consulter la carte. Il en connait les yeux fermés le cépage, l'origine, et nous débite ces informations avec l'assurance qui accompagnait ses analyses pointues sur divers sujets de recherche clinique. Woaw. Ce vin doit valoir son pesant de cacahouettes.
Nous sommes si coi devant un choix qui semble si renseigné et si solide que nous ne remarquons pas deux détails qui ont évidemment une importance fondamentale. 1- Le vin en question vient d'Afrique du Sud 2- Le bouchon est en métal et se dévisse.
A l'énoncé de ces indices, j'aurais bien évidemment dû avancer prudemment. Mais le toubib, servi le premier, conclut sa dégustation d'une très légère moue approbatrice. Un signe d'approbation plus net ayant fissuré son autorité, je devine qu'il est au comble du bonheur et que le vin dépasse toutes ces attentes.
Servi à mon tour, je le goute. Une horreur. C'eût même été moins pire s'il avait été bouchonné (impossible pour cause de bouchon en métal), ou même s'il n'avait pas correspondu à mon goût.
Là, c'était tout simplement l'incarnation du vin blanc apprécié du mec qui ne sait pas ce que c'est que le vin. Une chose moelleuse à outrance, balançant sans aucune nuance des arômes si banals qu'on trouve plus de richesse dans un soda. Un truc que tu appréhendes si facilement, si immédiatement, si pauvre, si bête, qu'on ne peut pas laisser le bénéfice du doute au type qui l'a choisit. Il n'a pas de goûts différents en matière de vin, ni même mauvais goût; il n'a tout simplement pas de goût. Il ne peut pas prendre de Coca en sembalble compagnie, alors il opte pour ce qu'il y a de plus approchant.
Pour vous dire, c'était si mauvais que j'ai fini mon verre et terminé à l'eau. Je vous rassure, personne n'a pipé mot, tout le monde est resté bien civil. Renseignements pris cependant, tous les français présents à la table partagent mon analyse, même s'ils ont tous comme moi terminé leur verre sans rien laisser paraitre.
C'est triste pour le toubib car si ça se trouve il s'est mis au vin sur le tard, mais il est tellement accoutumé à n'être accompagné que de vassaux qui le regardent respectueusement que personne ne lui a jamais fait goûter une vraie bouteille!
Ah la dramatique solitude du ponte sur son Olympe...
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