Et une journée à trois posts! Ca faisait longtemps...
PS: M'man, je sais que le nom d'un homme politique français de petite taille a été lâché. Mais reste calme...
Affichage des articles dont le libellé est Sarko. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sarko. Afficher tous les articles
dimanche, avril 05, 2009
mardi, mars 03, 2009
jeudi, février 19, 2009
Big bang theory
Je ne sais plus à quel saint me vouer. Je ne sais plus où j'habite.
Je perds tous mes repères.
S'il est un homme dont les aptitudes devraient nous être connues, s'il est un homme transparent, perpétuellement exposé, dont on devrait connaitre au moins les compétences publiques sur le bout des doigts, c'est bien lui, non?
Et bien il semblerait que non.
Que ce soit une girouette idéologiquement ne devrait pas nous étonner outre mesure (même si je reste un tout petit peu sceptique sur la pérennité du récent virage à gauche que nous attestent les médias).
Que ce soit un piètre sportif, malgré de bien belles images de montée des marche de l'Elysées en tennis ne fait également pas de doute. Je vous ai déjà entretenu de ma déception à la vue de la lourde foulée et des faibles distances que parcourt ce soit-disant joggeur invétéré. Ce gars ne court pas plus souvent qu'un physicien fondamental de ma connaissance, c'est certain.
Par contre, il était entendu que l'homme était un orateur efficace. Un tribun, acclamé de foules nombreuses et la raie bien à droite, qui a su faire avaler à la France entière qu'il avait changé (enfin presque - une petite minorité a résisté). Une bête de scène, perpétuellement sous les projecteurs ou en train de séduire des journalistes dans les backrooms.
Mais alors, comment expliquer son pauvre speech sur la recherche (deux posts plus bas, bande d'infidèles!) Je ne parle pas du fond, je ne veux pas être vulgaire, et puis d'abord il ne faut jamais parler de fond quand on parle de politique sinon on est gauchiste. Il faut parler d'envergure, d'expérience, de pragmatisme, de charisme, enfin de choses sérieuses, quoi.
Mais bref, dans la vidéo, il est mauvais, non? A trop vouloir se la jouer proche des gens, sa rhétorique dépasse à peine le niveau du comptoir. J'ondule à droite et à gauche, je multiplie les silences appuyés de grimaces, je ne fais pas de phrase de plus de cinq mots, c'est minable, non?
Un autre exemple m'a frappé plus encore. Lors de sa longue intervention sur trois de nos six chaines, il nous a livré Sa brillante Pensée concernant le livre de Péan consacré à Kouchner. Regardez-moi ça, c'est le début de la vidéo suivante (je n'ai pas trouvé l'extrait en question seul):
C'est tout bonnement nul, non? "Y a un type, il écrit un bouquin, et moi il faudrait que je vire mon ministre. Non, sérieux, les mecs, un bouquin, avec des pages et tout, tu vois pas la crise. Ah je vais me reprendre un kir, moi."
Ma première théorie consiste à penser que ce type n'a jamais été vraiment bon orateur. Sur-préparé, sur-coaché, il a pu survoler la campagne présidentielle, profitant largement d'une opposition que je qualifierais de peu farouche, et de médias que je qualifierais de peu critiques.
mais maintenant, à force d'être exposé, fatigué, il se révèle tel qu'en lui même.
Théorie n°1. Mouais...
Ma théorie préférée est la deuxième. Sarkozy a effectivement des qualités d'orateur. Ce n'est pas pour rien qu'il a été avocat reconnu, et qu'il a pu se faire élire à tout plein de postes.
Pour les présidentielles, il a eu le flair de suivre le sillon redoutable creusé par Georges W. Bush du parler simple. Des phrases courtes, percutantes, à mille lieues des circonvolutions Royal-esques ou Gore-sques.
Seulement, il s'est piqué au jeu. Il s'éclate. Il aime tant la lumière qu'il adore ses petits one-man shows. Stand-up, je prend le micro dans une main et je déambule dans le public, en racontant toujours la même petite blague.
La plus belle illustration de cette théorie est la suivante:
Mais voila. Notre sympathique héros est bloqué dans son rôle de copain de bistro. Impossible de remonter la pente rhétorique.
Le mauvais côté des choses, c'est qu'on aurait un président Bigaresque pendant encore trois ans. Le bon côté des choses, c'est qu'à trop prendre ses interlocuteurs pour des illettrés, il pourrait rater la réélection.
