mercredi, mars 28, 2007

Je ne suis pas un héros


Et pourtant...
Et pourtant votre serviteur est passé, au péril de sa vie, non pas une mais deux fois au milieu des émeutes sanglantes qui ont ravagé la gare du Nord hier soir.
Et je vais vous avouer: j'ai même pas eu peur. Je n'ai pas tremblé une seconde, alors que des hordes sauvages de jeunes à cagoules se livraient à des duels mortels avec les forces de l'ordre.
C'est que je suis balèze, moi. Ahah.

Il faut dire qu'il y a une bonne raison à cela: je n'ai rien remarqué du tout. Pourtant, à l'aller, vers 19h30, j'ai traversé la gare du Nord de bout en bout car mon interconnection était annulée (suite à l'émeute). Et ben rien, pas la queue d'une racaille, pas l'once d'une lacrimo. Juste un rassemblement de flics au dehors. Alors soit Paris ne brulait pas vraiment, soit il sait le faire de manière très très discrète.
Au retour, soyons honnêtes, je ne suis pas descendu du métro donc je ne peux rien dire de l'amplitude des combats. Mais par contre donc, je peux vous assurer qu'on était loin de la révolte urbaine agitée par nos journaux à 19h30. Alors que les événements avaient commencé depuis une heure au moins, si je ne m'abuse.

Et sinon, ça n'a rien à voir, mais je n'ai pas pu m'empêcher de me tordre de rire devant la nouvelle affiche de campagne de Bayrou. "Osez Bayrou" dans les tons rouge et or, faut oser quand même... J'ai d'ailleurs visiblement vexé deux passants lors de ma crise de fou rire.
C'est pas le plus choquant des candidats, mais nous vendre un centriste moultes fois membre du gouvernement comme une alternative révolutionaire, et être crédible(!), faut le faire. Bravo aux publicitaires et à la nullité de la plupart des citoyens (tous ceux qui ne se marrent pas devant l'affiche, quoi).

C'est pas tout ça, mais le match de rêve France-Autriche m'attend. Avec la titularisation probable de Clerc, Escudé, Diarra, Mavuba, Diaby et Nasri, je vais me marrer!

jeudi, mars 22, 2007

Mr Roux persiste et signe


Un concert de Mr Roux à la dernière minute, dans une petite salle parisienne inconnue au bataillon? Pas de problème pour nos fringuants héros, accompagnés de leur fidèle saxophoniste!
Tout heureux que nous étions de l'aubaine (ça illumine une journée de débugage!), nous pouvions tout de même craindre quatre terribles dangers...
  • Que la salle, l'inconnu Atelier de l'Hermitage, soit minuscule et naze. En fait, il s'agit d'un hangard très fonctionnel (et vaste), qui vire au grand luxe quand on parvient à chopper les quelques places assises du premier étage. Et à 10 euros la place, ça donne envie d'insulter tous les spectateurs de TF1 du soir...
  • Que la salle soit vide, car malgré le retentissement considérable de mon blog, Mr Roux n'est pas encore très très connu. Et bien il faut croire que radio Néo a pas mal d'auditeur ou que l'intelligencia bretonne est particulièrement bien implantée à Paris (jusqu'à une période récente, le CD du rennais Mr Roux n'était distribué que là bas), mais la salle était bien remplie de 200 fans environ.
  • Que la bière soit chaude. Heureusement, la Leffe était parfaite.
  • Que Mr Roux, incroyable en version studio, ne soit pas bon sur scène.
Et bien je vous rassure aussi sur ce dernier point. Le bonhomme est tout à fait à l'aise, tout à la fois pour décrisper l'atmosphère en déconnant, et pour assumer avec tout le sérieux qu'ils méritent ses textes les plus forts ou les plus touchants.
Il est accompagné de deux ziquos: un contrebassiste donne la pèche à ses mélodies, tout en plaisant aux dames, et un deuxième guitariste-à-tout-faire qui enrichit considérablement les musiques à coups de riffs décalés ou d'envolée bien sentie. C'est vraiment le genre de musicien précieux: toujours en place, pas du tout m'as-tu-vu mais donnant une profondeur certaine aux morceaux, musicalement s'entend.
Sans atteindre la richesse des intrumentations de la Blanche, ils suffisent largement à sortir les intruments du simple rôle de faire valoir des textes de Mr Roux, ce qui n'est pas une mince affaire. En plus, les deux larons font admirablement les coeurs des pucelles aux nichons juvéniles...

Mais surtout, ce concert fut un bonheur total pour nous autres, fans de l'album, parce que Mr Roux nous a fait la bonne surprise de jouer une demie-douzaine de nouveaux titres. C'est plutôt rare, de voir un jeune groupe exhiber un répertoire si large, alors que son premier album est même pas encore sorti (nationalement!)
Et je peux donc d'ors et déjà vous affirmer, en avant-première mondiale de l'univers, que le deuxième album de Mr Roux est une réussite totale, formidable, dans la déconne, le politique ou le touchant.
Comme il ne sera enregistré que dans deux ans très probablement, je vous excuse si vous ne l'achetez pas immédiatement... Mais vous avez bien commandé le premier, hein?

Ah ça va filer droit!

Tu veux changer ta vie pour 33 euros?

C'est facile, tu vas , puis . Tu attends deux jours, puis tu t'installes bien dans ton canap', et tu profites...

mercredi, mars 21, 2007

Rafale de chroniques zicales


La bonne surprise de la journée, c'est que le concert de Mr.Roux auquel je ne pensais pas pouvoir aller n'a pas lieu samedi mais ce soir. De sorte que, enthousiastes comme nous sommes, nous allons passer une soirée d'exception.
Pour partager cette joie avec mes fidèles lecteurs, je m'en vais vous chroniquer rapidement les derniers CDs qui me sont passés à travers les paluches. Ceci pour que nous soyons tous imergés dans le fabuleux monde de la musique, certes, mais aussi pour occuper mon départ plus tardif que d'habitude du boulot. Y a pas de petits profits.
Les albums dont je vais vous entretenir sont à mon sens de honnêtes à bons, mais je n'ai rien dégoté d'absolument exceptionnel. Voila pourquoi vous n'avez pas eu droit à des chroniques enthousiastes plus tôt.

Commençons par monsieur Arno et son album Jus de box. Le belge aime les jeux de mots fins, comme vous pouvez le constater... A vrai dire, je n'ai pas grand chose à dire de cet album si ce n'est que c'est du Arno pur jus (de box - ahah): voix rocailleuse, prononciation d'alcoolique flamand, textes décalés, ... C'est tellement particulier que les chansons m'apparaissent très inégales selon que j'accroche (Mourir à plusieurs) ou pas (From zero to hero). Effet amplifié par l'accompagnement musical qui louche vers les 80s parfois.

Parlons ensuite de Riké, le co-chanteur de Sinsemilia qui poursuit sa petite trajectoire personnelle en parallèle du groupe avec son deuxième album Vivons! Moins politique dans les paroles mais plus rêveur, moins reggae-cuivre mais plus reggae accoustique, c'est un peu lourdingue parfois, mais que voulez-vous, moi j'aime beaucoup. Du soleil et de l'innocence qui s'assume, et est donc loin d'être niaise, je ne vois pas ce qu'on peut avoir contre.

Mais je sais aussi faire dans l'international avec le deuxième album de la comète canadienne Arcad Fire: Neon bible. Après la réussite formidable de leur premier album rock baroque mélant hurlements, choeurs et orgues, ils étaient attendus au tournant. Je suis personnellement tout à fait rassuré avec cet album moins brillant et novateur que le premier, mais tout aussi intégre et bidouilleur. il y a peut-être d'ailleurs plus de profondeur dans ce deuxième album qui lâsse moins à l'écoute massive.
Dans le domaine international, j'ai apprécié aussi les Build to spill et les Tapes and tapes qui m'ont été recommandé par un mystérieux lecteur se cachant derrière d'astucieux pseunonymes.

Enfin, je suis en train d'étudier de près le dernier Mano Solo, In the garden. Car voyez-vous, je l'ai avant tout le monde car je fais parti des fans ayant participé à son financement en pré-payant l'album. Et paf.
Et bien, pour l'heure, force est de constater que je suis plutôt déçu. Ca reste du Mano brayeur, énervé et impudique, mais il me manque le brillant de la Marmaille nue ou des années sombres, ou l'étonnant de Dehors ou des animals. J'ai le sentiment d'être confronté à une livraison plus anonyme. Cela dit, je réserve mon jugement final, car d'expérience les albums de Mano sont si arides et travaillés qu'il est possible de devenir infatigable admirateur à la centième écoute seulement.
Et là, c'est qui qui aurait l'air idiot, comme un sondeur après le 1er tour ou un commentateur de foot après la coupe du Monde?

lundi, mars 19, 2007

Bonus track


(Suite du post précédent)
Une pose un peu moins classe: "Et là, mon petit, qu'est-ce que tu vas nous chanter? - Love me, please love me..."

