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lundi, juillet 05, 2010
mardi, juin 22, 2010
Catharsis
Oui, tu as raison.
Notre relation se délite. Et c'est de ma faute, rien que de ma faute. Je te délaisse. Je n'ai pas posté depuis des lustres.
Tu connais mes excuses. J'ai tant à faire! Gael, les copains, la coupe du monde, des lectures, le soleil quand il veut bien pointer le bout de son nez...
Je sais ce n'est pas une raison... Il y a pas si longtemps, ça ne m'empêchait pas de venir te voir souvent. C'est de ma faute.
Je t'ai délaissé.
Mais maintenant c'est fini, je te jure. J'ai ouvert les yeux. Je reviens vers toi.
Je t'en supplie, reprends moi!
Calme toi chouchou. Non, je ne reviens pas maintenant juste parce que ma dernière occupation majeure vient de me plaquer. Pas du tout!
Remarque... Oui, tu as vu juste, comme toujours! C'est à la faveur de l'élimination récente des Bleus que j'ai compris l'importance que tu as pour moi.
Tu vois, tu es toujours là pour moi. Quand j'en ai gros sur la patate, quand je ne sais plus vers qui me tourner pour partager mon spleen, quand j'ai la gueule de traviole, tu es toujours là... Tu ne me demande rien, tu es là, à l'écoute. Et ça fait un bien fou...
Et là, Dieu sait que j'en ai gros sur la patate.
Vois-tu, je fais partie d'une espèce rare.
Je suis un passionné de foot qui suit l'équipe de France qui est accablé par ses derniers matchs et leur élimination méritée, mais qui ne se console pas en se racontant qu'elle s'est métamorphosée du jour au lendemain en un ramassis de branleurs incompétents.
Je suis un cas rare, je sais, mais ma réaction aux piteuses prestations récentes n'a pas été d'inventer un étrange complot qui aurait mis un incompétent ultime aux manettes de la sélection (ultime au sens que même le dernier des piliers de bar ou - pire - des journalistes sportifs serait capable d'accoucher une équipe infiniment plus soudée et structurée), doublé d'un mystérieux vent de démotivation transformant une équipe de pros au faite de leur rayonnement technique, et qui - rappelons le - dispute l'épreuve la plus importante de savie, en un ramassis de je-m'en-foutiste minables.
Je tendrais plutôt à croire, bêtement, que la mayonnaise n'a pas pris dans ce groupe, mais que la chose méritait d'être tentée. Que de petits riens font qu'un ensemble d'individualités prometteuses se métamorphose en une équipe cohérente dont les membres se comprennent en un regard - ou pas. Des petits riens tel qu'un coup de bol au bon moment dans le premier match. Ou un entraineur qui trouve la bonne phrase au bon moment. Ou une certaine sérénité médiatique qui permet à un groupe de se construire.
Tu ne t'étonneras pas, cher blog, d'apprendre que je passe pour le dernier des abrutis de le maintenir mordicus ma position. Mais je persiste et signe: je n'avais rien à redire a-priori aux choix de l'entraineur dont j'ai eu connaissance (composition, organisation stratégique).
Vu ce qu'on a vu, mais surtout vu la tempête médiatique haineuse chauffant à blanc l'événement, forcément, je me sens seul.
Pourtant déjà accablé par les performances puis l'élimination de mon équipe favorite, je me retrouve, isolé, face à une large et étonnante Sainte-Alliance de spectateurs ombrageusement ravis des tristes prestations bleues. On y côtoie, copains comme cochons, les anti-foots et les footeux fanatiques haïssant Domenech. Ils sont partout. dans le métro. A la cantine. Sur le web. Partout je vous dis.
Remarquez qu'on peut interpréter le phénomène comme un magnifique message d'espoir. Bien qu'à l'opposé complet du spectre du ballon rond, deux groupes antagonistes se retrouvent fraternellement autour des bonnes vieilles valeurs de l'insulte et du lynchage médiatique.
Je comprends partiellement la position des premiers cités (les anti-foots). Il est vrai que le battage médiatique autour de la compétition doit être insupportable pour ceux qui ne sont pas partie prenante (il l'est aussi pour les autres, mais on supporte mieux j'imagine). Cela dit, si ils croient que les JTs de TF1 (que par ailleurs ils ne regardent jamais) vont s'ouvrir sur un quart d'heure expliquant en profondeur les causes des tensions ethniques au Kirghizistan maintenant que la France est éliminée, je crains qu'il ne se fourvoient.