Enfin peut-être. Ne surestimons pas nos concitoyens non plus (pas plus que les socialistes).
Je perds tous mes repères.
S'il est un homme dont les aptitudes devraient nous être connues, s'il est un homme transparent, perpétuellement exposé, dont on devrait connaitre au moins les compétences publiques sur le bout des doigts, c'est bien lui, non?
Et bien il semblerait que non.
Que ce soit une girouette idéologiquement ne devrait pas nous étonner outre mesure (même si je reste un tout petit peu sceptique sur la pérennité du récent virage à gauche que nous attestent les médias).
Que ce soit un piètre sportif, malgré de bien belles images de montée des marche de l'Elysées en tennis ne fait également pas de doute. Je vous ai déjà entretenu de ma déception à la vue de la lourde foulée et des faibles distances que parcourt ce soit-disant joggeur invétéré. Ce gars ne court pas plus souvent qu'un physicien fondamental de ma connaissance, c'est certain.
Par contre, il était entendu que l'homme était un orateur efficace. Un tribun, acclamé de foules nombreuses et la raie bien à droite, qui a su faire avaler à la France entière qu'il avait changé (enfin presque - une petite minorité a résisté). Une bête de scène, perpétuellement sous les projecteurs ou en train de séduire des journalistes dans les backrooms.
Mais alors, comment expliquer son pauvre speech sur la recherche (deux posts plus bas, bande d'infidèles!) Je ne parle pas du fond, je ne veux pas être vulgaire, et puis d'abord il ne faut jamais parler de fond quand on parle de politique sinon on est gauchiste. Il faut parler d'envergure, d'expérience, de pragmatisme, de charisme, enfin de choses sérieuses, quoi.
Mais bref, dans la vidéo, il est mauvais, non? A trop vouloir se la jouer proche des gens, sa rhétorique dépasse à peine le niveau du comptoir. J'ondule à droite et à gauche, je multiplie les silences appuyés de grimaces, je ne fais pas de phrase de plus de cinq mots, c'est minable, non?
Un autre exemple m'a frappé plus encore. Lors de sa longue intervention sur trois de nos six chaines, il nous a livré Sa brillante Pensée concernant le livre de Péan consacré à Kouchner. Regardez-moi ça, c'est le début de la vidéo suivante (je n'ai pas trouvé l'extrait en question seul):
C'est tout bonnement nul, non? "Y a un type, il écrit un bouquin, et moi il faudrait que je vire mon ministre. Non, sérieux, les mecs, un bouquin, avec des pages et tout, tu vois pas la crise. Ah je vais me reprendre un kir, moi."
Ma première théorie consiste à penser que ce type n'a jamais été vraiment bon orateur. Sur-préparé, sur-coaché, il a pu survoler la campagne présidentielle, profitant largement d'une opposition que je qualifierais de peu farouche, et de médias que je qualifierais de peu critiques.
mais maintenant, à force d'être exposé, fatigué, il se révèle tel qu'en lui même.
Théorie n°1. Mouais...
Ma théorie préférée est la deuxième. Sarkozy a effectivement des qualités d'orateur. Ce n'est pas pour rien qu'il a été avocat reconnu, et qu'il a pu se faire élire à tout plein de postes.
Pour les présidentielles, il a eu le flair de suivre le sillon redoutable creusé par Georges W. Bush du parler simple. Des phrases courtes, percutantes, à mille lieues des circonvolutions Royal-esques ou Gore-sques.
Seulement, il s'est piqué au jeu. Il s'éclate. Il aime tant la lumière qu'il adore ses petits one-man shows. Stand-up, je prend le micro dans une main et je déambule dans le public, en racontant toujours la même petite blague.
La plus belle illustration de cette théorie est la suivante:
Mais voila. Notre sympathique héros est bloqué dans son rôle de copain de bistro. Impossible de remonter la pente rhétorique.
Le mauvais côté des choses, c'est qu'on aurait un président Bigaresque pendant encore trois ans. Le bon côté des choses, c'est qu'à trop prendre ses interlocuteurs pour des illettrés, il pourrait rater la réélection.
Enfin peut-être. Ne surestimons pas nos concitoyens non plus (pas plus que les socialistes).
jeudi, décembre 25, 2008
Lui
Le blog en témoigne, et on en est tous là: j'ai tendance à être moins virulent avec Sarkozy qu'il y a six mois seulement. Non que mon opinion sur le personnage ait le moins du monde changé, mais on se lasse de pester contre lui, de s'indigner contre ses mesures, abattus sous le feu nourri de ses initiatives.