La grosse classe mon pote

Voici le brillant récipiendaire du prix Métivier lors de son discours mémorable. Cet orateur fameux, le regard perdu dans sa prose, semble habité par sa glose, comme en témoigne le mouvement italiénisant de ses petites mimines.
J'ai en plus en tendresse particulière pour le port débonnaire du micro, qui n'a rien à envier aux plus grands prédicateurs américains.

dimanche, mars 18, 2007

Mauvaise pioche

Enfin un week-end pluvieux (enfin, moins ensoleillé que d'habitude)! De sorte que nous avons enfin eu un excuse valable pour refuser nos balades habituelles à la découverte de la Capitale pour rattrapper un peu notre retard cinématographique. Miam miam!
On s'en réjouissait d'avance, et bien le moins qu'on puisse dire c'est n'avons pas bien su en profiter... Ca commence par une comédie sentimentale qui vient de sortir - le Come Back - avec Hugh Grant en chanteur has been des années 80 et Drew Barrymore en parolière fofolle. En temps normal, je me serais fortement méfié de ce canevas, mais Télérama étant des plus élogieux sur les qualités comiques et le message pas si crétin que cela (soit-disant), je me suis laissé entrainer dans ce traquenard. Je ne préciserais pas par qui, mais sachez que les avis d'Elena n'auront plus aucun poids dans le choix de nos sorties dans la décennie qui viendra.
Evidemment, c'était niais, mielleux, et les quelques bonnes répliques ne sauvaient rien tant l'ensemble était tout mou et tout pas rythmé. Un naufrage, qui mérite juste qu'on s'y attarde une demie-heure à la télé après une longue journée de travail. Et encore, à condition que ce soit une craquage ponctuel.

Du coup, nous nous étions promis de remonter le niveau aujourd'hui avec un film grave probablement sublime: les témoins (de Téchiné avec Bouajila, Béart et Blanc). Et bien nous n'avons pas eu la chance de creuser cet intéressant filon, car on fête le printemps du cinéma à Paris.
Pour nos amis provinciaux habitant des villes importantes, je précise que le printemps du cinéma est une opération de trois jours se traduisant par des places à 3 euros 50 (ce qui divise le prix parisien pas trois) et une affluence record. En d'autres termes, on paye peu cher sa place, mais on ne va jamais voir le film qu'on visait.
Pour nos amis provinciaux habitant des villes moyennes telles que Toulouse ou Clermont-Ferrand, je précise que le cinéma est la projection en salle d'un film, tels que ceux du dimanche soir sur TF1. On paye l'entrée pour voir des films récents, n'ayant pas forcément les faveurs de la programmation de TF1, sur des grands écrans à coins pas ronds, et parfois en version originale. Je sais c'est déroutant. C'est ça, la ville lumière.
(Je ne m'adresse pas aux provinciaux habitant de petites villes parce qu'ils ne connaissent pas Internet ni l'eau courante. Chaque chose en son temps.)

Evidemment, les témoins, c'était complet, et nous nous sommes donc tenu le raisonnement suivant. Je cite: "bah on n'a pas fait la queue pour rien, quand même. En plus, vu le prix que ça coûte, on peut toujours aller voir une merde au hasard". Raisonnement que se sont probablement tenu la moitié des spectateurs emplissant la salle des témoins, d'ailleurs, les enfoirés. Cherchez pas, c'est inattaquable, comme raisonnement. Au sens libéral, c'est-à-dire noble, du terme.

Alors voilà, nous nous sommes retrouvés à regarder la cité interdite, film chinois à grand spectacle racontant une tentative de renversement d'un empereur. Entendons nous bien: ce film très esthétique, mené sur un rythme différent des films occidentaux, est loin du naufrage du Come back.
Néenmoins, force est de constater que nous avons été un petit peu endormi par la première moitié, très "or, soie et non-dits", et un petit peu écoeurés par la deuxième moitié, très "or, sang et massacre". Tout cela laissait peu de place à l'identification avec des personnages tordus et trépassant les uns après les autres, mais le film restait superbement mis en scène, et joliment joué. Pas comme l'autre guimauve.

Enfin... Je reste magnanime sur le bilan de ce week-end étant donné la classe de son entrée en matière rugbystique. Et même la cruauté des dieux du football remerciant mal les belles tentatives nantaises n'obscurcira. Nous espérons voir les témoins très bientôt, et d'ici là encore une ou deux merdes parce que, quand même, 3 euros 50, c'est vraiment pas cher.
Allez, je vous laisse, le masque et la plume va commencer. On a comme qui dirait besoin de leurs conseils pour moins se gourrer...

vendredi, mars 16, 2007

Petit coucou


Tiens, au fait, c'es vrai, vous êtes toujours là! Ca somnole là dedans, croyez-vous?
Mon petit blog se prélâsse, profitant des beaux jours pour ne point trop se fouler et avancer caaaalmement sur les posts. De toute façon, j'ai toute une batterie d'excuses. Jugez plutôt: si je mollis du blog, c'est à cause:
  • de mon passage rennais pour récupérer un prix de thèse inconnu dont pourtant tout le monde ne cesse de me parler,
  • des vaccins malgaches,
  • de François Bayrou dont je rêve la nuit. Non j'déconne,
  • des potes chez qui on se fait inviter,
  • de Fred Vargas qui continue de me grignoter mon temps libre.
Alors, c'est pas inattaquable tout ça? Mais si vous manquez de lecture, je vous indique quelques articles des plus intéressants sur la campagne électorale.
A commencer par la mise au point de Judith Bernard à laquelle je souscris complétement: qu'est-ce que c'est que ces électeurs qui veulent qu'on les séduise, mais surtout pas qu'on les ennuie à parler conviction et morale?
Et puis d'autres posts informatifs tels que celui-là, celui-ci ou encore celui-là. Notez que celui-là est vraiment pas mal. Et celui-ci m'a troué.

De là à en déduire qu'il n'y a que sur le bigbangblog que je trouve des infos et des analyses pertinentes sur cette triste campagne... Heureusement qu'ils sont là pour remonter le niveau catastrophique, dont sont responsables à mes yeux par ordre croissant de responsabilité les politiques, les médias et les citoyens.

mardi, mars 13, 2007

Les gros titres de la star


Pas un instant je n'ai cessé de travailler pour la France, et de vous aimer. M'en voilà remercié par les sirènes de la gloire (qui pointe vers ).
Juste récompense vu mon énorme talent je trouve.

lundi, mars 12, 2007

C'est maintenant officiel

Nous allons à Madagascar marier ma cousine!
On part le dimanche 22 avril avec un petit Jeff dans les bagages, Elena revient le mardi 1er mai (boulot oblige) et moi le 8 mai. Dépaysement, lémuriens, pauvreté, océan indien, baobabs, parcs nationaux, tourista, rhum arrangé, taxis brousses, nous voilà!

vendredi, mars 09, 2007

Magistrale blanche


Une semaine silencieuse sur le blog peut avoir deux raisons: ou bien l'inspiration manquait, ou bien la semaine fut si pleine qu'elle n'a point laissé le temps à chroniquer. Bilan: que ce soit parce que votre blogger préféré est taraudé par la mauvaise conscience, ou bien parce qu'il est habité par de nombreuses histoires formidables à narrer, le blog va s'animer comme un bête.
Et bien nous nous trouvons dans la deuxième situation: semaine culturelle à faible quantité de sommeil et fort nombre de sorties. Et je me dois de commencer par l'événement le plus marquant, qui est aussi le plus récent: le concert d'hier soir de la Blanche, au café de la danse.

Petit rappel: la Blanche, j'adore, à tel point que le groupe s'est vu remettre le demi-prix de la révélation Vinci 2006 (avec Mr.Roux, faut il le préciser). Textes formidables, voix de dandy pouvant être puissante, musique electro-chanson-électrique aux mélodies bien trouvées. Et répertoire large, du délire au poétique en passant par le politique, le tout servi par un talent énorme.
Vue la qualité du CD, je craignais que le groupe ne soit pas tout à fait à sa hauteur sur scène car l'équilibre entre textes et instruments me semblait délicat à trouver, tout comme le juste milieu entre le calme recueilli nécessaire au texte, et la montée d'ambiance du concert.
Autant vous rassurer tout de suite: le concert fut tout à fait au niveau de l'album. D'abord parce que le chanteur à du charisme à revendre (hein, Elena?) Ensuite parce que les ziquos sont à l'aise sur scène. Et encore parce qu'il font de la zique de grande qualité.
Et c'est justement là que je suis conquis: sur l'album, aveuglé par la qualité des textes et porté par la mélodie, j'ai trop oublié la richesse musicale des chansons, au sens instrumental du terme. Mais alors sur scène, la qualité de la musique, sa densité, créve les yeux: les guitaristes, le batteur et la violonceliste font mieux que servir les textes et multiplient encore les niveaux de lectures des différentes chansons. Que du beau.