Par ailleurs, bon nombre de ces anti-foots retirent un plaisir tribal très proche de celui qu'ils reprochent aux footeux. Ils se revendiquent des dizaines de fois par jour de leur statut d'appartenance au groupe des "anti-foot" (par opposition à celui des cons d'en face, les footeux). D'ailleurs, un bon nombre d'entre eux suivent fiévreusement les résultats de nos équipes favorites pour le plaisir régressif de chambrer les malheureux vaincus dès que possible. Quelle preuve d'ouverture d'esprit, il est vrai, de s'infliger un sport qui ne nous intéresse pas juste pour pouvoir rabaisser les autres!
Le deuxième groupe me désarçonne par la radicalité de sa haine portée à l'équipe de France en général et Domenech en particulier. Plus qu'au supporter de base, qui a tout de même le don de me mettre hors de moi quand, bien conditionné par les médias, il choisit de scander "Domenech démission" dans des matchs sans enjeux où il serait censé soutenir son équipe, c'est d'abord et avant tout l'innombrable brochette d'éditorialistes et de commentateurs a posteriori qui me sort par les yeux.
Dans leurs papiers enflammés, écrits après la bataille, ça va sans dire, tout parait absolument évident. Il fallait évidemment faire ce qu'il aurait fallu faire et qui n'a pas été fait, voyons voyons. Mais ces leçons malhonnêtes ne seraient qu'irritantes si elles n'étaient professés sur un ton outrancier appelant presque au soulèvement populaire pour mettre en place une autre philosophie d'équipe. Si on écoutait leurs précieux conseils, il ne faudrait que quelques heures pour ramener notre équipe au firmament footbalistique qu'elle n'aurait jamais dû quitter.
Tant de haine me dégoûte. Domenech n'était certainement pas le meilleur pour le job, c'est clair maintenant. Peut-être même est-il mauvais (mais je ne crois pas, vu son palmarès que tout le monde a l'air d'oublier). Pour autant, faut-il en aller jusqu'à cette campagne de haine unanime, hors de toute proportion, et orchestrée par des personnalités aussi respectables que Vincent Duluc et Pierre Menès (ils ont tant fait pour la France!) ?
Et le pompon, c'est qu'alors même que Domenech doit se plier quotidiennement à des séances d'humiliation publiques où des "envoyés spéciaux" se donnent des frissons de courageuse impertinence journalistique en lui jetant au visage des question toutes plus mal intentionnées les unes que les autres, il se voit reproché son manque de transparence!
S'il dit que l'équipe va pas bien, il lâche ses hommes, et s'il dit qu'elle va bien, il travestit la réalité. Dans les deux cas, l'édito outré se tient, et la feuille de chou se vend.
Tu vois donc, cher blog, que j'en ai gros sur la patate, d'autant plus que je sais qu'en tant que "supporter n'ayant pas retourné sa veste" de service, je vais me prendre environ 350 remarques sur le sujet demain au boulot, de la part de membres actifs des deux groupes sus-cités. Il faut dire que ma position de centralisateur des paris de la coupe du monde m'expose particulièrement.
Ca me fait vraiment du bien d'en parler avec toi, à cœur ouvert, les yeux dans les yeux.
On se remet ensemble, dis?
(Sinon, je vais devoir attendre deux jours que l'Italie nous rejoigne dans l'avion pour l'Europe. J'aurais alors une confidente partageant un sort voisin sous la main, et pourrait m'abstenir à nouveau de bloguer)
lundi, décembre 21, 2009
samedi, novembre 21, 2009
Très bon
Cette page du Monde.fr!
Cela dit, je précise pour ceux auprès de qui je ne me suis pas épanché sur le sujet que je ne me rappelle pas avoir regardé un match où l'équipe que je soutiens a été aussi piteuse (et je soutiens le FCNA!) Et qu'à l'inverse, les Irlandais m'ont énormément surpris par la qualité de leur jeu, très largement supérieur au notre mercredi.
Juste pour être clair, quoi.
Cela dit, je précise pour ceux auprès de qui je ne me suis pas épanché sur le sujet que je ne me rappelle pas avoir regardé un match où l'équipe que je soutiens a été aussi piteuse (et je soutiens le FCNA!) Et qu'à l'inverse, les Irlandais m'ont énormément surpris par la qualité de leur jeu, très largement supérieur au notre mercredi.