Mais je suis tombé dans le Spiegel, journal de grande qualité sans ligne politique bien définie, sur un article d'une étonnante férocité sur notre président. Qu'un Allemand tout calme et rationnel en vienne à le présenter comme un danger sérieux pour la démocratie remets les choses en perspective... Le seul dirigeant européen dont ils aient parlé si mal, autant que je me souvienne, est Berlusconi.
Je vous laisse seuls juges (cela m'étonnerait de vous, mais si vous préférez la version française, elle se trouve ici, traduite par les bons soins de Courrier International)
Mais je suis tombé dans le Spiegel, journal de grande qualité sans ligne politique bien définie, sur un article d'une étonnante férocité sur notre président. Qu'un Allemand tout calme et rationnel en vienne à le présenter comme un danger sérieux pour la démocratie remets les choses en perspective... Le seul dirigeant européen dont ils aient parlé si mal, autant que je me souvienne, est Berlusconi.
Je vous laisse seuls juges (cela m'étonnerait de vous, mais si vous préférez la version française, elle se trouve ici, traduite par les bons soins de Courrier International)
vendredi, septembre 19, 2008
mardi, avril 15, 2008
Tous ensemble tous ensemble!
Nous tenons à chaudement remercier tous ces braves électeurs, des deux côtés des Alpes, qui surmontent leur légitime rejet de la politique afin, tout de même, de se rendre aux urnes. C'est pas facile, quand on est un pauvre-électeur-dégouté-de-la-politique, surtout quand on voit les impots qu'on paye.
Et de porter à bout de bras au pouvoir des hommes politiques qui ont la sagesse d'être pragmatiques, de fuir des rhétoriques archaïques de partage, et qui vont de l'avant dans le monde tel qu'il est.
Voila qui fait entrer de plein pied nos deux beaux pays dans le XXIème siècle, dans un paysage sans générosité, sans partage, sans solidarité, dirigée seulement par les valeurs du pognon et de la feuille d'impôt. Un monde froid, fonctionnel et mécanique, sans rêve ni chaleur.
Gael vous remercie chaudement pour cette vision courageuse, à long terme, pauvres petits "dégoutés de la politique".
Et vous emmerde.

PS: De notre côté, nous n'avons pas les mêmes valeurs, pauvres rebuts minoritaires que nous sommes. Malgré le grand bonheur qui illumine nos journées, nous trouvons le temps d'avoir mal devant cet égoïsme en situation de monopole.
Si vous voulez faire un tour du grand côté de notre bonheur, par contre, le lien d'hier fonctionne toujours, et pointe vers un plus grand nombre de photos. Je continuerai à l'approvisionner pendant quelques temps, disons au moins un semaine.
Regardez donc ce futur qui chante!
dimanche, janvier 27, 2008
La honte
La semaine dernière, ce magazine a consacré son dossier à Sarkozy. Fallait bien que ça finisse par arriver: quatorze pages récapitulant les faits de gloire médiatiques et politiques du personnage depuis son arrivée à l'Elysée... Passé mon agacement de voir que le rayonnement médiatique du bonhomme ne s'arrêtait pas à nos frontières, je me suis attaqué à cette lecture dont je ressors tout flagada.
J'ai en effet l'habitude de baser pour une bonne part mon opinion des différents dirigeants de la planète à travers les solides analyses Spiegeliennes. Seulement, c'est une chose de lire des dossiers clairvoyants sur Merkel, Blair ou Bush (dont on ne connait pas les travers dans le détail), mais c'en est une autre de s'enfiler 14 pages sur son président à soi, dont on se sent quand même obscurément responsable.
Il est franchement éprouvant de lire la longue litanie des boulettes élyséennes et de se taper une longue et juste analyse de la prépondérance du médiatique dans toutes ses décisions. Parce qu'on a beau s'indigner quotidiennement contre les derniers episodes de la saga sarkozienne, on finit par oublier la globalité de son oeuvre. On finit même par oublier que ce type pourrait ne pas être là, que si il salope si frénétiquement tout le sérieux de la position présidentielle, c'est bien parce qu'on l'a élu avec une claire et indiscutable majorité. Les français ont voulu que ce soit lui, entre les 63,5 millions de pékins que porte l'hexagone, qui les représente. Dont acte.