Bref, j'ai adoré ce concert, bien entamé par une première partie étrange et intelligente: Khaban. Un hybride jazz-chanson qui mélange les genres avec des bonheurs variables (incluant de très grandes réussites), sur des textes sincères (là aussi pouvant être formidables). Seul bémol à cette superbe soirée: le concert s'est achevé de manière très abrupte: après le deuxième rappel, les musiciens ont déguerpi dans la seconde, la lumière s'est allumée instantanément, ma musique d'ambiance est repartie direct... et le public s'est levé et s'est remis à discuter en sortant bien tranquillement immédiatement.
Cette soirée magique aurait mérité un réveil un peu plus doux.

lundi, mars 05, 2007

Aïe


Ouais, ben j'assume.

Quand je me lève le matin, j'aime moudre mon petit café équitable pour me faire un vrai espresso. Ou un capuccino. Je vais au boulot en transports en commun en lisant des journaux qui parlent du monde qui nous entoure. Ce faisant, j'écoute du rock indé ou de la nouvelle scène française sur mon ipod.
Et ben j'assume.

Le soir venu, je regagne mon appart' dans Paris intra muros (sauf quand je vais voir un concert live, une pièce de théâtre ou un film allemand en VO). J'entre en allumant mes nouvelles ampoules économies d'énergie, vu que ma femme bosse aussi et rentre maintenant régulièrement plus tard que moi. Au fait, elle bosse dans la culture.
Et ben on assume.

En l'attendant, je regarde les Guignols ou Arrêts sur image. Ou alors je pars faire un footing pour entretenir mon corps, de préférence en écoutant le masque et la plume.
Après, on aime bien se faire de bonnes bouffes avec des aliments bios. Et à l'occasion, on fait péter une petite bouteille d'un vigneron indépendant, issu de notre cave d'appartement.
Et ouais.

Un jeune loup toulousain m'a récemment fait remarquer que tout ça colle nickel avec un cliché tout beau tout rigolo: le bobo. Il s'agit d'un provincial: il est donc sympathique et pittoresque, mais il n'a pas accès à l'offre culturelle parisienne, ce qui nécessairement le laisse un peu en retrait des choses de l'esprit. Cela dit, j'aime bien le fréquenter: il rappelle que la vie peu être belle aussi à qui la croque avec bonne humeur et au premier degré, ce qui relativise quelque peu les querelles métaphysiques qui agitent nos nuits culturelles parisiennes. Une bonne bouffe animée de quelques rots, puis une sortie à la chasse alcoolisée: cale suffit à rendre ces braves gens tout à fait heureux!
Enfin vous voyez le tableau. Le bougre étant d'un naturel plutôt simple, donc, il s'est amusé des allitérations de cette dénomination, tellement amusantes à ses grossières oreilles qu'il en a déduit un peu abruptement qu'il devait forcément s'agir d'une insulte. C'est qu'on rigole pas tous les jours, à Toulouse... Et plus largement en Province, d'ailleurs.

Et ben j'assume! Ce n'est pas sale, et je suis même prêt à défendre un par un chacun des points sus-cités! Je vais quand même pas me forcer à boire du Nescafé, à m'acheter un 4x4 pour aller au taff, lire Manager magazine ou How to get rich in three weeks, à regarder TF1 en rentrant et à boire du pinard de grande surface, merde!
Non mais...

vendredi, mars 02, 2007

Le ravi de la créche de service


Foulala, ils ont font des trucs incroyables les mecs de l'informatique, avec leurs ordinateurs et leurs serveurs et tout ça!
Bref, c'est pas une info du tout pour les gens qui s'y connaissent un tout petit peu, mais moi, tout candide, j'en étais resté à Google Earth. Un logiciel sympa permettant de survoler la planète, mais qui lasse assez vite, surtout les gars incapable de se repérer sur des images satellites.

Et v'la t'y pas que je découvre Google maps, qui permet une utilisation hybride entre vue satellite et carte, ce qui est quand même carrément plus pratique!
Je trouve ça mortel. Alors moi j'habite et je bosse. D'ailleurs, là je ferais mieux de bosser alors je vous quitte, en précisant que maman elle habite , belle-maman et mamie ici!

Dingue.

mercredi, février 28, 2007

Ce vieux François...


Un lecteur de Télérama rapporte la réflexion suivante, qui reléve le niveau de certaines conversations impoistes ou people-politique que j'ai entendu aujourd'hui.

A méditer en ces temps de campagne électorale
"Parmi nous et de nos jours, le ministère de l'Instruction publique est de tous les départements ministériels le plus populaire, celui auquel le public porte le plus de bienveillance et d'espérance. Bon symptôme en ces temps où les hommes ne sont, dit-on préoccupés que de leurs intérêts matériels et actuels".
François Guizot (1787-1874),
Mémoires pour servir à l'histoire de mon temps, t.III... en 1860.

Parlant des impôts, la pétition d'Alternative Economiques est toujours en route pour ceux que ça branche...

lundi, février 26, 2007

C'est pas beau de vieillir


Madame est pas là pendant quelques jours.
Monsieur pourrait en profiter pour retrouver les joies du célibat. Monsieur pourrait aller voir un film d'action, ou louer un DVD idoine. Il pourrait regarder un match de foot. Il pourrait s'installer un jeu vidéo régressif, et buter de l'extra-terrestre. Ou encore jouer au poker sur internet (mais Madame lui a interdit). Ou enfin trouver quelques potes-collégues-amis pour se murger à la bière.
Et ben non. Monsieur il préfére s'allonger sur son petit canap', et siroter une grappa en lisant un bon bouquin. Alors de deux choses l'une: ou bien Monsieur vieillit, ou bien Fred Vargas pond vraiment des polars passionants.

dimanche, février 25, 2007

Le problème en France...


... c'est qu'on paye trop d'impôts, et que ça brise l'esprit d'entreprise. Non je déconne.
Allez, plus sérieusement:

Qu'il fasse chaud en hiver, je veux bien! Que la gauche socialiste s'éloigne inexorablement de la gauche, je commence à l'intégrer. Que les italiens soient champions du monde me révulse, mais je cesse d'y penser dix fois par heure. Et que notre voisin du dessous nous prenne pour de dangereux fétards quand on discute avec des amis autour d'une table à 22h20, je peux le comprendre, quand on me l'explique calmement.
Bref, je suis souple, je m'adapte. Cependant, il faut que certains repères demeurent, merde! Ou va-t-on sinon? Et là, je ne demande ici aucun retour aux Valeurs, à la Morale conservatrice ou républicaine, à l'Ordre juste, etc, mais à au respect de la chose la plus fondamentale pour mon équilibre intérieur: à la logique sportive.

Et la plus importante de ces règles fondamentales qui valent depuis que Dieu a fait l'homme joueur et la ballon rond ou ovale est la suivante:

Les équipes de bas de tableau sont des brèles incapables de gagner un match

C'est pas des conneries! Dieu, il est apparau en haut de son nuage et il a dit que quand on était mauvais, on était mauvais, point, on ne devenait pas irresistible du jour au lendemain! Sinon ça n'a aucun intérêt d'être bon, enfin comprenez le!

Or, alors que le Football Club de Nantes, avec toute la classe et l'abnégation qu'on lui connait, respecte à la lettre ce Commandement, je suis outré que les autres clubs reléguables empruntent un rythme de champions de France depuis la reprise. L'OGC Nice enchaîne les victoires, Valenciennes nous terrasse à domicile, Troyes engrange les bons résultats, et voici même que notre compagnon d'infortune le plus fiable - le FC Sedan - commence à relever la tête.
Mais c'est quoi ce bordel? Du coup, malgré quelques matchs nuls contre des bonnes équipes, voila les braves nantais complétement décrochés. C'est sans queue ni tête cette histoire. Et ça vire même à la mascarade la plus complète quand on sait que même le PSG va mieux, et a enchaîné quatre victoires consécutives!
Je vais me mettre au rugby, tiens. Nantes doit y être certainement moins mauvais qu'au foot...

My brother



Petit délire de mon petit frangin, comme en passant...

samedi, février 24, 2007

Halte à l'hypocrisie!

Contrairement à ce que laisse penser ce blog, qui met en lumière les aspects dynamiques et culturels de notre petite vie, nous ne sommes point de parfaits petits intellectuels péchus, croquant inlassablement les richesses culturelles de la capitale! D'ailleurs, vous le savez bien, hein, ne nous voilons pas la face, on se connait tous personnellement... C'est hyper has been dans le cyber-world, à l'époque de Second Life, mais que voulez vous...

