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jeudi, septembre 02, 2010

Gloire, quand tu nous tiens

Figurez vous que je tiens les premiers rôles dans une publication prestigieuse, qui tire à pas moins de 60 000 exemplaires. Let me introduce, ladies and gentlemen, l'article de l'usine nouvelle illustré par mon glorieux profil!
Une pause dynamique et refléchie, un T-shirt trahissant la bête sportive qui sommeille en moi, une jolies démo de segmentation de carotide en 3D au premier plan, et un drapeau de pirate qui montre qu'on sait bien rigoler. Tout a été pensé je vous dis, tout!

vendredi, juillet 03, 2009

Grande nouvelle

Ca y est!
Deux ans et demi après avoir soutenu ma thèse et cinq ans et demi après l'avoir commencé, je touche enfin à la gloire: mon premier article vient d'être publié dans un journal!
Pour ceux qui ne sont pas au fait de la façon dont on valorise une thèse (c'est-à-dire, dont on nourrit un CV, surtout quand on cherche un boulot de chercheur dans le public), il y a deux types de publications: des articles pour des conférences (plus courts, moins détaillés, bien moins prestigieux), et les papiers journaux (qui doivent être parfaitement solides, et intéressants). Et ainsi donc, après cinq soumissions dans différents journaux, mon boulot a été publié.
Sensibilisé par la notion de gratuité de la connaissance, j'ai choisi - après m'être fait bouler de quatre journaux prestigieux - de soumettre à un journal en ligne parfaitement gratuit et parfaitement pas prestigieux. Ah, on a des valeurs ou on n'en a pas!
L'article en question se trouve là pour sa version HTML. Je conseille à ceux d'entre vous qui auront besoin de plusieurs lectures pour tirer la substantifique moelle de mes travaux révolutionnaires la version PDF.

Ah oui, pis hier il s'est aussi passé ça. C'est beaucoup moins important.

mardi, mars 03, 2009

Recherche toujours

Je remets une couche:

dimanche, février 15, 2009

Pas grand chose


A mon grand regret, je ne reviens finalement pas chargé d'anecdotes passionnantes de Floride. Je n'en ramène que des confirmations: oui, il fait beau en Floride en février; le royaume de Disney pue la guimauve et le carton couleur pastel, et il coûte la peau des fesses; l'avion de nuit c'est pénible, mais l'avion de jour c'est très supportable quand on a un petit écran qui passe les films de notre choix; les margaritas c'est bon, et c'est encore meilleur quand ça passe en note de frais; la recherche dans mon domaine me plait carrément bien; les chercheurs de mon domaine sont rarement des jolies filles; les Américains sont sympas; le centre ville d'une ville même énorme a toute les chances d'être pourri; etc.
Du coup, en attendant des posts plus inspirés, je vous reproduit cette vidéo de notre président disant tout le bien qu'il pense de la recherche (non immédiatement appliquée):

mercredi, octobre 10, 2007

Nos amies les stars

Je ne veux pas me vanter, mais figurez-vous que je connais personnellement très bien notre tout frais prix Nobel de physique, Albert Fert. Et oui. Ca vous en bouche un coin.
Et je l'ai même tiré d'un fier guépier en lui prodiguant mes conseils...
(C'est lui qui est lascivement allongé sur la photo. Le français est quand même sacrément plus cool et détendu que l'allemand, nest-il pas).

Enfin... Disons que je connais quelqu'un qui le connait très bien. Ou plutôt, que je connais très bien quelqu'un qui le connait.
Enfin bref: mon pote Alex, il a refusé une thèse chez Albert, qui venait soit dit en passant régulièrement parler rugby avec son co-bureau. Et puis après, Albert il a été président de la thèse à mon pote Alex, ce qui m'a donné l'occasion de côtoyer le glorieux homme au cours d'un pot mémorable.
Enfin, je me souviens plus du pot que du glorieux homme, mais ça fait quand même drôle de faire le lien entre un gars qui décroche la plus prestigieuse des récompenses scientifiques, et un type qu'on a croisé dans le hall sombre de la triste campagne de Saclay, un verre de champagne à la main et un discours sur la spintronique à la bouche.

Mais libre à vous de vous en foutre.

PS: Je ne veux toujours pas me vanter, mais j'ai un pote qui bosse dans la boîte à Charpak, aussi.
PPS: Par contre, je vous l'accorde, aucun de nos deux prix Nobel vivants ne me connaissent, moi. Mais un jour viendra...
PPPS: Quel est ce fier guépier dont je l'ai tiré par un conseil? Ben, disons que je lui ai indiqué où se trouvaient les petits fours...

samedi, octobre 06, 2007

Sauvons la recherche


Non, la recherche ne sert pas à rien! Cette remise de prix le prouve!

mardi, juin 26, 2007

Chercheur? Une passion

Avant d'être un enfoiré de fonctionnaire planqué, les candidats-chercheurs/maîtres de conférence en bavent pour être pris. Il faut démontrer son haut niveau scientifique (ou linguistique, ou historique, ...), ce qui est normal.
Mais pas seulement (voire pas du tout), ainsi que nous l'illustre cet article du Monde sur les concours.

samedi, juin 23, 2007

Sauvons la recherche 2?


Mais il ne sera pas dit qu'une journée pourra passer sans fausse note politique (de mon point de vue). Les menaces sur l'avenir de la recherche française se précisent.
Fidèle à son crédo libéral ("Que l'Etat se retire tant qu'il peut, des petits gars responsables feront les choses bien là où en leur en laissera la liberté"), la fine équipe gouvernementale souhaite donner un maximum d'autonomie aux universités, allant peut-être jusqu'à y rattacher tous les chercheurs (y compris ceux du CNRS, jusque là indépendants).
Une grande victoire pour "la recherche qui sert à quelque chose" (à court terme), qui évidemment écraserait toute recherche à horizon plus lointain et incertain. Je suis tout à fait d'accord que la recherche "moyen terme" est très importante, et il est même logique qu'elle soit dominante (comme c'est le cas aujourd'hui). Mais l'éradication du petit nid de ceux qui essayent de voir un peu plus loin vaut-elle la poignée d'euros qu'elle nous fera économiser?
Et le fait que la loi en question soit prévue pour le milieu de cet été ne laisser augurer rien de bon...