Les perspectives sont bousculées quand on se retrouve parachuté dans la peau d'un lecteur allemand qui suit les gigotements de notre président d'un peu loin. Là, on se révolte vraiment, on n'en croit pas ses yeux, ... et on finit par se dire que les français sont forcément quelque peu à son image. La meilleure preuve, c'est qu'une chose pareille serait inconcevable chez nous. Vous voyez Merkel aller parler à la radio irakienne pour demander aux terroristes de libérer leurs otages? Ou paralyser Berlin pendant une semaine pour lécher les pompes de Khadafi? Ou se mettre en scène aux bras d'un top modèle? Alors, vous voyez bien, il ne faut pas être très sérieux pour mériter un président pareil...
En terminant cette édifiante lecture, je me suis rappelé que c'est exactement ce type de sentiment que j'avais eu, il y a quelques années, en lisant un dossier du Spiegel sur Berlusconi ("c'est incroyable qu'ils laissent passer ça. C'est vrai que les habitants de ce pays n'ont pas de pot d'être tombé sur un oiseau pareil, mais quand même, il ne faut pas être malin pour porter un guignol dangereux pareil au pouvoir")...
Je reste cela dit convaincu que Sarkozy est "moins pire que" Berlusconi (qui est, souvenons-nous en, clairement malhonnête, lié à la mafia, et dont la carrière politique vise en premier lieu à servir son empire industriel).
Mais il y a quelque chose de voisin dans la honte (méritée) que ces dirigeants imposent à leur nation. Ce côté "nouveau riche impoli", sale gosse sans éducation, forcément que ça irrite les autres nations...
Quand je pense qu'un des repoches majeurs fait à Royal était qu'"elle n'avait pas les épaules" pour représenter la France à l'international...
samedi, janvier 19, 2008
People
Un scoop incroyable est dévoilé par Télérama. Moustic nous en apprendra plus ce soir, c'est évident.
lundi, décembre 24, 2007
vendredi, décembre 21, 2007
C'est la chenille qui redémarre...
Je me demande si ce mec ne cherche pas à me pousser à bout. Franchement, il fait exprès, là. Non? C'est quand même pas possible. Il va finir par manquer, sinon d'énergie, du moins d'idées? Ou bien il va bien finir par enlever son masque en se marrant, et nous avouer qu'il se fout de notre gueule depuis six mois! "Non je déconnais. Vous ne croyiez pas que j'étais sérieux! Ah vous auriez vu votre tête!"
Purtain de bordel de merde. Je vais pas allonger ma liste de l'autre jour à l'infini, merde à la fin.
Ou alors.
Ou alors Dieu existe et il m'a envoyé une épreuve. Mais une gratinée, le grand taquin! Eh Dieu, arrête tes conneries! Ca tient pas la route ton histoire!
Le pire c'est que ça tombe à un tel rythme qu'on finit par en être blasé...
Allez, à demain pour le rétablissement de la peine de mort, l'abolition des impots ou le tatouage de code barre sur les immigrés ou les déviants politiques!
PS: Môman reste calme...
mercredi, décembre 12, 2007
Des vertues du l'immobilisme
Le diner au Fouquet's. Les vacances sur le yatch de Bolloré. Le casting people et politique du gouvernement (avec des Yade, Amara ou Kouchner transparents). Le paquet fiscal. Le tirage de couverture au G8. L'interview alcoolisée du G8. La lettre de Guy Moquet récupérée. La fixation d'un quotat de reconduite à la frontière. La récupération des infirmières Bulgares à la barbe des Allemands, et pour la gloire de Cécilia. Martinon. Le discours au Medef. L'écrabouillage des Ministres (en commençant pas le Premier). L'abandon du crédit d'impot pour l'accession à la propriété. Le discours de Dakar. La réforme de la justice et ses fermetures multiples. Les vacances sur le pas de la porte de Bush. La visite non critique de la Chine. Le triplage de son salaire. La réforme des universités qui les ouvre sans précaution au mécénat. Les non-mesures sur le pouvoir d'achat. La remise en cause brutale et idéologique des régimes spéciaux. La récupération des hotesses espagnoles à la barbe de Zapaterro. Le rembarage d'une journaliste américaine moins doucereuse que nos journaleux à nous. Les chaudes félicitations à Poutine. Dati. L'énième assouplissement des 35 heures. Et la réception de Kadhafi (cinq jours à évoquer les droits de l'homme... ou pas).
Je dois bien en oublier, non?