Hier donc, loin d'aller dans un petit cinéma indépendant voir dans une salle inconfortable un film allemand de qualité (tel Ping pong, toujours sur notre liste), nous nous sommes adonné à un grand moment de cinéma régressif à la maison. En bons cadres vidés par une semaine de boulot, nous nous sommes affallés devant ce qui promettait d'être une merde sans non: 40 ans et encore puceau. Il s'agit, figurez-vous, d'une comédie américaine, dont le synopsis tient plus ou moins bien dans le titre.

Et bien sachez que contre toute attente, ce film est absolument excellent (dans son genre). Les blagues fusent dans tous les sens, du plus trivial et vulgaire (mais efficace) au plus recherché et politiquement incorrect. Les scénaristes, complétement incontrolables, semblent ne rien se refuser, pourvu que ce soit marrant.
Bien que le film soit plutôt à gros budget, on a plutôt l'impression d'être face à un petit truc indépendant sous ecstazy, genre Clercs. Et comme les personnages sont attachants et bien joués (encore une fois, dans leur genre), ne boudons pas notre bonheur et recommandons à tous ce film (qui passe en ce moment sur Canal+) pour une petite soirée régressive secouée par les rires.
Je ne m'étais pas autant marré depuis Mary à tout prix, pour moi une référence dans le défoulement rigolo sans égard pour rien ni personne.

jeudi, février 22, 2007

La poésie du parisien


Petite respiration bucolique de l'honnête travailleur parisien quittant son boulot (exceptionnellement avant la nuit tombée): admirez ce joli arc-en-ciel qui anoblit la délicate skyline de la Défense, au bout de cette rue de Suresnes...

Ah...
Dis donc...
On est bien peu de chose quand même...

Mais bon, faut pas que je traine si je veux pas perdre de temps dans les transports!

mercredi, février 21, 2007

Petit défoulement médiatique

J'ai beau essayer d'ignorer le feu nourri d'info à la con concernant nos prétendants à la présidentielle, cette nouvelle preuve de la nullité de nos médias finit par entamer ma sérénité.
La mode est depuis quelques jours aux sondages, ce qui suplante même quelque peu la dimension people (machin aime pas truc...) des comptes rendu politiques, l'avez-vous remarqué? Après le people, le compte-rendu d'avant-match à la mode l'Equipe! Alors au delà du fait que c'est complétement con, puisqu'il a été prouvé et re-prouvé que les sondages se plantent très régulièrement (qui plus est à trois mois de l'échéance), cette nouvelle mode illustre encore joliment la subjectivité des médias.

Après deux semaines à s'acharner sur la chute de Royal, et une semaine à nous seriner que Bayrou peut créer la surprise, le sondage du jour nous annonce la remontée de Royal et le maintien de Bayrou. Alors devinez qui doit mécaniquement descendre? Sarko. Mais va-t-on en faire tout un foin, voire insinuer qu'il traverse un "trou d'air"?
Oh bah non alors, il fait trop sérieux lui!

A force de nous faire des coups comme ça (j'ai aussi beaucoup de tendresse pour les attaques sur le financement des mesures de Royal, alors que celles de Sarkozy coûtent plus cher (selon le Monde), et qu'il a même été désavoué par l'UMP à ce sujet), je vais finir par me ranger du côté de Royal sans même étudier les autres options!
(Non je déconne)

lundi, février 19, 2007

Sacré Jean-Luc


Vous n'êtes pas sans savoir que Jean-Luc, notre sympathique plante chevelue, a frolé la mort récemment. Nous n'avions pas pris garde au fait que son petit pot devenait un carcan particulièrement étroit pour une belle jeune plante comme lui. Honte à nous.
Heureusement, attirée par ses petits cris plaintifs, la maitresse de maison a fini par mettre fin à son supplice en investissant dans un pot tout confort. Il s'en est fallu de peu, mais maintenant qu'il peut étendre ses petites racines délicates, notre bon Jean-Luc a repris du poil de la bête. Il rayonne, il respire la joie de vivre.
Nous pensions le cas réglé, et nous réjouissions de pouvoir jeter un oeil de temps en temps vers notre brave compagnon silencieux, fier comme un pape de monter la garde devant notre nouvelle cave. Mais c'était acculer un peu vite notre vigoureux Jean-Luc dans un rôle de vieux garçon.

Et c'est donc tous tremblants d'émotion que nous vous annonçons que Jean-Luc a décidé, après moultes hésitations, de laisser derrière lui sa vie de célibataire pantouflard et a séduit une vibrillonante Martine. Les choses se sont accélérées dernièrement, et Martine a emménagé ce week-end pour une vie de bonheur, d'amour et d'eau fraiche avec son damoiseau.

Enfin, vu le soin avec lequel nous traitons nos plantes, j'espère que leur amour sera particulièrement fort, parce que la livraison d'eau fraîche est franchement aléatoire... Souhaitons leur bonne chance pour la suite!

dimanche, février 18, 2007

La vie des autres


Notre tendresse pour le cinéma allemand, héritier de moultes soirées aixoises inoubliables, fait que nous ne pouvons pas rater les bons films teutons arrivant sur nos écrans ces temps-ci. Il faut dire que c'était une attirance facile à assumer vue la rareté des films allemands passant la frontière, jusqu'à une période récente. Mais il semble que le cinéma allemand connaisse une renaissance, comme en témoigne l'arrivée chez nous de plusieurs films récemment, parmi lesquels Ping pong et La vie des autres.

C'est ce dernier que nous sommes allés voir mardi. Il traite d'un sujet fort peu sexy a priori: l'ambiance diffuse de délation et de contrôle en RDA. Nous suivons un employé zélé de la Stasi, qui a pour mission d'écouter jour et nuit un écrivain de théâtre et son amie actrice. Non que ce couple soit spécialement suspect d'être critique envers le régime: ils sont même de trop parfaits défenseurs du système. Mais il se trouve qu'un haut fonctionnaire est amoureux de l'actrice, et aimerait se débarasser de son encombrant petit copain...
Or les personnages vont évoluer, que ce soit d'une part l'écrivain va progressivement devenir critique envers le régime, ou d'autre part l'espion, qui vit à son rythme, et va le comprendre et le couvrir.

Jusqu'à où? Allez voir le film, qui est une belle réussite. Non seulement il rend bien compte de l'ambiance délétère si particulière de ces régimes totalitaires en fin de vie, mais en plus il est passionnant. On se s'ennuie pas une seconde, ce que je crains toujours de ce type de film: l'histoire est admirablement menée, et superbement défendue par les acteurs, l'espion minéral en tête.
Et vous trouverez en outre certainement, cerise sur le gateau, un charme tout particulier à l'écoute de cette belle langue aux douces harmoniques en allant le voir en VO!

samedi, février 17, 2007

Maceo parker


Ce qu'il y a de malheureux avec toutes les sorties récentes que j'ai à vous raconter, c'est qu'elles ne me laissent pas le temps de vous les raconter! C'est d'autant plus génant dans le cas de Maceo que
  1. le concert était absolument génial
  2. il me donne l'occasion de montrer que je sais aussi aller voir du pas-français-pas-accordéon. Et paf.
Maceo Parker est un saxophoniste qui a notamment fait ses premières armes au service de James Brown. Autant dire que son truc, c'est le saxo péchu. Il s'est depuis affimé comme un grand monsieur de la happy music.
Kesako? De l'avis de Maceo, c'est la musique qui te fait shake your body automatically avec un petit sourire aux lèvres et le regard un peu dans le vide. La recette: 1% jazz, 99% funk, 100% groove! Vous voyez que le monsieur a le sens de la formule, et si vous ne voyez toujours pas de quoi il cause, jetez une oreille sur son magnifique Live on planet funk.

Je l'avais déjà vu il y a quatre ans de cela (c'était mon premier concert parisien!) à l'Elysée Montmartre dans sa formation classique: des vieux brisquards blacks comme lui, dans des costards noirs impeccables, qui, armés de divers cuivres, se mettaient sur orbite les uns après les autres.
J'en garde un si bon souvenir de péche, de bonheur et de talent que je suis retourné le voir mercredi au Grand Rex en compagnie de ma fidèle Elena et d'un consultant saxophoniste qui souhaite garder l'anonymat. Ce désir de discrétion vient du au fait que Maceo, Dieu vivant du saxo, a un style non académique qui révulse la prof de saxo dudit Fred, qui souhaite donc rester anonyme pour éviter toute représaille. Appelons le Bob, alors.

Et arrêtons nous deux secondes sur la salle, le Grand Rex, que nous avons pénétré pour la première fois ce soir là, Elena, Bob et moi. J'en suis resté coi: l'accoustique est à tomber par terre, et l'organisation de la salle en deux étages, avec un dénivellé impressionnant, garantit à tout le monde une vue dégagée sur la scène et une assise très confortable. On comprend qu'elle soit la salle de ciné de référence pour les avant-premières de cinéma.
Dans ces conditions, le craquage des décorateurs pourrait presque être passé sous silence. Mais ce serait quand même dommage de ne rien dire du plafond en forme de voute céleste étoilée, et surtout des deux reconstitutions de villa romaines ou grecques en plâtre rose anoblissant les recoins de la salle.