Juste pour être clair, quoi.
jeudi, juillet 10, 2008
Ah faut oser quand même
Sep Blatter, mafieux en chef... euh pardon président de la Fifa, est resté un humaniste révolté devant les injustices du monde. Il assimile le cas de ce pauvre Cristiano Ronaldo (retenu par le prestigieux club de Manchester, qui le paye quelques millions d'euros par an, alors qu'il dit rêver de partir pour le Real de Madrid, qui incidemment le payerait encore plus de millions par an) à de l'esclavage moderne. La vache.
Après Frederic Piquione qui assimilait son cas à une prise en otage (il a finalement quitté les centaines de milliers d'euros de Saint-Etienne pour les millions d'euro de Monaco), le foot professionnel nous tirerait des larmes, si on n'y faisait pas gaffe.
On va faire gaffe, quand même.
Après Frederic Piquione qui assimilait son cas à une prise en otage (il a finalement quitté les centaines de milliers d'euros de Saint-Etienne pour les millions d'euro de Monaco), le foot professionnel nous tirerait des larmes, si on n'y faisait pas gaffe.
On va faire gaffe, quand même.
vendredi, juillet 04, 2008
dimanche, juin 15, 2008
samedi, juin 14, 2008
De fortunae
Il est frappant de voir à quel point nous sommes incapables d'intégrer la notion de hasard, et ses corolaires de chance/malchance, lorsque nous interprétons des événements qui nous paraissent importants. Certes, on s'incline quand il s'agit de petites choses secondaires: il pleut aujourd'hui/ j'ai raté mon métro à deux secondes près/j'ai croisé mon voisin à l'autre bout de la ville, c'est étonnant, mais je veux bien croire que ce soit complètement aléatoire.
Mais alors, quand il s'agit d'événements d'une toute autre dimension, non, ça ne peut pas être en partie dû au pot. Par exemple (et c'est un exemple purement hypothétique, qui n'a rien à voir avec ma vie personnelle, bande de petits salopiots - le "je" qui suit n'est qu'une figure rhétorique, qu'on soit bien d'accord là dessus), si j'ai été embauché dans le poste de mes rêves, c'est que je le mérite: c'est purement mécanique. Le hasard n'a rien à voir avec la chose. Ca ne peut pas être (aussi) parce que le poste venait de se libérer et qu'il fallait le pourvoir rapidement; parce que les autres candidats étaient particulièrement mauvais; ou parce que les employeurs n'arrivaient pas à choisir et ont donc utilisé un critère complètement secondaire pour trancher. Je ne dis pas que mon profil n'a rien à voir avec mon embauche - il a même certainement joué un rôle prépondérant - je dis juste qu'il n'est pas le seul facteur à jouer. J'aurais fort bien pu me présenter avec le même profil, et me retrouver à pointer à l'ANPE si j'avais eu le malheur d'être mis en compétition avec un futur prix Nobel, par exemple.
Vous voyez bien que cet exemple n'a rien à voir avec ma vie personnelle. Vous savez tous fort bien que je suis infiniment supérieur à un prix Nobel. Mais puisque je vois que vous avez l'air d'y tenir, je vous donne une illustration portant sur ma vie personnelle: sans que ni Elena ni moi n'y soyons pour quoi que ce soit, Gael aurait fort bien pu être un bébé hideux et méchant, qui serait devenu un financier antipathique de droite à l'haleine chargée. Or, c'est un nourrisson adorable qui sera un artiste reconnu dont la respiration sentira la cannelle.
Il est d'ailleurs bien naturel de sous-évaluer la part que le hasard joue dans nos vies: il serait probablement vertigineux de réaliser qu'on est passé à deux doigts d'épouser un horrible bonhomme, ou qu'il s'en est fallu d'un rien pour qu'on ne devienne une star du rock.
Pourquoi ces profondes considérations philosophiques? Et bien, cher lecteur, non pas pour une mais pour deux raisons. Et oui.
Raison numéro 1, parce que la magnification absolue de ce penchant naturel par les théoriciens d'un libéralisme débridé m'énerve au plus haut point. Pour eux, les top-managers atteignent des sommets de responsabilité (et de rémunération) en vertu de leurs seules qualités. Rien à voir avec des considérations extérieures favorables, telle qu'une naissance dans un milieu doré ou les relations de papa. Dans le même ordre d'idée, un type qui prévoit avec justesse la montée ou la chute d'une action est forcément un visionnaire super malin qui mérite bien de gagner autant que 10000 secrétaires.