Effectivement, c'est pas si terrible, de vivre sous Sarkozy.
mardi, décembre 11, 2007
Gro assistance
En espérant que cette vidéo reste assez longtemps en ligne pour que vous en profitiez...
mercredi, décembre 05, 2007
Le gendre idéal
L'heureuse élue du coeur de notre président nous est dévoilée dans un cérémonial éprouvé du meilleur goût!
mardi, novembre 13, 2007
Très bon
Au cas où vous ne l'auriez pas compris, I love Alternatives Economiques!
Benoîtement, le bon petit libéral se dit que plus on créée de richesse, plus la vie est belle. N'entrons pas dans d'obscures considérations philosophiques, c'est archaique, soyons modernes, et admettons bêtement. Soit.
Benoîtement, le bon petit libéral se dit que la richesse produite, c'est le temps travaillé multiplié par la productivité. Et le temps travaillé, c'est le nombre de gens qui travaillent fois le nombre d'heures qu'ils travaillent. Alors:
C'est bon...
Benoîtement, le bon petit libéral se dit que plus on créée de richesse, plus la vie est belle. N'entrons pas dans d'obscures considérations philosophiques, c'est archaique, soyons modernes, et admettons bêtement. Soit.
Benoîtement, le bon petit libéral se dit que la richesse produite, c'est le temps travaillé multiplié par la productivité. Et le temps travaillé, c'est le nombre de gens qui travaillent fois le nombre d'heures qu'ils travaillent. Alors:
Bonheur = Richesse = Nb travailleurs x Nb d'heures hebdomadaires x Productivité?
Donc si on travaille plus, ça va mieux? Travailler plus va faire du bien à la France?
Dans un réjouissant article d'Alternatives Economiques donc, on étudie l'impact de ces trois facteurs (emploi, temps de travail et productivité) sur la richesse (le PIB par habitant), pour les pays de l'OCDE.
Et il en ressort que notre bon président n'a pas vraiment misé sur le bon cheval, comme démontré par les graphiques que je vous reproduit éhontément ici (cliquez dessus pour y voir quelque chose):

Dans un réjouissant article d'Alternatives Economiques donc, on étudie l'impact de ces trois facteurs (emploi, temps de travail et productivité) sur la richesse (le PIB par habitant), pour les pays de l'OCDE.
Et il en ressort que notre bon président n'a pas vraiment misé sur le bon cheval, comme démontré par les graphiques que je vous reproduit éhontément ici (cliquez dessus pour y voir quelque chose):

C'est bon...
Vivent les alternatives!
Ils concernent 6% des retraités. Leur origine remonte à 1945: lorsque le régime général a été mis en place, leur régime de retraite a gardé sa spécificité (car il était bien plus confortable!) Ils ont deux avantages principaux:
- ils doivent cotiser 37,5 années (contre 40 ans pour les autres... pour l'instant!)
- leur retraite se monte à 75% de leur dernier salaire, ce qui est bien supérieur au régime général.
A part ce dernier point, qui est moins sévérement attaqué par le gouvernement que les deux autres d'ailleurs, on pourrait se dire qu'il n'est effectivement pas défendable que ces salariés là aient des retraites plus avantageuses que les autres. D'autant plus que les régimes spéciaux sont en grand déficit.
Sauf que:
- Précision conjoncturelle n°1: Ce déficit tient bien plus à la démographie vieillissante des "privilégiés" qu'à leurs priviléges. Les caisses de retraite des artisans et commerçants sont dans le rouge pour la même raison.
- Argument utopiste: pourquoi toujours tout aligner par le bas?
- Argument économique n°1: les salariés en question financent pour une très grosse partie leurs retraites par un taux de cotisation vieillesse supérieur (37,2% chez EDF et GDF, 36.3% à la SNCF et 30% à la RATP, contre 26% ailleurs). Si on leur ôtait leur retraite améliorée, il faudrait trouver de bien jolies compensations aux travailleurs ayant perdu 10% de salaire toute leur vie... (Sans compter le fait qu'implicitement, ils ont choisi des boulots dont les salaires sont assez faibles, pour une protection sociale plus forte)
- Argument économique n°2: on est loin d'avoir une minorité de salariés privilégiés partant à 55 ans contre une majorité d'exploités partant à 63 ans. La SNCF, la RATP et EDF licenciant peu et n'ayant pas recours aux préretraites (ni aux dispenses de recherche d'emploi), leurs salariés finissent leur activité, comme précu, à 55,5 ans. Et ceux du régime général, en pratique, partent à 57,5 ans. Il y a donc seulement deux années de différence sur le départ à la retraite, et non pas 7 comme on voudrait nous le laisser croire.