Bref. Ce concert était un peu particulier en ce sens que Maceo n'était pas venu avec son groupe habituel, mais il a été invité par le WDR Big Band, le big band de la chaîne de radio nationale allemande. Ca sentait le roussi: nous craignions de voir une belle soirée funk glisser dans une ambiance jazz trop difficile à apprécier, et ce d'autant plus que le thème de la soirée était roots and grooves. Roots pour une première moitié de concert consacrée aux racines de l'inspiration de Maceo à travers des reprises de Ray Charles, et groove à travers des reprises de Maceo lui-même à la sauce big band. Nous eussions pu craindre que le roots désigne le jazz chiant qu'ils avaient envie de jouer, et le groove une partie plus commerciale, sans intérêt pour eux, jouée pour éviter que le public de bourrin ne casse la salle.

Non point. La soirée a été des plus réussies: les nombreux ziquos connaissent leur métier et nous ont délivré quelques solos ébouriffants (notamment le clavier, petit pépére chauve qui ne paye pas de mine mais s'agite comme un damné quand c'est à son tour de soliloquer), les chansons étaient des plus accessibles pour nos pauvres oreilles profanes, ... et Maceo a tout pété.
Dans la partie roots, il a rendu hommage à Ray Charles avec sobriété, sans solo trop démonstratif, en montrant notamment qu'il est un très bon chanteur dont la voix de jazzman noir a complétement retourné Elena... Et dans la partie groove, il a tenu toute ses promesses en déroulant son répertoire de happy music qui tue, avec force solos stratosphériques.
Il faut dire que la couleur de la partie groove était annoncée dès le départ par le remplacement du batteur filiforme et du contrebassiste en costard de la partie roots par deux piliers de bar anglais à moitié obèses, qui n'étaient pas là pour faire dans la finesse mais pour faire groover dans les chaumières. Nous avons été en particulier amusés de voir que les cuivres étaient isolés du batteur fou furieux par une paroi vitrée, histoire de ne pas perdre tous leurs tympans dans les cinq premières minutes du concert! Nous avons pu nous rendre compte lors des solos bianires de l'animal que cette précaution était tout à fait justifiée!

Bref, on a fort logiquement passé la moitié de cette deuxième partie de concert debout, à balancer la tête, et nous sommes sortis encore une fois tous tourneboulés des presques trois heures de concert proposées par Maceo. Bob est retourné faire ses gammes toutes la nuit!

mercredi, février 14, 2007

Plan de travail chargé


Pour ceux qui n'ont pas eu la joie de le recevoir par mail, voici la liste des concerts dont nous pensons prendre des places très bientôt:
  • La Blanche, révélation Vinci 2006, au Café de la Danse le 8 mars.
  • Mr Roux, révélation Vinci 2006 1/2, dans la salle minuscule du studio de l'hermitage le 21 mars.
  • Babylon Circus à la maroquinerie le 3 avril. Du gros reggae-ska qui rend heureux, dans une toute petite salle.
  • Juliette au théâtre du Chatelet le 5 avril. De la chanson française hyper classique aux textes formidables.
  • Hurlements d'Léo à la Maroquinerie le 10 mai. Du gros français-fanfare qui tâche à la Maroquinerie, ça va être le feu.
  • Vincent Delerm à l'Olympia entre le 30 mai et le 1er juin. Il parait qu'il est énorme sur scène, aussi étonnant que ça puisse paraître.
  • Mademoiselle K, révélation Vinci 2007 (pour l'instant), à l'Elysée Montmartre en juin. Du rock sincère et frétillant.
D'autres noms que nous écartons finalement qui pourraient intéresser du monde: Adrienne Pauly, Anis (écartés parce que je serai peut-être à Mada en cette fin avril!), Balbino Medellin (guitariste chanteur hispanique de Mano Solo), Mano Solo (même soir que Babylon Circus!). Quelques gros: Aerosmith, Daft Punk, Air, Bob Dylan, Iggy and the Stooges, Asian Dub Fundation, Jay jay Johanson et André Rieu.

lundi, février 12, 2007

Mais c'est qu'elle insiste!


Jugez plutôt!

Scoop


Le cours d'eau principal du pays le plus pauvre d'Europe, la Moldavie, est la rivière Prout.
Ah quand ça veut pas...

samedi, février 10, 2007

Coup de gueule constructif


Je suis colère. Je bouillonne. Je vous préviens, je sens que je vais péter un coup de gueule, nom de dieu!
Et non, ma frustration ne vient pas du match de football-playstation Nantes-Valenciennes qui s'achéve sur une honteuse victoire des nordistes. Ils n'ont certes pas démérité, mais planter cinq buts au gardien de l'équipe qui aurait due être championne du monde, c'est vraiment pas sympa!
Non, mon couroux est causé par une vermine qui ravage notre belle société mondialisée. Peu à peu, à l'insu de tous, elle s'est immiscée dans notre quotidien sous des dehors séduisants, avant de pourrir viscieusement la vie de l'honnête voyageur, et de monter la population en deux clans iirémédiablement ennemis. Saleté.

Je cesse immédiatement mes effets d'orateur pour vous livrer en pâture l'infâme coupable: le trolley. Vous savez, cette nouvelle sorte de valise à roulette, pourvue d'un manche téléscopique qui évite la pénible tâche d'avoir à la porter.
Elle a dans un premier temps séduit le cadre dynamique: ça fait joli et efficace, et en plus c'est taillé pile-poil pour être admissible comme bagage à main dans les avions. Ce qui permet audit cadre de court-circuiter la si pénible attente de sept minutes à l'atterrissage pour récupérer ses bagages. Evidemment, quand tous les cadres dynamiques font passer leurs valises pour des bagages à main, tous les passagers normaux galérent pour trouver un spot pour déposer leur manteau mais, oh, je bosse moi!
Cette situation scandaleuse eût pu légitimement donner une première prise à une haine viscérale pour le trolley, agent du Capital égoiste, mais heureusement l'interdiction récente des mousses à raser et dentifrices en cabine empêche les cadres dynamiques de continuer à jouer à ce jeu là.
Sauf à puer de la gueule à l'arrivée. Ce qui est assez rédhibitoire pour un jeune cadre dynamique, reconnaissons-le.

Ce n'est donc pas le motif de mon mépris profond pour cet objet démoniaque. Le problème, voyez-vous, c'est qu'il s'est démocratisé. C'est tellement pratique! Le sac à dos, ça fait ados attardé. La valise classique, c'est chiant comme tout à trainer. Alors à côté le trolley, quel bonheur!
Là où le bât blesse, c'est que le trolley a la fâcheuse habitude d'être un petit peu en retard sur son fier possesseur. En position dynamique, s'entend. Voire, quand le bras télescopique est particulièrement long et/ou que son "conducteur" particulièrement petit, il peut être très en retard sur lui. (Je suis assez fier d'avoir écrit cette phrase sans remarque méprisante pour Sarkozy.)
Ceci, c'est de la physique de base, vous êtes bien d'accord avec moi. La distance bras-sol étant inférieure à la distance trolley plus manche, ben quand on bouge, le trolley traine derrière, c'est évident. Même un téléspectateur d'Arthur doit pouvoir comprendre cela, non? Et s'il ne comprend pas, il a qu'à regarder, merde!

Or, ne me demandez pas pourquoi, aucun des blaireaux à trolleys ne semble en avoir conscience. Sous prétexte que le trolley est trainé derrière eux, il n'existe plus, il se dématérialise, il fusionne avec eux... je nais pas, mais en tout cas il ne peut pas géner quiconque. Im-po-ssible.
Cet étrange phénomène psychologique, allié au fait que ces petites valises sont si pratiques à manier qu'elles permettent de se mouvoir sans aucune difficulté, conduit tous les braves voyageurs à trolley à zigzaguer sans vergogne, oublieux de leur bagage, et donc à balayer aveuglément tout ce qui se trouve dans leur sillage.
On assiste ainsi dans toutes les gares, dans toutes les stations de métro, dans tous les aéroports, à des scènes apocalyptiques. De la violence gratuite. De la destruction pure.
Les trolleyeurs, toujours plus nombreux, répandent de longues traines de désolation parmi les autres voyageurs, laissant des milliers de leurs contemporains pliés en deux de douleur. Et paf, un violent coup des les tibias, vicieux, rapide, imparable, à l'italienne. Les innocentes victimes n'ont pas le temps d'apercevoir l'ennemi rampant, vif et sournois, camouflé dans des teintes sombres indiscernables, que les voila extropiées et agonisantes.