Et à l'autre bout de l'échelle, les loosers, à commencer par les chomeurs, doivent plus ou moins s'en prendre à eux mêmes. Je dis pas que c'est facile, mais si ils se secouaient un peu, ils s'en sortiraient forcément. Puisque tu n'as que ce que tu mérites.
Mais c'est surtout la raison numéro 2 qui motive ce post. Venons-en donc à l'essentiel.
S'il est bien un milieu où tout est parfaitement mécanique, logique et prédictible, c'est bien entendu le foot. A en croire les multiples 'nalyses a priori ou a posteriori qui fleurissent dans les médias du moins. Si tu as, disons, perdu 4-1, et ben c'est nécessairement que tu le méritais complétement, absolument, exactement. C'était écris dans la façon dont tu as joué, forcément puisque d'ailleurs tu as perdu 4-1. Pile. Juste comme je pensais.
Alors ces choeurs unanimes qui produisent des centaines de lignes d'analyse argumentée pour t'expliquer a posteriori que tu mérites nécessairement ce qui t'arrive me gonflent. D'abord parce que si il n'y a absolument rien à dire qui dépasse le score final, la mesure de toute chose, et bien on économiserait pas mal de papier en s'épargnant ces stériles analyses.
Et ensuite parce que c'est faux. Le hasard joue un rôle absolument prépondérant dans ce sport. Puisque nous avons en tête le 4-1 d'hier soir, je ne dis pas ici que la France ne méritait pas de perdre. Je ne dis pas non plus que même si il m'avait semblé qu'elle avait mérité de gagner, on aurait dû annuler le résultat final et nous attribuer les points. Non: les règles donnent les points au vainqueur (objectif), et en plus dans ce cas d'espèce les Pays-Bas les méritent.
Je dis simplement que le match tel qu'il a été joué aurait facilement tourner tout autrement. Que ce qu'à fait l'équipe de France, comme ce qu'avait fait l'équipe d'Italie en début de semaine d'ailleurs, n'est pas du tout honteux et que les gros pépères qui t'expliquent que tout cela est bien normal, qu'ils avaient toujours dit que cette année c'était pas comme avant, enfoncent des portes ouvertes avec une mauvaise foi qui m'agace prodigieusement tant elle est répandue.
Voila. Moi j'ai envie de faire un gros bisou à Domenech parce que c'était sympa ce que son équipe a proposé hier soir (alors que je lui en aurais bien collé une après le chiantissime match contre la Roumanie), et allez un autre bécot à Donadoni parce que son équipe d'Italie a un jeu ouvert qui n'est pas du tout payé. Ces deux belles équipes vont probablement être éliminées, c'est tout à fait normal, mais je trouve dommage qu'elles doivent sortir sous les crachats et les regards méprisants tant, fondamentalement, ce qui a changé depuis la finale en 2006 est seulement la façon dont les dés sont tombés.
Et paf. C'était ma 'nalyse à moi.
PS: Pour une 'nalyse juste, il faut évidemment aller là.
mercredi, juin 11, 2008
La pensée du jour
Je vous laisse sur ces deux bons mots footbalistiques, glanés sur l'excellent résumé des premières journées de l'euro proposée par les cahiersdufoot:
Et enfin, Telerama partage mon sentiment sur les pries commentateurs de la galaxie.
- La Roumanie, c'est une Italie sans attaque.
- L'Italie, c'est une Roumaine sans défense.
Et enfin, Telerama partage mon sentiment sur les pries commentateurs de la galaxie.
samedi, avril 26, 2008
De retour dans la cour des grands
lundi, novembre 19, 2007
Front de libération de la Coupe
Camarades,
un informateur local me donne l'information suivante:
Oui, la coupe du Monde sera exposée du 18 au 21 novembre au Palazzo comunale de Modena, là même où je me suis marié. On connait les lieux, on est motivés: camarades, qui veut se joindre à moi pour monter une expédition punitive et récupérer notre bien?
Dépêchons nous, cette pauvre coupe souffre entre les mains de ces malades du catenaccio (et qui ne la méritaient vraiment pas sur ce coup là, bordel!)
un informateur local me donne l'information suivante:
Oui, la coupe du Monde sera exposée du 18 au 21 novembre au Palazzo comunale de Modena, là même où je me suis marié. On connait les lieux, on est motivés: camarades, qui veut se joindre à moi pour monter une expédition punitive et récupérer notre bien?Dépêchons nous, cette pauvre coupe souffre entre les mains de ces malades du catenaccio (et qui ne la méritaient vraiment pas sur ce coup là, bordel!)
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