Quand on rapproche ce chiffre des 15 milliards du bouclier fiscal, on comprend à quel point on a affaire à une lutte idéologique, et pas du tout pragmatique comme on nous le fait croire. Sarko veut montrer qu'il a des couilles en se faisant les cheminots...
mercredi, novembre 07, 2007
Rhétorique pour populo
- "Nous avons trop reculé, nous ne pouvons plus reculer".
- "Si on veut être exemplaire, il faut donner l'exemple".
- "La France à beaucoup de retard, ce retard nous allons le rattraper".
- "Cela va un peu bouger, mais c'est normal quand on fait de réformes, ça bouge toujours un peu".
- "On me promet un novembre difficile. C'est pas le mois de novembre qui sera difficile, mais c'est tout le quinquennat".
Et bien la rhétorique sarkozyste, pourtant éloquent orateur parait-il, porte le même genre de message. "Je - vous - fais - des - phrases - simples - pour - que - vous - comprenez - bande - de - crétins. Puisqu'il n'y a que ça que vos pauvres petits cerveaux puissent ingérer, sans se faire mal au crâne, je ne vais communiquer qu'avec des slogans qui claquent, à base de 200 mots de vocabulaire, et je ne lésinerai pas sur les répétitions. Vous êtes contents?"
Et le pire, c'est qu'ils sont contents.
jeudi, octobre 11, 2007
Sar-causons
Ca fait longtemps qu'on n'a pas parlé de lui, tiens. (Reste calme, môman!)
Quelques liens intéressants sur ce qu'il a dit sur l'immigration, tout ce qu'il a dit sur plein de trucs, et une 'nalyse de comme il le dit (issue de l'excellent site arretsurimages.net ;) ).
Quelques liens intéressants sur ce qu'il a dit sur l'immigration, tout ce qu'il a dit sur plein de trucs, et une 'nalyse de comme il le dit (issue de l'excellent site arretsurimages.net ;) ).
mercredi, juillet 04, 2007
Lève les genoux!
Au moment où les journalistes se gargarisaient des sorties en footing de notre hyperprésident, je m'étais toujours étonné que personne ne commente son style de course lourd et rigide. Pourtant, vu le nombre de joggueurs en France, il devait crever les yeux de nombreux observateurs que la foulée présidentielle était loin d'être aérienne, et que les moyennes annoncées (footing de 5km en 45 mins) étaient ridicules...
Mais bon, j'ai mis mes impressions sur le compte de ma subjectivité, et les distances parcourues en un temps record sur le compte des serrages de main émaillant le parcours.
Or, je viens de tomber sur un article du journal suisse l'Hebdo, rapporté par Courrier International, où une professeur de sport confirme cette analyse:
" Il faut le reconnaître, Nicolas Sarkozy court mal. Sa foulée est d'une inefficacité ahurissante pour un homme qui se veut synonyme d'efficience. [Lorsqu'ils courent avec lui,] François Fillon et ses gardes du corps doivent tirer sérieusement sur le frein pour ne pas le dépasser. Son déplacement est laborieux. Ses rictus de souffrance accompagnent des efforts bien mal récompensés parce que mal investis. (...)
Comment expliquer un pareil écartement des jambes? Ses pieds orientés à 11h05, voire 10h10 évoquent Chaplin, mais ne favorisent pas sa course. Idem pour le moulinet du bras droit. Quant à sa foulée rasante, due à un cycle arrière quasi inexistant, elle ne lui permet pas de rebondir, mais le scotche carrément au sol."
Analyse sans concession confirmée par une étude plus technique menée dans l'Equipe (et rapportée ici dans le Nouvel Obs).
Alors évidemment la qualité de la course de notre président ne préjuge en rien de la qualité de sa politique. Sauf que c'est bien Sarkozy qui a choisi de le mettre en scène, ce fameux footing-décontracté-dynamique-moderne.
Il est donc amusant, sinon révélateur, de découvrir que cette splendide métaphore voulue par le principal intéressé se heurte à de bien tristes limites si on pousse l'analyse un peu plus loin.
Et il est bien triste, sinon révélateur, que bien peu de "journalistes" ayant couvert l'"événement" n'aient rélevé la piètre qualité de la foulée présidentielle, ne fut-ce qu'au détour d'une petite phrase distanciée dont les journaleux raffolent.
Inscription à :
Articles (Atom)