Alors de grâce, sachez refuser le charme vénéneux du trolley. Ne vous comportez pas comme ces milliers d'égoistes qui, pour un peu de confort, fauchent leur prochain sans vergogne.
Et si jamais vous cédez, je vous en supplie, gardez ce post dans un coin de votre esprit. Ne serait-ce que pour éviter de fusiller du regard vos victimes, comme si elles avaient fait exprès de shooter dans votre bien! Parce que ça, ça donne vraiment des envies de meurtre! Qu'il faut un long post pour exorciser...

mardi, février 06, 2007

Ca faisait longtemps...


Ce qu'il y a de bien dans une campagne électorale comme celle-ci, lancée bien trop en avance et centrée sur une peopolisation ridicule, c'est qu'elle permet de bien belles réflexions en réaction avec la médiocrité ambiante. Je pense aux Guignols et à Moustic notamment. Et à Arrêt sur image et son corollaire du bigbangblog bien sûr.
Je me répéte évidemment (et soyez gentils de ne pas plus me le reprocher qu'aux "journalistes" qui le font à longueur d'année), mais les deux nouveaux posts qu'on y trouvait ce matin sont encore une fois des plus enrichissants (celui de David Abiker et celui de Judith Bernard). Ils éclairent de deux perspectives intéressante l'émission sarkozienne d'hier soir, évidemment saluée comme une grande réussite par les éditorialistes d'Europe1, de la presse gratuite et... du Figaro (ah ça alors).
Et au hasard du post de Judith Bernard, on trouve un lien vers la pétition d'Alternatives Economiques, pour les impots. Et oui, on peut être *pour* les impots dans ce monde de beauf, n'en déplaise aux boîtes de conseil en déclaration d'impots cassant les couilles de cibles habilement choisies (genre le centralien diplômé depuis plus de cinq ans) le samedi matin. Enfin je me comprend...

dimanche, février 04, 2007

Le Normand ne mâche pas ses mots


Nous rentrons d'un week-end très sympa, comme à l'acoutumée, dans le Cotentin. Déformation blogeuse oblige, je n'ai eu de cesse que de me demander quelle photo je choisirais à mon retour pour illustrer cette nouvelle passionante. Un panorama sauvage dont la région a le secret? Une photo d'art rendant compte de la convivialité alcoolique du week-end? Ou plus traditionnellement une photo ridiculisant Elena?
C'est alors que l'évidence a jailli lorsque notre balade nous a amené à l'entrée du lieu-dit illustrant ce post...

mardi, janvier 30, 2007

L'actualité en débugant

En attendant que le programme il tourne, on n'est pas obligé de rester inactif! Hein? Quand même...
J'en connais qui profiteraient des temps morts pour bosser sur un deuxième projet en parallèle, ou pour se former en lisant des articles morceau par morceau.

Ben là je ne suis pas de ceux là. Alors j'en profite pour effectuer ma revue de presse, et c'est l'occasion pour moi d'attirer derechef votre attention sur le bigbangblog de Daniel Schneiderman et de sa petite troupe. Parmi toutes les contributions intéressantes qu'on y trouve, je vous conseille les articles récents sur le bilan de Sarkozy, le dégomage des "gaffes" de Royale (ou encore là), la tendresse du Figaro pour Sarkozy (scoop), l'oubli de l'aspect légérement catholique de l'abbé Pierre (auquel était consacré l'Arrêt sur Images de dimanche), le coup étrange des héros cancéreux, etc. Comme quoi la campagne présidentielle peut aussi acoucher d'articles intéressants (pour la critiquer)!

Quasi sans-faute!


Je suis tombé sur cette carte de la pollution atmosphérique en Europe, quantifiée par le N02, hier soir lors de ma lecture du Spiegel. Et je vous demande de préter attention aux hauts lieux de pollution. Attention. Pas aux tristes jaunes de gonzesse, pas aux pauvres rouges cerise de tapettes qui abondent ici et là.
Non, je veux parler des vrais endroits pollués, là où le bitume est palpable dans l'atmosphére, et qui sont localisés par un rouge-noir dégueulasse de bon aloi. Ca se trouve où? Paris-Benelux-Italie du Nord essentiellement. Ou autrement dit: Aachen-Paris-Modena!
Ah on est balèzes! Un quasi sans-faute, quand on rappelle qu'on est allé en vacances à Madrid et Istambul (sans parler de Berlin, Munich et Londres). Mais je dois me retirer de la lumière et laisser le premier plan à Elena, qui elle a eu le courage de ne pas passer ses vingt premières années dans un lieu lâchement protégé tel que Nantes.
Standing ovation pour notre courageuse candidate dont le sourire étincellant ne masque pas les poumons tous noirs!

lundi, janvier 29, 2007

Bretons and Normands will take over


Le Spiegel apporte dans un entrefilet une nouvelle réjouissante et morale. Deux études américaines ont conclu que les employés qui boivent gagnent jusqu'à 14% de plus que les abstinents. Dans le même ordre d'idée, les jeunes qui ont connu des beuveries lors de leurs études gagnent dix ans plus tard nettement plus que leurs petits camarades tournant au jus d'orange. Ceci semble-t-il parce que boire en société permet de tisser des liens assez solides avec des collégues. "Les buveurs en société intégrent plus rapidement les réseaux et entretiennent leurs relations. Leurs blackberries ménent à de nombreux contacts, qui finissent par valeur du cash" nous apprend l'auteur de l'étude "No boose? You may loose".
Il faut tempérer ces résultats sur deux points. Ils ne sont valables que pour les hommes - désolé Elena! Et d'autre part, il semble que se bourrer la gueule tout seul dans son coin n'apporte rien. Dur...

dimanche, janvier 28, 2007

Les vrais champions du monde

Elena a eu la gentillesse d'attirer mon attention sur le classement des pays où il fait le mieux vivre, établi par la revue de voyage américaine International living, et reprise par le Corriere della Sera. Deux gages de sérieux et d'objectivité: le Corriere c'est écrit tout petit donc c'est sérieux, et International living c'est établi par des experts, américains de surcroit donc c'est de l'info blindée-blindée.

Loin des sempiternels indicateurs économiques dont on nous rebat les oreilles (mais, étrangement, me donnent peu envie d'échanger ma place avec un travailleur chinois ou un retraité suisse, n'en déplaise à Jean-Marc Silvestre), loin des coupes du monde qui peuvent être volées honteusement, cette classification se base sur neuf critères objectifs et justes: le coût de la vie, la culture et le temps libre, l'économie, l'environnement, la liberté, les infrastructures, la sécurité (ah!), les risques (?) et le climat. Ca me semble juste, équilibré et facilement quantifiable (la liberté et l'environnement par exemple. M'enfin rien d'insurmontable pour des experts, hein).

Et qui c'est qui péte tout, qui domine la classification de la tête et des épaules? La France, monsieur! Meilleure infrastructure du monde (mais on paye trop d'impot, je vous rassure), économie solide (quoiqu'on en dise), le meilleur système de santé du monde, un coût de vie relativement peu élevé hors de Paris, des campagnes diverses et magnifique, et une des plus belles et romantiques capitales du monde. Et paf! C'est pas moi qui le dit, c'est écrit en anglais sur le site du magazine. Je ne me permettrais pas...
Le succulent de la chose est que l'Italie, malgré son climat et une note de richesse de culture maximale, n'est que huitième! Ah la honte! Et encore plus doux à nos petites oreilles franchouillardes, nos voisins anglais se retrouvent 37èmes (derrière notamment l'Uruguay et l'Estonie)!
Ah... Merci Elena d'avoir illuminé ma journée en me présentant ce classement tout à fait discutable et subjectif, mais qui fait bien plaisir. Cela dit, quand on sait que l'Australie est deuxième, suivie de la Hollande et de la Nouvelle-Zelande, on se dit qu'effectivement ce type de classement peut donner des surprises...

samedi, janvier 27, 2007

Pinard day



Comme on n'est pas des petits joueurs, nous nous sommes levés ce matin dès potron-minet pour assister à une initiation à la dégustation du vin. Deux heures de théorie et deux heures et demi de pratique, pour être rappelés à la médiocrité de notre odorat et de notre palais, mais surtout pour deviner un peu toute la richesse qui se cache dans des verres bien remplis...
Nous avons de la suite dans les idées alors nous sommes allés cette après-midi peupler notre nouvelle petite cave. Suivant les conseils experts de notre caviste, nous nous sommes offerts 18 bouteilles (euh, 17 à l'heure où je vous parle) diverses et prometteuses, dont une petite demie-douzaine que nous allons chercher à faire viellir un peu. Et qui seront donc les joyaux de notre mini-collection. Ne vous formalisez pas si on ne les débouche pas lors de votre passage; on les garde pour les vrais amis!

Joyeux urbains


C'est pas tout ça, on se laisse griser par quelques posts culinaires, et on en oublie de parler musique. Et c'est d'un très gros morceau de la nouvelle scène française qu'il s'agit: les joyeux urbains.
Pour vous dire, c'est un tellement gros morceau que beaucoup de mes potes partagent leur dévotion pour ce groupe (à vrai dire, tous ceux qui les ont vu en concert), tant et si bien que je les considérais connu de la blogosphère entière. Ce n'est qu'en réalisant que mes disciples nantais, pourtant pointus, n'en avaient jamais entendu parler que j'ai réalisé l'urgence de ce post.
Pour vous re-dire, c'est un tellement gros morceau que c'est le groupe qui a définitivement fait basculer Elena du côté de la nouvelle scène française (avec -M-). Avant cela, elle supportait les concerts où je la trainais, mais se laissait encore abuser par le côté vieillot de l'accordéon et de la chanson à texte. Depuis elle adore et a décidé de prendre la nationalité française. (Ou le décidera très prochainement, je m'en porte garant).
Vous voyez un peu la taille du morceau, non? Il est gros.

Bref. Les joyeux urbains sont quatre, jusqu'à une période récente dans une formation classique: batterie, contrebasse, guitare, accordéon-clavier-guitare. Depuis peu, ils ont décidé d'alléger leur set et c'est devenu guitare-ukulélé-boîte (pour la batterie).
Mais par delà toutes ces finesses, ce qui fait l'intérêt du groupe c'est qu'ils sont incroyablement marrants. Les textes sont une tuerie: Achéte un chien, la canadienne, il est petit, les anglais... et le formidable diner mondain en tête. Que du cultissime.
C'est à hurler de rire sur CD, et est bien sûr encore plus incroyable sur scène. Ce sont des comédiens à part entière bourrés d'énergie. On se marre du début à la fin du spectacle, et en plus de ça ce n'est pas (que) de l'humour facile: ils créent des personnages décalés qui se débattent dans des univers parfois très fins.
Et pour autant, la musique reste importante et n'est pas complétement écrasée par le texte. Les mélodies en particulier sont bien efficaces et contribuent à rendre certaines répliques cultissimes.

Je ne saurais donc trop vous conseiller de faire connaissance avec ces petits loulous. Notamment, s'ils passent en concert à côté de chez vous (ce qui est probable au vu de la tournée qu'ils entament), vous pouvez y aller les yeux fermés, même avec des gens pas trop sensibles à ce type de musique (j'ai essayé).
Sinon, je vous conseille de commencer par leur CD live Devant des gens. Leur album studio de référence serait Supersexy. Je suis moyennement emballé par leur virage ukulélé, qui permet de donner une touche Wriggles à leurs spectacles (donc très beau et très scénique), mais prive un peu leur zique de péche et leur spectacle d'impro par moment. Cela dit, leur dernier album recéle aussi de très bons titres: fais moi un bon café, un peu fort mais ouais et aux portes de la gloire notamment.

Ouf, l'oubli est réparé, et avec moulte cirage (mérité)! Ah, sauf que dans tout ça j'ai oublié de vous préciser que nous sommes allé les re-re-re-voir en concert lundi à l'Olympia. Et qu'évidemment c'était formidablement drôle.

jeudi, janvier 25, 2007

Et n'y reviens plus


Je vous rassure, suite à mon cri d'hier soir, les choses sont revenues à la normale. Un tirage d'oreille bien mérité après, me voila dignement accueilli par des spaghettis aux fruits de mer. C'est pourtant pas compliqué!

mercredi, janvier 24, 2007

Ma femme vire au bio


... et c'est horrible.
De retour d'un petit périple professionnel dans un pays où on sait apprécier la cuisine franche et sans fioriture (j'étais à Hambourg, où la Currywurst coulait à flots), je me réjouissais déjà des raffinements culinaires qui m'attendaient à la maison. Le mariage délicat des deux meilleures cuisines du monde, française et italienne. Serais-je accueilli par un bon confit, par une tartiflette ou par des lasagnes ou carbonaras? Quelle douce incertitude!
Erreur! Voila t'y pas que ma femme prète oreille aux tristes augures qui prétendent qu'il faut manger des légumes, qu'il ne faut pas abuser du beurre, et que la viande n'est pas indispensable. N'importe quoi! Voyez un peu le truc qu'elle a préparé: une assiette d'oeufs, de potimarron (kesako?) et de champignons...
Mais qu'est-ce-que c'est que ces conneries! C'est quand même pas vraiment mangeable ce truc là? A la limite quand on a été malade, je veux bien, mais là j'ai rien fait de mal, j'ai aucune raison de m'infliger ça! C'est spongieux, ça a pas de goût et c'est tout pas gras! Je ne vois vraiment pas l'intérêt, merde!
Les choses vont donc changer dans les plus brefs délais. J'achète dès demain une nouvelle friteuse pour recentrer les débats. Non mais...

La star


Ma jolie thèse ne cesse de procoquer des remous en plus haut lieu. Scientifiquement, c'est un pavé dans la mare, ce que reconnait le jury de la célèbre fondation Métivier en lui attribuant le prix de la meilleure thèse (2006, menée à l'IRISA, en collaboration avec l'industrie. Ouais d'accord on devait être trois à concourrir!)
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est plus ou moins l'antichambre du prix Nobel. Plus ou moins.

samedi, janvier 20, 2007

Un lexomil et une BD

Le blog est décidément fort pauvre en coups de gueule ces jours-ci. Pourtant, les gué-guerres pré-électorales offrent un terrain fertile à l'indignation... Mais bon, j'ai déjà dit et répété que je considérais que les premiers coupables du grave virage 100% people de la politique étaient les médias (vous ai-je déjà conseillé la vision d'Arrêts sur Image?)... et leurs téléspectateurs minables. Quand on veut du divertissement, du divertissement, du fun et des paillettes, mais surtout pas de vilaines prises de tête, ben il ne faut pas s'étonner que médias et politiques ne proposent plus que ça.
Bref. Du coup, je me désintéresse complétement de cette pré-campagne. La question pour moi centrale (vote utile ou vote sincère) donnera lieu à de sévéres prises de tête, des lectures attentives de programmes (vous savez, le document indigeste que personne ne ne lit) et qui sait des posts passionnants, mais plus tard. Contrairement à ce qu'on essaye de nous faire croire, y a pas le feu. C'est fin avril si je ne m'abuse, et en plus un français sur quatre se décide dans le dernière semaine, ce qui relativise le cirque actuel.

Mais cetta absence de coups de gueule me frustre un peu. J'ai en effet une théorie à laquelle je tiens beaucoup, selon laquelle il est sain de s'énerver, de pousser des coups de gueule, de s'indigner. On me rétorque à l'envi qu'objectivement ça ne change rien, que Chirac reste toujours aussi minable, l'économie toujours aussi aveuglément libérale et l'Italie toujours championne du monde que je gueule ou pas. Alors je ferais bien pour mes petites artères et pour la sérénité des débats à table de ma calmer un petit peu, des fois.
Mais donc je ne suis pas d'accord. Tant qu'on ne révolte devant les trucs révoltants, au moins on n'est pas indifférents, et c'est déjà beaucoup. On risque moins de se comporter comme un connard après. Enfin, vous connaissez la chanson, je pense.

Mais alors ce qui m'impressionne au plus haut point, c'est les gens qui dépassent ce qu'adroitement je résumerais par le dualisme "engagement/casse-couille". Bref, des types qui arrivent à être intéressés, impliqué, engagés sans hurler tout le temps et avoir envie d'insulter tout lecteur du Figaro croisant son chemin.
Etienne Davodeau est de ceux-là. (Putain, elle part de loin cette intro!) Il s'agit d'un auteur de BD réaliste, genre dont nous raffolons. Vous savez, ces BDs souvent en noir et blanc, racontant des histoires d'aujourd'hui avec finesse et humilité (Joe Sacco et Alex Robinson entre autres).
Mon frangin et ma belle soeur, fins connaisseurs de mes petites passions, m'ont offert un joli coffret de Davodeau, rassemblant trois albums: Quelques jours avec un menteur, rural! et les mauvaises gens. Le premier raconte une semaine de vacances entre potes qui dégénére en un terrorisme à la peinture à l 'eau des plus sympathiques, Rural! raconte l'histoire vraie de paysans bio confrontés au tracer d'une autoroute et Mauvaises gens raconte la naissance de l'engagement des parents de l'auteur dans la campagne angevine.
Ce dernier album, couvert de récompenses, est particulièrement brillant: il raconte un parcours particulièrement pour moi atypique (engagement politique grâce au catholicisme!), et le fait avec une simplicité et une justesse incroyable. Et c'est cela aussi qui transpire dans rural!, autre sujet engagé: avant tout, les histoires de Davodeau sont humaines, calmes et mesurées. Sans coup de gueule. Et elles n'en sont que plus fortes, car moins partisanes (en apparence).
Alors moi je dis bravo. Et accessoirement je vous conseille la lecture assidue de cet auteur, parce qu'en plus de cela ses bouquins sont passionnants et que les personnages, très attachants, nous sont particulièrement proches.

jeudi, janvier 18, 2007

Moi 1 - Philippe 0


Je continue mes efforts désespérés de me replonger aux sources du rock sous les conseils de Philippe Manoeuvre, pape du bon goût en blouson de cuir. Il est sympa Philippe, je ne doute pas qu'il ait une culture majeure du domaine, mais peut-être devrait-il faire plus sobre dans ses critiques. Par exemple, je cite:
"
Dans le meilleur des cas, je drône des Sonic Youth s'élève vers les hauteurs d'un jazz modal trépané par des guitares hélicoïdales. La rythmique vit sa vie et des guitares savament désaccordées saturent le haut du spectre, comme une toîle de Rauschenberg.
"
Je veux bien prendre sur moi, passer outre certains abus, mais avouez que là il y a des baffes qui se perdent! Une douche froide et au lit, merde!
Surtout que le bonhomme continue de me conseiller des grands noms qui me laissent froid: Can, Neil Young, Johnny Cash, tout ça m'ennuie gentiment. Je sais que c'est furieusement pas cool et ça évoquerait certainement des images suréalistes sur fond de guerre industrielle trépanée à Philou, mais je dois avouer que ça résonne vieillot et lointain à mes petites oreilles.

Mais par contre, je me suis laissé conseiller par moi-même le premier album de mademoiselle K, et là ça déchire. Je ne suis que rarement déçu par mon bon goût.
Le hasard veut que ce soit l'album le plus purement rock délivré depuis longtemps par la nouvelle scène française. Formation tout ce qu'il y a de plus classique: basse-guitare-batterie, autour de la chanteuse-guitariste, qui a fort bien fait de rater son Capes pour se lancer la tête la première dans le rock.
C'est tout en première intention, basique, efficace et sincère, et en plus porté par la jolie voix de la chanteuse. Elle est capable de passer de tons très féminins à une voix parfaitement androgyne, comme sur le tube matraqué à la radio (mais qui n'en reste pas moins très bon) ça me vexe. Je trouve l'album parfois un peu faible sur les morceaux plus lents (quoique...), mais tous les morceaux péchus sont un bonheur complet. Loin du blabla de Philou, des bons vieux morceaux rentre dedans qui font taper du pied et bouger la tête avec classe.
Elle passe en concert à l'Elysée Montmartre le 12 juin... Quelque chose me dit qu'on y sera. Et pas Philippe, vu que ses guitares ne m'ont pas l'air hélicoïdales...

mardi, janvier 16, 2007

Bonsoir le web!


Devant les centaines de milliers de post de fans menaçant de se donner la mort si le blog persistait dans son silence, je me fais un plaisir de revenir enchanter le quotidien de la France entière, qui en a bien besoin ne serait-ce que pour oublier qu'elle paye trop d'impot et que l'initiative n'est pas récompensée, ce qui est un mal typiquement français.
Cela dit, je ne vais pas me laisser guider mon ordre de jour par la fan numéro un, non mais. La liberté éditoriale avant tout. Vous ne saurez donc rien pour l'instant de ce beau concert de Sanseverino. Vous ne saurez pas qu'il joue avec un big band cuivré tout nouveau, qu'il a ses ziquos habitués toujours aussi incroyables - et une péche inimitable. Je vous en parlerai calmement plus tard, comme d'ailleurs de l'auteur de BD que m'a fait découvrir mon frère (Etienne Davodeau), ou de notre ballade dans le XVIème, dont le charme inimitable se devine derrière les barreaux gardant des voies privées.
Je n'en parlerai pas maintenant, car un sujet d'une actualité brulante fait irruption sur nos télescripteurs: le blog a un an. Enfin un peu plus, j'ai raté le coche. Souhaitons donc tous ensemble (oui, tous les cinq!) un bon anniversaire au blog, ce formidable ôde narcissique à mes coups de coeur et de gueule. Quand on connait l'espérance de vie des blogs (4 mois), ça vaut bien un débouchage de grappa.
A la vôtre, et à la prochaine!

PS: Nous fêtons également les 10 000 fautes d'orthographes et les 100 posts faisant référence à une finale injustement perdue. Quelle coïncidence alors.

samedi, janvier 13, 2007

Pas le temps


D'écrire beaucoup ces temps-ci... Je vous aime quand même!

mardi, janvier 09, 2007

Rock is still alive!


Je me croyais perdu définitivement à la cause. Il est loin le temps du Nirvana écouté en boucle, de l'intégrale de Led Zep, des murs de la chambre percés des solos d'Hendrix ou des envolées des Doors. Et ne parlons pas des poussées d'adrénalines à répétition dues à l'écoute prolongée d'AC/DC et des Guns!
Je ne regrette rien bien sûr (non, même pas les Guns!), mais force est de constater que je me suis tranquillement déporté peu à peu vers un style "nouvelle scène française" (TM). (Ce terme m'énerve). Alors bien sûr je me prosterne toujours quotidiennement devant ma collection de Noir Désir, mais rares sont les CDs saturés à être venus enrichir mon répertoire ces derniers temps.

(J'assume complétement ce goût d'ailleurs. Les détracteurs de l'accordéon et des chansons à textes devraient écouter de plus près La rue Ket, mon côté punk et la blanche, cela fissurerait leurs certitudes. Bref. Je veux juste m'assurer que ce post n'est pas compris comme un reniement de mon écoute militante de la NSF. Que ce soit clair. Bordel.)

Mais me voila rattrappé par de mauvaises fréquentations. Lutz et Alex ayant laissé tomber le prosélytisme pour quelques temps, c'est à Tom et Elena que je dois un nouveau plongeon dans le rock. Le premier en me fournissant une liste de lecture, et la deuxième de manière plus agressive en m'offrant "la discothéque rock idéale" à Noël. Le message est clair.
En bon ingénieur analytique, j'ai procédé par ordre en me procurant les albums en question (ne me demandez pas comment...), et en les écoutant lors de mes trajets en transports en commun. Le RER A s'y préte pas mal, on retrouve l'ambiance des fosses de concerts, en un peu plus tassé mais beaucoup moins expansif.
Et c'est parti plutôt mollement. Phoenix et TV on the radio ne m'ont pas déplu, mais j'ai pas du tout accroché aux Stooges, à Love is all ni à Subtle. J'ai pas mal aimé Patti Smith et Sonic Youth, mais il n'avait pas de quoi casser trois pattes à un canard. Mes vrais coups de coeur sont allés à James Brown (Sex machine) et à Beirut Orchestar, mais on peut difficilement qualifier l'un comme l'autre de rock. Ou me trompe-je?

Je me croyais donc définitivement passé de l'autre côté quand j'ai jeté une oreille, à la faveur du codage d'une transformée de Fourier retournée, sur the dresden dolls. Enorme. Fantastique.
Il s'agit d'un duo américain qui fait du cabaret punk. Un style musical nouveau, qui ne se limite d'ailleurs pas à l'aspect musical mais mène à une esthétique année 20-gothique étonnante, comme vous pourrez en juger sur leur très beau site internet .
Musicalement, la dame est au piano, et le monsieur tabasse sa batterie (et fait parfois un saut au violon ou à la gratte). Pour rendre le truc encore plus péchu (le piano frappé et le bourinage de batterie posent déjà des bases respectables), la dame déclame des champs à mi-chemin entre scandage punk, et chant rock puissant. Ah oui, elle a une très jolie voix.
Bref, ça bouge comme du White Stripes, c'est joli comme tout, et on sent une richesse esthétique derrière tout ça qui n'a rien à envier aux Cocorosies. Et ça suppure le rock par tous les pores, mes amis!
I'm back.

PS: Sur leur site, y a des chansons en écoute.
PPS: Le blog n'est pas mort non plus, vous voyez bien!

jeudi, janvier 04, 2007

Working class hero

S'en est donc fini des posts quotidiens à rallonge, des balades parisiennes, des cinés trois fois par semaine et des grasses mats' systématiques. Après ce gros mois sabbatique, me voila de retour dans la vie active.
Non point par besoin purement matériel (quelle vulgarité), mais parce que je ne pouvais me résoudre plus longtemps à priver le monde de mes lumières. Il eût été inacceptable de laisser tous ces pauvres malades être mal soignés, tous ces beaux emplois ne pas être créés... sans parler de tous les beaux rêves de mes nouvelles collègues-femmes!
N'empêche, c'est dur de réapprendre à se lever!

lundi, janvier 01, 2007

Buen'anno!





Toute notre équipe 'stachus, notre chorale de babies, et ma femme aimante se joigne à moi pour vous souhaiter une bonne et heureuse année.
IN BON LANE 2007 ZOT TOUT, comme on dit là ouqu'il fait très beau.